Lorsque la mystérieuse invention de Van Helsing, le "rayon Monstrificateur", se dérègle accidentellement, Dracula et ses amis monstres se retrouvent soudainement transformés en humains ordinaires, perdant tous leurs pouvoirs surnaturels. À l'inverse, Johnny, le gendre humain, se transforme en un monstre géant et survolté. Pour annuler ce sortilège catastrophique avant que les changements ne deviennent définitifs, l'improbable duo composé de Dracula redevenu fragile et de Johnny transformé en créature doit traverser la jungle amazonienne à la recherche d'un cristal magique. Ce quatrième opus animé propose une aventure humoristique pleine de quiproquos visuels délirants.
Le projet est né de la volonté des studios Sony Pictures Animation de clore la franchise lucrative en inversant totalement la dynamique comique établie depuis le premier film. L'idée originelle de Genndy Tartakovsky, créateur de la saga resté ici scénariste, était d'explorer la crise existentielle de Dracula privé de ses pouvoirs face à un Johnny enfin monstrueux. Les nouveaux réalisateurs ont souhaité dynamiser l'esthétique visuelle en s'inspirant du style d'animation classique cartoon des années 1940. Le scénario a été conçu comme un road-movie tropical déjanté.
La presse internationale a accueilli ce quatrième volet avec bienveillance, saluant l'originalité du concept de l'inversion des rôles qui apporte un vent de fraîcheur comique bienvenu. Les critiques ont loué le rythme effréné des gags visuels, la colorimétrie éclatante de la jungle amazonienne et la qualité globale de l'animation. Cependant, certains journalistes ont regretté l'absence vocale d'Adam Sandler dans la version originale, même si son remplaçant a été jugé très convaincant. L'œuvre a été qualifiée de conclusion ludique et colorée. Le public, en particulier les enfants et les fans de la première heure de la bande de monstres, s'est montré ravi de retrouver l'univers décalé de l'hôtel. Les spectateurs ont beaucoup ri des mésaventures de Dracula confronté aux désagréments de la vie humaine comme la transpiration ou la calvitie. Les retours sur le web ont salué le dynamisme des scènes d'action et la tendresse renouvelée de la relation familiale entre Dracula et son gendre. Le film a enregistré d'excellents scores de visionnage en streaming. Le film a marqué l'histoire de la saga en sortant directement sur la plateforme Amazon Prime Video mondialement suite à un accord de distribution historique en période post-pandémique.
Les réalisateurs se sont beaucoup inspirés de l'animation expressive et élastique de Tex Avery et de Chuck Jones pour concevoir les déformations corporelles burlesques des personnages humains et monstres. Le développement de l'animation a nécessité de recréer intégralement les modèles 3D des monstres célèbres sous leur forme humaine, un défi amusant pour les graphistes qui devaient conserver les traits psychologiques de Frankenstein ou de la Momie à travers des corps d'hommes ordinaires. L'enregistrement des voix françaises s'est fait dans une ambiance de franche camaraderie. La séquence de la danse sous la pluie tropicale au cœur de l'Amazonie a demandé une gestion technique complexe des fluides et de la lumière pour rendre l'eau de pluie ultra-stylisée et dynamique.
Le long-métrage aborde l'empathie par l'inversion des rôles, l'acceptation de la belle-famille et la redéfinition de la masculinité et du pouvoir. Il traite avec humour de la crise de la cinquantaine à travers la transformation humaine de Dracula et célèbre l'amour filial indéfectible.
La fin montre Dracula et Johnny réussir in extremis à réparer le rayon Monstrificateur au cœur de l'hôtel en ruines, permettant à chacun de retrouver sa forme d'origine. Dracula, ayant appris à apprécier la valeur humaine de son gendre, lui confie officiellement les clés de l'hôtel pour qu'il le reconstruise à son image moderne. C'est une conclusion joyeuse et festive qui boucle parfaitement la trajectoire d'ouverture d'esprit du célèbre vampire.
Le titre reprend la marque célèbre de la saga en y ajoutant le sous-titre international "Transformania", qui annonce explicitement le concept central du film basé sur les métamorphoses physiques absurdes des protagonistes.
La sortie du film a scellé le succès historique de l'une des franchises d'animation les plus rentables du cinéma moderne des années 2010.
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