À la veille du passage à l''an 2000, Beverly, une jeune adolescente orpheline et timide de 12 ans, découvre une vieille cassette audio endommagée enregistrée par ses parents décédés lorsqu''ils étaient jeunes. Désespérée à l''idée de découvrir les chansons qui ont marqué leur vie, elle se lance dans une quête touchante pour retrouver chaque morceau répertorié. Accompagnée de deux amies excentriques, elle entame un voyage musical rétro à travers sa petite ville. Cette aventure va lui permettre de se reconnecter avec le souvenir de ses parents d''une manière totalement inattendue.
La genèse de ce film familial tendre (intitulé Mixtape en version originale) repose sur un scénario original de Stacey Menear, qui figurait depuis plusieurs années sur la fameuse Black List des meilleurs scripts non produits d''Hollywood. La réalisatrice Valerie Weiss a eu un coup de foudre pour cette histoire qui célèbre l''importance de la culture analogique à l''aube d''Internet. L''idée originelle était de montrer comment la musique peut servir de pont temporel entre les générations et aider à surmonter un deuil difficile. Weiss s''est inspirée de sa propre adolescence passée à fabriquer des compilations sur cassettes pour ses proches. Produit par Netflix, le projet a été conçu comme un hommage nostalgique aux comédies d''initiation des années 1990.
La critique professionnelle a accueilli cette production avec beaucoup de bienveillance, saluant un film familial d''une douceur irrésistible et dénué de tout cynisme. Les journalistes ont loué la performance pleine de fraîcheur de la jeune Gemma Brooke Allen et la tendresse des relations intergénérationnelles. La sélection musicale ancrée dans le punk-rock et l''indie des années 90 a été particulièrement applaudie par la presse spécialisée.
Le public de la plateforme a été profondément ému par cette chronique nostalgique, qui a su raviver les souvenirs d''enfance des trentenaires et quarantenaires tout en captivant les plus jeunes. Les spectateurs ont mis en avant le message positif sur l''amitié féminine et la beauté du deuil joyeux exprimé à travers l''art. L''ambiance colorée de la fin de l''année 1999 a suscité un grand enthousiasme.
Bien que le film n''ait pas été calibré pour la course aux Oscars, il a remporté un joli succès d''audience en streaming et a reçu des nominations dans plusieurs festivals dédiés au cinéma jeunesse pour la qualité de son écriture et de sa réalisation chaleureuse.
La réalisatrice s''est inspirée de l''énergie visuelle des clips de rock alternatif des années 1990 pour donner un ton dynamique et coloré à la mise en scène du film.
Les jeunes actrices principales ont dû apprendre à manipuler de vrais baladeurs cassettes Walkman et des magnétophones d''époque pour les besoins des scènes, des objets qu''elles n''avaient pour la plupart jamais vus de leur vie.
Le long-métrage traite du deuil chez l''enfant, de la construction de l''identité à travers la culture pop, de l''amitié comme refuge face à la solitude et de l''importance de la mémoire familiale transmise par les objets du passé.
La fin lumineuse montre Beverly réussir enfin à écouter la cassette réparée en compagnie de sa grand-mère qui l''élève seule. En écoutant la dernière chanson, elles partagent un moment de communion intense, réalisant que le souvenir des défunts ne réside pas seulement dans la musique, mais dans l''amour quotidien qu''elles se portent l''une à l''autre.
Le titre fait directement référence à l''objet central du film, cette cassette audio personnalisée qui sert de carte au trésor émotionnelle et de testament spirituel laissé par les parents de l''héroïne.
La bande originale est une merveille absolue du film, regroupant des pépites du rock alternatif et du punk comme Blue Monday de New Order ou des morceaux de Bikini Kill, agissant comme un personnage à part entière.
Le film est devenu une petite pépite cachée recommandée par le bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux pour les soirées cinéma nostalgiques en famille.
Les amateurs d''aventures adolescentes musicales apprécieront High Fidelity ou le film d''initiation Sing Street de John Carney pour cette même passion dévorante de la musique comme bouée de sauvetage.