Un homme encore marqué par l'ombre envahissante de son père cherche à s'affirmer en suivant maladroitement les traces paternelles, sans jamais réussir à trouver sa propre voie. Entre admiration et rejet, il multiplie les tentatives pour se démarquer tout en restant profondément influencé par ce modèle familial pesant. Son entourage observe avec un mélange d'amusement et d'inquiétude ses efforts répétés pour exister par lui-même. Le film traite avec humour des difficultés de l'émancipation filiale.
Rémi Waterhouse souhaitait explorer avec légèreté le poids parfois écrasant de la figure paternelle dans la construction de l'identité masculine. Le réalisateur, déjà reconnu pour ses comédies sociales mordantes, a voulu traiter ce sujet universel à travers un regard à la fois tendre et grinçant. L'idée centrale du fils cherchant maladroitement à reproduire ou à fuir le modèle paternel a permis de construire un récit oscillant entre comédie et émotion sincère. Le scénario s'inscrit dans la continuité du cinéma social français mêlant satire et tendresse propre à cette période. Le casting réuni a permis d'incarner avec justesse cette quête identitaire teintée d'humour. Le tournage s'est déroulé principalement en France dans des décors urbains contemporains.
La critique française a salué la justesse du regard porté sur la relation père-fils, ainsi que l'équilibre trouvé entre humour et émotion. Plusieurs observateurs ont souligné la pertinence du sujet, jugé universel et bien traité par le scénario. D'autres critiques ont reproché au film un rythme parfois inégal sur la durée du récit. Le film a globalement été perçu comme une comédie sociale honorable sans pour autant marquer durablement le genre. Le public a accueilli le film de manière modérée, appréciant le sujet universel sans pour autant en faire un grand succès commercial. Le bouche-à-oreille est resté limité par rapport aux attentes de la production. Certains spectateurs se sont reconnus dans la difficulté de s'émanciper d'une figure parentale envahissante. Le film reste aujourd'hui peu diffusé mais conserve un certain attachement nostalgique auprès de ceux qui l'ont découvert à sa sortie. Le film n'a pas reçu de récompense majeure lors des grandes cérémonies françaises. Il n'a pas non plus connu de reconnaissance particulière dans les festivals internationaux. Sa diffusion reste restée confidentielle depuis sa sortie. Il demeure peu cité dans les rétrospectives consacrées au cinéma français de la fin des années 1990.
Rémi Waterhouse s'est inspiré de situations universelles de filiation compliquée pour construire le ton à la fois tendre et grinçant de son film. Le tournage s'est déroulé dans des décors urbains français contemporains, choisis pour leur banalité représentative du quotidien des personnages. Le casting a longuement travaillé l'équilibre délicat entre comique de situation et sincérité émotionnelle propre au sujet traité. Plusieurs scènes ont nécessité des ajustements pour préserver la justesse du ton voulu par le réalisateur. Le tournage s'est globalement déroulé sans difficulté majeure notable, dans le cadre d'une production de taille modeste typique du cinéma social français de l'époque.
Le film aborde la difficulté de l'émancipation filiale, le poids de l'héritage paternel et la quête maladroite d'une identité propre face à un modèle familial envahissant.
Le personnage principal finit par accepter que son identité ne pourra jamais totalement s'affranchir de l'influence paternelle, trouvant malgré tout un équilibre personnel en intégrant cet héritage plutôt qu'en le rejetant totalement.
Le titre évoque littéralement la tentative du personnage principal de suivre les traces de son père, métaphore directe de l'influence paternelle pesant sur sa construction identitaire.
Le film reste peu diffusé mais demeure occasionnellement cité dans les analyses du cinéma social français de la fin des années 1990.
La Vie ne me fait pas peur, Le Père Noël est une ordure, Tanguy.