Tous les six ans, un ordre ancien de combattants experts en jiu-jitsu doit affronter un envahisseur extraterrestre impitoyable nommé Brax pour sceller le destin de la Terre. Lorsque Jake Barnes, le champion de l'humanité, refuse le combat et s'enfuit, il est victime d'amnésie après une lourde chute. Recueilli par un groupe de soldats d'élite d'arts martiaux dirigé par le mystérieux et excentrique Wylie, Jake doit rapidement retrouver la mémoire et ses compétences de tueur. Ensemble, ils vont devoir utiliser toutes leurs forces physiques pour éliminer la menace alien au cœur de la jungle.
Le film est l'adaptation directe de la bande dessinée éponyme de 2017 co-écrite par le réalisateur Dimitri Logothetis lui-même. L'idée originelle était de ressusciter l'esprit des films d'action de science-fiction des années 1980 comme Predator ou Mortal Kombat en y insufflant des chorégraphies d'arts martiaux ultra-modernes. Logothetis a eu l'inspiration d'associer un casting international de véritables experts en combat physique à la folie cinématographique légendaire de Nicolas Cage. Le projet a été conçu comme une série B totalement assumée, nerveuse et visuellement percutante.
Les critiques professionnelles ont accueilli le film avec beaucoup de sévérité, pointant du doigt les faiblesses évidentes du scénario, des effets spéciaux numériques parfois approximatifs et des dialogues nanardesques. Cependant, de nombreux journalistes spécialisés dans le cinéma d'action ont salué la générosité des combats, le montage survolté et la prestation complètement déjantée de Nicolas Cage en ermite fou. Du côté du public, le long-métrage s'est imposé comme un plaisir coupable divertissant pour les amateurs de nanars d'action décérébrés. Les spectateurs ont loué la virtuosité des scènes de combat chorégraphiées par des légendes comme Tony Jaa. Bien que la réception globale soit faible, le film a trouvé son public sur le marché du streaming et de la vidéo. Il n'a obtenu aucune distinction majeure mais reste un cas d'école de divertissement absurde.
Dimitri Logothetis s'est grandement inspiré de l'esthétique des bandes dessinées et des jeux vidéo de combat pour réaliser ses prises de vues à la première personne. Le tournage s'est déroulé presque entièrement dans les décors naturels et exotiques de l'île de Chypre, qui offrait d'importants avantages fiscaux pour la production. Une anecdote de tournage mémorable concerne Nicolas Cage, qui a tenu à réaliser lui-même une grande partie de ses scènes de combat à l'épée, impressionnant l'équipe par son agilité. Le casting initial a été choisi pour réunir des stars du cinéma d'action mondial afin d'assurer une authenticité physique totale lors des affrontements à l'écran.
Le film survole les thèmes classiques de la prophétie ancestrale, du devoir guerrier et du sacrifice pour sauver l'humanité. Il aborde de manière superficielle la perte de mémoire et la quête d'identité à travers l'entraînement physique intensif et le dépassement de soi face à un ennemi supérieur technologiquement.
La fin du film montre Jake Barnes retrouver la plénitude de ses capacités martiales et s'allier avec Wylie pour porter le coup fatal à l'extrémiste Brax. Ils parviennent à renvoyer la créature à travers son portail interdimensionnel à l'aide d'explosifs et de techniques de jiu-jitsu ancestrales, sauvant la Terre pour les six prochaines années jusqu'au retour inévitable du cycle.
Le titre fait référence à l'art martial japonais traditionnel utilisé par les guerriers de la Terre comme seule arme efficace capable de percer l'armure de l'envahisseur extraterrestre.
Le film alimente régulièrement les compilations vidéo sur Internet dédiées aux rôles les plus excentriques et mémorables de la carrière récente de Nicolas Cage.
Predator de John McTiernan, Mortal Kombat de Paul W. S. Anderson, Outcast de Nick Powell.