Dimanche, 12 juillet 2026
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J'veux Du Soleil

J'veux Du Soleil

2019 France
Casting
Synopsis

Alors qu'éclate en France le mouvement des Gilets jaunes en décembre 2018, le député François Ruffin et le documentariste Gilles Perret décident de sillonner le pays du Nord au Sud pour aller à la rencontre des manifestants mobilisés sur les ronds-points. Au volant d'une Citroën Berlingo, ils recueillent les témoignages de ces femmes et de ces hommes ordinaires, longtemps résignés, qui se dressent soudain pour réclamer leur part de bonheur. Entre rires et larmes, colère et tendresse, ce road-movie documentaire dresse le portrait d'une France en pleine ébullition sociale.

Genèse du film

J'veux du soleil est né d'un déjeuner improvisé début décembre 2018 entre François Ruffin, député La France insoumise de la Somme et rédacteur en chef du journal Fakir, et le documentariste Gilles Perret, qu'il avait rencontré en 2005 lors d'un reportage radiophonique. Ruffin envisageait initialement d'écrire un livre sur le mouvement des Gilets jaunes qui venait d'éclater, avant que les deux amis ne décident finalement de partir ensemble filmer les manifestants directement sur le terrain. Ils sont partis à bord de la Citroën Berlingo du député pour un périple de six jours à travers la France, rencontrant les Gilets jaunes sur les ronds-points, les péages et les parkings d'hypermarchés, en revenant avec environ vingt-quatre heures de rushes. Ce projet fait suite à plusieurs documentaires précédents des deux réalisateurs consacrés aux mouvements sociaux, comme Merci Patron ! pour Ruffin ou La Sociale et L'Insoumis pour Perret.

Critiques et réception

Le film a suscité un accueil critique plutôt favorable, la presse saluant la sincérité des témoignages recueillis et la capacité du documentaire à donner la parole à des personnes rarement entendues dans le traitement médiatique classique du mouvement. Certains observateurs ont toutefois reproché à François Ruffin un certain manichéisme dans sa mise en scène, ainsi qu'une fascination pour la souffrance de ses interlocuteurs qui pouvait parfois frôler la complaisance. Le public s'est montré très réceptif, le documentaire dépassant les 20 000 spectateurs dès ses avant-premières, avant de réaliser près de 75 000 entrées lors de sa première semaine d'exploitation en salles. J'veux du soleil n'a pas été distingué par des récompenses cinématographiques majeures, mais a marqué les esprits par son impact politique et médiatique immédiat.

Anecdotes de tournage

Le tournage s'est déroulé en seulement six jours, François Ruffin expliquant avoir abandonné momentanément sa casquette de député pour se consacrer entièrement à cette mission qu'il définit comme artistique, consistant à apporter de l'émotion et de la beauté plutôt qu'un simple discours politique. Moins de quatre mois se sont écoulés entre le tournage, le montage et la sortie en salles du film, un délai extrêmement resserré rendu possible par la petite équipe de Fakir et de Gilles Perret. Le titre du film reprend celui d'une chanson du groupe Au p'tit bonheur, interprétée à la fin du documentaire par une manifestante prénommée Marie, qui rejoint ensuite les membres du groupe en studio d'enregistrement durant le générique.

Thèmes abordés

J'veux du soleil explore la colère et la dignité retrouvée d'une France périphérique longtemps invisibilisée par les médias traditionnels, ainsi que la capacité de mobilisation collective de personnes habituellement résignées face à leur condition sociale. Le film interroge également la fracture entre les catégories populaires et les pouvoirs politiques et économiques, ainsi que l'espoir suscité par cette prise de parole spontanée et inédite.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Le documentaire se termine sur une scène symbolique où une manifestante prénommée Marie entonne la chanson qui donne son titre au film sur une plage, en compagnie de François Ruffin, avant que le générique ne la montre rejoignant les membres du groupe Au p'tit bonheur en studio d'enregistrement. Cette conclusion musicale et lumineuse contraste avec la gravité du contexte social qui a motivé le tournage, offrant une note d'espoir et de beauté en clôture du voyage. Le film ne cherche pas à conclure politiquement le mouvement des Gilets jaunes, mais préfère se terminer sur cette célébration de la parole libérée et de la dignité retrouvée.

Signification du titre

Le titre J'veux du soleil reprend celui d'une chanson du groupe folk Au p'tit bonheur, interprétée à la fin du documentaire par une manifestante rencontrée sur la route par les deux réalisateurs. Ce titre, à la fois simple et lumineux, résume l'esprit du film tout entier, qui cherche à mettre en lumière les éclats d'espoir et de joie au cœur d'un mouvement social souvent réduit par les médias à sa seule dimension conflictuelle.

Films Similaires

Les amateurs de J'veux du soleil pourront se tourner vers Merci Patron !, précédent documentaire de François Ruffin récompensé du César du meilleur film documentaire, ou vers La Sociale et L'Insoumis de Gilles Perret, pour retrouver son regard engagé sur les mouvements sociaux et politiques français.