Stéphane est un chef cuisinier français renommé qui mène une vie paisible mais routinière dans le Pays basque. Sur Instagram, il fait la connaissance de Soo, une jeune femme coréenne avec qui il partage sa passion pour l'art et la nature. Sur un coup de tête, Stéphane décide de s'envoler pour Séoul afin de la rencontrer en chair et en os. À son arrivée à l'aéroport, Soo n'est pas là, commençant pour Stéphane une longue attente et un voyage initiatique inattendu au cœur de la culture coréenne.
Éric Lartigau a eu l'idée du film en observant l'omniprésence des réseaux sociaux et la façon dont ils transforment nos relations humaines et amoureuses. Il a voulu raconter le choc culturel et émotionnel d'un homme mûr qui quitte sa zone de confort pour une illusion virtuelle. Le projet est né de l'envie de filmer Séoul, une ville en constante ébullition technologique et traditionnelle.
La critique de cinéma a loué le charme d'Alain Chabat, qui apporte sa mélancolie et son humour uniques à ce personnage de voyageur égaré. La presse a apprécié le dépaysement offert par la réalisation et le regard bienveillant porté sur la Corée du Sud. Cependant, certains rédacteurs ont trouvé la deuxième partie du film moins percutante que l'exposition de l'attente à l'aéroport. Le public a été séduit par cette comédie dramatique rafraîchissante et par la beauté des paysages urbains de Séoul. Les spectateurs ont trouvé touchante cette quête personnelle qui parle de la solitude moderne avec beaucoup de délicatesse. Les avis en ligne saluent une œuvre qui fait voyager et réfléchir sur nos propres connexions virtuelles. Le film a connu une belle carrière en salles en France et a été présenté dans plusieurs festivals internationaux de cinéma asiatique.
Le réalisateur s'est inspiré de ses propres voyages en Asie et de ses découvertes culinaires pour nourrir le personnage principal de Stéphane. Le tournage dans l'aéroport international d'Incheon a représenté un défi majeur, nécessitant des mois de négociations pour filmer dans les zones de transit très surveillées. Une anecdote raconte qu'Alain Chabat a dû apprendre quelques rudiments de coréen et s'adapter au rythme de travail très intense des équipes de tournage locales. La scène où le héros découvre les marchés de nuit de Séoul a été tournée en immersion totale au milieu des vrais clients. Au départ, le scénario prévoyait une fin différente, mais l'évolution du personnage sur le plateau a dicté une conclusion plus introspective.
Les thèmes principaux sont l'illusion des réseaux sociaux, la crise de la cinquantaine, le choc culturel, la gastronomie et la redécouverte de soi.
La fin montre Stéphane qui accepte enfin la réalité et tire un trait sur son obsession virtuelle, repartant de Corée transformé et prêt à renouer avec ses propres enfants.
Le titre utilise un hashtag pour souligner la dimension numérique de l'histoire, symbolisant le cri d'un homme qui cherche à exister aux yeux du monde extérieur.
Le film est souvent cité dans les articles de presse traitant du phénomène du tourisme cinématographique en Corée du Sud.