Anna, tueuse à gages redoutablement efficace, a été recueillie et formée dès l'enfance par Moody, une légende du métier devenue pour elle une véritable figure paternelle. Lorsque celui-ci est retrouvé assassiné, Anna se lance dans une enquête impitoyable pour découvrir qui a commandité sa mort. Sa traque la conduit à croiser la route de Rembrandt, un mystérieux agent aussi séduisant que dangereux, avec qui une relation ambiguë se noue rapidement. Ensemble, ils vont devoir démêler un complot bien plus vaste que prévu, entre trahisons et règlements de comptes.
Le scénario, écrit par Richard Wenk, a été pensé comme un film d'action classique centré sur une tueuse à gages en quête de vengeance, dans la tradition des thrillers d'espionnage portés par des duos ambigus. Martin Campbell, réalisateur expérimenté du genre après notamment GoldenEye et Casino Royale, a été choisi pour orchestrer les séquences d'action tout en soignant la alchimie entre ses deux acteurs principaux, Maggie Q et Michael Keaton.
La critique américaine a jugé le film honnête sans grande originalité, saluant le savoir-faire de Martin Campbell dans la mise en scène des séquences d'action tout en regrettant un scénario assez balisé pour le genre. Le public d'amateurs de films d'action a globalement apprécié le film, porté par la performance physique de Maggie Q et par la alchimie inattendue entre son personnage et celui de Michael Keaton. Le film n'a pas été distingué par des récompenses cinématographiques particulières, sa sortie ayant par ailleurs été affectée par le contexte encore incertain des salles de cinéma en 2021.
Maggie Q a effectué elle-même une grande partie de ses cascades, s'appuyant sur sa formation en arts martiaux acquise durant sa précédente carrière d'actrice d'action à Hong Kong. Le tournage s'est déroulé dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni et en Roumanie, afin de représenter les différents décors internationaux traversés par l'intrigue. Martin Campbell a orchestré plusieurs séquences d'action à mains nues particulièrement physiques entre Maggie Q et ses adversaires, cherchant à s'éloigner des effets numériques au profit de combats chorégraphiés de façon réaliste.
Le film explore la loyauté et la filiation choisie, à travers la relation quasi paternelle qui unit Anna à son mentor assassiné, moteur de toute sa quête de vengeance. Il interroge aussi la confiance et la trahison au sein d'un milieu où les alliances se révèlent rarement ce qu'elles paraissent être.
Anna découvre que le complot à l'origine de la mort de Moody remonte à des décennies et implique des figures qu'elle croyait pouvoir considérer comme des alliées, ce qui la contraint à affronter son propre passé pour rendre justice à son mentor. Le film se termine sur son triomphe face aux commanditaires du meurtre, tout en laissant planer une ambiguïté sur l'avenir de sa relation avec Rembrandt.
Le titre La Protégée désigne Anna elle-même, formée et protégée depuis l'enfance par Moody, une relation de mentorat qui constitue le cœur émotionnel du film et le moteur de sa quête de vengeance.
Le film reste régulièrement cité dans la filmographie de Martin Campbell, réalisateur reconnu du genre, ainsi que dans celle de Maggie Q, dont il a confirmé le statut d'actrice d'action à part entière.
Le film peut être rapproché d'autres thrillers d'action centrés sur des tueuses à gages en quête de vengeance comme Kill Bill ou Atomic Blonde, avec lesquels il partage un goût pour les combats chorégraphiés et les figures féminines redoutables.