Tang Lung, jeune homme originaire de Hong Kong, se rend à Rome pour aider une compatriote dont le restaurant est la cible d'un groupe de gangsters locaux cherchant à s'en emparer. Malgré son allure modeste et provinciale, il se révèle être un redoutable combattant de kung-fu, capable de repousser un à un les hommes envoyés pour l'intimider. Les gangsters, à bout de solutions, font finalement appel à un champion de karaté américain pour se débarrasser définitivement de lui. Le film culmine sur un affrontement légendaire entre les deux hommes dans les ruines du Colisée.
Le film marque la première réalisation de Bruce Lee, qui décide de prendre lui-même les rênes du projet après le succès de ses précédents rôles d'acteur dans le cinéma de Hong Kong. L'idée originelle vise à offrir à l'acteur un contrôle créatif total sur la mise en scène des combats, qu'il juge insuffisamment maîtrisée dans certaines productions précédentes auxquelles il avait participé. Bruce Lee choisit de situer l'intrigue en Italie, un décor inhabituel pour le cinéma de kung-fu de l'époque, afin de renforcer le contraste entre son personnage modeste et l'environnement occidental qui l'entoure. Il fait appel à Chuck Norris, alors champion de karaté peu connu du grand public, pour incarner son adversaire final, contribuant ainsi à lancer la carrière cinématographique de ce dernier. Le film s'inscrit dans la volonté de Bruce Lee de promouvoir sa propre philosophie martiale, le Jeet Kune Do, à travers une mise en scène des combats plus réaliste et moins chorégraphiée que les standards du genre à l'époque.
Le film reçoit un accueil critique très favorable à sa sortie en Asie, salué pour la maîtrise martiale exceptionnelle de Bruce Lee ainsi que pour l'affrontement final contre Chuck Norris, considéré comme l'un des meilleurs combats jamais filmés dans le genre. Plusieurs critiques soulignent également l'humour discret et la personnalité attachante du personnage principal, contrastant avec sa redoutable efficacité au combat. La mise en scène, plus sobre que dans d'autres productions du genre, est également appréciée pour son réalisme martial. Le public réserve un accueil triomphal au film, qui devient un immense succès commercial en Asie et contribue fortement à établir Bruce Lee comme une star internationale du cinéma d'arts martiaux. Le film participe à la popularisation du kung-fu auprès du public occidental, alors peu familier de cette discipline. Le combat final dans le Colisée reste aujourd'hui l'une des séquences les plus célébrées de l'histoire du cinéma d'arts martiaux. Le film n'a pas reçu de récompense cinématographique occidentale majeure à sa sortie, mais il est aujourd'hui unanimement reconnu comme un classique fondateur du genre, régulièrement cité dans les rétrospectives consacrées à Bruce Lee.
Bruce Lee a choisi Chuck Norris, alors champion de karaté peu connu au cinéma, pour incarner son adversaire final, un choix qui a considérablement contribué à lancer la carrière cinématographique de ce dernier par la suite. Le combat final, tourné dans les ruines du Colisée de Rome, a nécessité une chorégraphie martiale d'une précision extrême, Bruce Lee souhaitant démontrer sa propre philosophie du Jeet Kune Do à travers cet affrontement emblématique. Le tournage en Italie, décor inhabituel pour une production de kung-fu hongkongaise de l'époque, a également nécessité une adaptation logistique particulière pour l'équipe technique.
Le film explore la confrontation entre modestie apparente et compétence réelle, le personnage principal étant systématiquement sous-estimé par ses adversaires avant de révéler sa maîtrise martiale exceptionnelle. Il aborde également le choc culturel entre Orient et Occident, à travers le regard naïf mais digne que porte Tang Lung sur l'Italie qu'il découvre. La solidarité communautaire face à l'intimidation constitue un autre thème central, le héros se mettant au service d'une compatriote menacée par des criminels locaux.
Après avoir vaincu un à un tous les hommes envoyés pour l'intimider, Tang Lung affronte finalement le champion de karaté américain engagé par les gangsters, dans un duel d'une intensité rare qui se conclut par sa victoire méritée. Ce combat final, célèbre pour son réalisme martial et sa tension psychologique entre les deux adversaires, marque la consécration du personnage comme protecteur légitime de la communauté qu'il était venu aider. Le film se termine sur le départ de Tang Lung, sa mission accomplie, restaurant ainsi la tranquillité du restaurant qu'il était venu défendre.
Le titre français La fureur du dragon met en avant la puissance martiale explosive du personnage incarné par Bruce Lee, le dragon étant un symbole traditionnel de force et de noblesse dans la culture chinoise, associé ici à la fureur contrôlée qu'il déploie lors de ses combats.
La fureur du dragon demeure aujourd'hui considéré comme l'un des films fondateurs du cinéma de kung-fu, régulièrement cité dans les rétrospectives consacrées à Bruce Lee, décédé prématurément l'année suivant sa sortie. Le combat final contre Chuck Norris continue d'être régulièrement montré en référence dans les analyses consacrées aux plus grands duels du cinéma d'action.
Les amateurs du film apprécieront La Fureur de vaincre et Big Boss pour retrouver Bruce Lee dans des registres martiaux similaires, ou encore Il était une fois en Chine pour son immersion comparable dans le cinéma de kung-fu classique de Hong Kong.