À New York, la journaliste Vivian Kent enquête sur Anna Delvey, une jeune femme se faisant passer pour une riche héritière allemande qui a réussi à tromper la haute société new-yorkaise pendant plusieurs années. En creusant son passé, Vivian découvre l'ampleur de l'escroquerie orchestrée par cette fausse héritière, entre hôtels de luxe impayés et prêts bancaires frauduleux. Le récit alterne entre l'enquête journalistique et la reconstitution de l'ascension fulgurante d'Anna dans les cercles mondains. Une plongée fascinante dans l'un des plus grands scandales de l'arnaque sociale de la décennie.
Inventing Anna est directement inspirée d'une histoire vraie, celle d'Anna Sorokin, connue sous le pseudonyme d'Anna Delvey, une escroquerie réelle qui a défrayé la chronique à New York à la fin des années 2010. La série s'appuie sur l'article d'investigation de la journaliste Jessica Pressler publié dans le magazine New York, qui avait révélé au grand public l'ampleur de la supercherie orchestrée par la jeune femme auprès de la haute société new-yorkaise. La créatrice Shonda Rhimes a acquis les droits de cet article pour en tirer une mini-série qui mêle enquête journalistique et reconstitution du parcours de l'escroc, tout en interrogeant la fascination du public pour ce type de figures. Rhimes voulait notamment interroger la porosité entre réalité et fiction inhérente au personnage d'Anna Delvey elle-même, qui avait construit une identité entièrement fabriquée pour tromper son entourage. La série affiche d'ailleurs, à chaque début d'épisode, un avertissement rappelant que l'histoire, bien que basée sur des faits réels, comporte une part de fiction assumée.
Inventing Anna a reçu un accueil critique partagé, plusieurs observateurs saluant la performance de Julia Garner dans le rôle-titre et la manière dont la série interroge notre fascination collective pour les grands escrocs, tout en reprochant à certains épisodes une longueur excessive au regard de la matière narrative disponible.
Le public s'est montré très friand de cette relecture d'un fait divers largement médiatisé aux États-Unis, la série ayant rencontré un important succès d'audience dès sa sortie sur Netflix. De nombreux spectateurs ont salué la capacité de la série à rendre le personnage d'Anna Delvey à la fois détestable et fascinant.
La série a été nommée à plusieurs reprises lors de cérémonies dédiées aux séries télévisées, notamment pour la performance de Julia Garner, confirmant une reconnaissance critique centrée avant tout sur la qualité de l'interprétation principale.
Shonda Rhimes et son équipe se sont directement appuyées sur l'article d'investigation de Jessica Pressler ainsi que sur des recherches complémentaires concernant le véritable procès d'Anna Sorokin pour construire la trame de la série.
Reconstituer les nombreux lieux fréquentés par la véritable Anna Delvey dans le milieu du luxe new-yorkais, entre hôtels prestigieux et clubs privés, a représenté un défi de production important pour restituer fidèlement l'ampleur du train de vie fictif qu'elle affichait.
Julia Garner a travaillé longuement sur l'accent particulier d'Anna Sorokin, mélange d'inflexions russes, allemandes et américaines, en s'appuyant sur des enregistrements réels de la véritable escroc pour livrer une interprétation la plus fidèle possible à la personnalité originale.
Inventing Anna explore la fascination sociale pour les escrocs et les faussaires, la construction d'une identité fictive pour accéder à un statut social convoité, ainsi que la porosité entre ambition légitime et manipulation criminelle. La série interroge également le rôle du journalisme d'investigation et la responsabilité des institutions financières et sociales ayant permis à une telle escroquerie de prospérer aussi longtemps.
La série se conclut sur le procès réel d'Anna Sorokin, reconnue coupable de plusieurs chefs d'accusation de fraude et de vol, tout en soulignant l'ambiguïté durable suscitée par son personnage, devenu malgré sa condamnation une figure médiatique à part entière. Le dénouement met en lumière la manière dont Anna a su, jusqu'au bout, contrôler son image publique, brouillant la frontière entre criminelle condamnée et icône culturelle involontaire de l'arnaque sociale.
Le titre Inventing Anna renvoie directement à l'identité entièrement fabriquée par Anna Sorokin sous le nom d'Anna Delvey, une invention de toutes pièces qui lui a permis de tromper la haute société new-yorkaise pendant plusieurs années. Il souligne également le double niveau de fabrication à l'œuvre, celle du personnage réel et celle, assumée, de la série elle-même dans sa reconstitution romancée des faits.
Depuis la sortie de la série, la véritable Anna Sorokin a continué de faire parler d'elle aux États-Unis, notamment autour de procédures liées à son statut migratoire, entretenant l'intérêt médiatique pour l'affaire qui a inspiré Inventing Anna. La série reste régulièrement citée parmi les productions les plus marquantes consacrées aux grandes escroqueries contemporaines.
Inventing Anna s'inscrit dans la vague de séries et de films inspirés de véritables affaires d'escroquerie et de fraude sociale ayant marqué les années 2010 et 2020. Elle dialogue notamment avec d'autres productions traitant de fausses héritières ou d'usurpations d'identité dans les cercles fortunés contemporains.