Une jeune femme enceinte, encore traumatisée par la mort de son mari dans un accident de voiture, se retrouve piégée dans sa maison isolée le soir de Noël. Une mystérieuse inconnue frappe à sa porte avec la ferme intention de lui dérober l'enfant qu'elle porte. S'engage alors un terrible jeu du chat et de la souris au cœur de la nuit. La future mère va devoir puiser dans ses dernières forces pour protéger sa vie et celle de son bébé.
Le projet est né de la volonté de revisiter un classique du cinéma d'horreur extrême français, le film À l'intérieur de Bustillo et Maury sorti en 2007. Le réalisateur espagnol Miguel Ángel Vivas souhaitait adapter cette histoire terrifiante pour un public international en y apportant une touche de thriller psychologique plus accessible. L'idée d'origine repose entièrement sur la vulnérabilité absolue d'une femme enceinte face à une menace domestique imprévisible. Le cinéaste s'est inspiré des codes classiques du huis clos pour accentuer le sentiment d'isolement et d'angoisse étouffante.
Les critiques professionnelles ont accueilli le film de manière assez mitigée, soulignant la performance solide des deux actrices principales mais regrettant parfois que le long-métrage n'atteigne pas l'intensité viscérale de l'œuvre originale française. Certains journalistes ont néanmoins salué la mise en scène efficace et la tension constante que le réalisateur parvient à maintenir tout au long du récit. Du côté du public, les amateurs de sensations fortes ont apprécié l'ambiance angoissante du huis clos, même si les puristes du gore ont déploré un certain assagissement par rapport à la version de 2007. Le film a trouvé son audience principalement sur les plateformes de vidéo à la demande et lors de festivals spécialisés en Europe. Bien que le long-métrage n'ait pas été conçu pour la saison des prix cinématographiques majeurs, il a obtenu quelques nominations techniques honorables dans des festivals dédiés au cinéma de genre et d'horreur.
Le réalisateur s'est beaucoup inspiré du cinéma d'Alfred Hitchcock pour construire la géographie de la maison et anticiper les mouvements de caméra. La production a dû faire face à des contraintes budgétaires importantes, ce qui a obligé l'équipe à tourner la quasi-totalité des scènes dans un décor unique construit en studio en Espagne. Une attention particulière a été portée à la scène de l'affrontement dans la salle de bain, dont le tournage a nécessité plusieurs jours de répétitions pour régler les cascades de manière sécurisée mais réaliste. Pour le rôle de l'agresseuse, la production avait initialement pensé à une actrice européenne plus âgée avant de confier le personnage à la charismatique Laura Harring.
Le film explore en profondeur le traumatisme lié au deuil et la reconstruction psychologique après une tragédie familiale. Il met également en avant l'instinct maternel poussé à son paroxysme, transformant une victime brisée en une véritable force de la nature prête à tout pour sauver son enfant. L'isolement moderne et la vulnérabilité de l'espace domestique face à une intrusion extérieure constituent un autre axe central du récit.
La conclusion du film voit la jeune mère triompher de son assaillante après une nuit d'une violence inouïe, marquant ainsi sa transition psychologique. En parvenant à accoucher et à survivre, elle surmonte enfin le deuil de son mari qui la paralysait depuis le début de l'histoire. La fin symbolise une véritable renaissance où la vie parvient à éclore malgré l'ombre de la mort qui planait sur la maison.
Le titre Inside fait doublement référence à la situation d'enfermement physique de l'héroïne au sein de sa propre demeure assiégée, mais aussi à l'enfant qui grandit en elle. Il illustre parfaitement cette double frontière protectrice qui est violée par l'intruse tout au long de la nuit.
Le film continue de faire l'objet de discussions parmi les amateurs de remakes américains de films d'horreur français et reste disponible sur plusieurs catalogues de streaming.
À l'intérieur (2007), Panic Room (2002), Don't Breathe (2016), Ils (2006).