Alors que les affaires de la famille Denom n'ont jamais aussi bien marché, tous se retrouvent comme chaque année pour un week-end dans leur maison de campagne. Mais la fête est de courte durée : leur beau-frère Samuel refait surface après la mort tragique de son épouse, survenue un an plus tôt. Cloué dans un fauteuil roulant et incapable de bouger autre chose qu'une main, il n'en reste pas moins porteur de lourds secrets. Peu à peu, les rancœurs, l'argent et les fautes du passé remontent à la surface et menacent de faire voler la famille en éclats.
Olivier Goujon est un réalisateur autodidacte qui tourne ses films avec une bande d'amis bénévoles, cumulant les casquettes de scénariste, producteur, monteur et compositeur. Pour ce second long-métrage, il a voulu explorer le genre du drame familial en y injectant une dimension policière et une pointe d'humour noir. L'histoire prend racine dans l'envie de mettre en scène un huis clos où les non-dits d'une famille finissent par exploser sous la pression d'un événement extérieur. Cette approche artisanale, loin des standards de production habituels, donne au film une couleur particulière, presque théâtrale, où chaque interprète apporte sa sincérité au récit.
Le film n'a pas fait l'objet d'une couverture par la presse spécialisée, mais il a trouvé un petit public sur les plateformes communautaires. Certains spectateurs saluent une histoire de famille intrigante, bien amenée, où le temps passe sans qu'on s'en aperçoive. D'autres apprécient un scénario qui tient la route et un dénouement final inattendu. Quelques avis plus mitigés pointent en revanche des choix d'interprétation inégaux et des scènes de dispute jugées trop nombreuses.
Olivier Goujon tourne l'ensemble de ses films avec une équipe d'amis bénévoles, endossant lui-même les rôles de scénariste, producteur, monteur, compositeur et parfois même acteur. Pour La Peau sur les maux, lui et sa bande s'essayent au drame teinté d'un aspect policier et d'un peu d'humour noir, avant d'annoncer vouloir s'orienter vers un polar fantastique pour leur production suivante.
Le film explore les secrets de famille, le poids de l'argent et de l'héritage, la culpabilité et les non-dits qui s'accumulent avec le temps. À travers le personnage de Samuel, diminué physiquement mais toujours aussi présent dans les rapports de force familiaux, il interroge aussi la fragilité des liens du sang face aux rancœurs anciennes et la difficulté de pardonner.
Le titre joue sur une image physique : celle d'une peau tendue sur des blessures qui ne demandent qu'à se rouvrir. "Les maux" désignent ici autant les douleurs du corps de Samuel que les souffrances morales tues depuis des années par chacun des membres de la famille Denom, prêtes à ressurgir à la moindre égratignure.
Le Prénom (2012, Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte) et Ce qui nous lie (2017, Cédric Klapisch), deux autres films où une réunion de famille fait ressurgir des vérités longtemps enfouies.