À l'approche de la fête des mères, les destins croisés de plusieurs femmes s'entremêlent dans un tourbillon d'émotions et de situations du quotidien. Qu'elles soient mères courageuses, débordées, absentes, futures mamans ou en conflit avec leur propre progéniture, chacune traverse une crise intime. Entre rires et larmes, le film dresse le portrait chororal d'une maternité moderne plurielle et complexe. Ce jour si particulier va forcer chacune d'elles à se confronter à ses vérités les plus profondes.
L'idée originale est née du désir de la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar d'explorer la figure maternelle sous toutes ses formes dans la société contemporaine, sans angélisme ni jugement. Elle s'est inspirée de témoignages réels, de discussions avec ses proches et de sa propre expérience pour nourrir les différentes intrigues du film. La cinéaste souhaitait rompre avec l'image d'Épinal de la mère parfaite souvent véhiculée par la publicité ou le cinéma traditionnel. Son inspiration principale a été de filmer les failles, les doutes mais aussi l'amour inconditionnel qui lient ces femmes à leurs enfants.
Les critiques de la presse française ont salué l'ambition du projet choral et l'interprétation chorégraphiée de ce casting majoritairement féminin de grande qualité. Certains journalistes ont mis en avant la sensibilité de la mise en scène, capable de passer de la comédie légère au drame poignant en quelques minutes. Le public a accueilli chaleureusement le film en salles, de nombreuses spectatrices se reconnaissant dans les situations touchantes ou humoristiques dépeintes à l'écran. L'authenticité des rapports familiaux a souvent été citée comme le point fort de l'œuvre par les spectateurs. Bien que le film n'ait pas récolté de prix majeurs dans les grands festivals internationaux, il a été salué pour son engagement sociétal et sa représentativité des femmes.
La réalisatrice s'est inspirée de la structure narrative de grands films choraux comme Love Actually pour lier organiquement ses différents personnages entre eux. Le tournage a été mené à un rythme très soutenu à Paris et dans ses environs, nécessitant une organisation rigoureuse pour coordonner les agendas des nombreuses actrices principales. Une grande liberté a été laissée aux comédiennes lors de certaines scènes de dispute familiale afin de capter une émotion brute et spontanée à l'écran. Pour l'anecdote, la présidente de la République présente dans l'une des intrigues est un clin d'œil direct aux débats contemporains sur la place des femmes aux plus hautes fonctions de l'État.
Le long-métrage explore la charge mentale des mères de famille, la conciliation difficile entre vie professionnelle et vie privée, ainsi que le deuil périnatal. Il aborde également les thèmes de l'adoption, des familles homoparentales et de la réconciliation intergénérationnelle à travers le prisme de cette célébration annuelle.
La conclusion du film, qui se déroule le jour même de la fête des mères, offre un message d'espoir et d'apaisement pour la majorité des personnages. Les tensions s'estompent au profit d'une acceptation mutuelle, rappelant que la maternité est avant tout un apprentissage permanent fait d'imperfections et d'amour partagé.
Le titre fait référence à la fête traditionnelle éponyme, qui sert ici de catalyseur dramatique et de fil conducteur temporel pour révéler les secrets et faire éclater les vérités au sein des différents foyers.
Le long-métrage est régulièrement rediffusé à la télévision chaque année au mois de mai à l'occasion de la célébration nationale de la fête des mères, restant un rendez-vous familial apprécié.
Joyeuse fête des mères (2016), Tout sur ma mère (1999), Mères et filles (2009), Le Premier Jour du reste de ta vie (2008).