Épuisé par la gestion quotidienne de son hôtel, le comte Dracula accepte de partir en croisière avec toute sa famille et ses amis monstres pour de véritables vacances bien méritées. À bord du bateau de croisière réservé aux créatures de la nuit, Drac tombe sous le charme d'Ericka, la mystérieuse capitaine humaine du navire. Mavis, sa fille, s'inquiète de cette idylle naissante, d'autant plus qu'Ericka cache un lourd secret familial lié à la lignée de chasseurs de vampires Van Helsing. Entre quiproquos, excursions exotiques et révélations explosives, la petite famille de monstres devra une fois de plus faire face à l'inattendu.
Après avoir envisagé de quitter la saga au terme du deuxième volet, Genndy Tartakovsky a finalement changé d'avis en trouvant l'inspiration nécessaire pour un troisième chapitre. L'idée d'un décor de croisière lui est venue directement de sa propre vie personnelle, après que sa belle-famille lui a offert un séjour de ce type qui l'a contraint à vivre en communauté restreinte pendant plusieurs jours. Le réalisateur a voulu s'inspirer également des comédies de vacances familiales classiques du cinéma américain pour construire la structure épisodique du film. Pour la première fois de la trilogie, il a coécrit lui-même le scénario aux côtés de Michael McCullers, scénariste reconnu pour son travail sur plusieurs grandes comédies populaires. Le duo souhaitait avant tout faire évoluer la relation entre Drac et sa fille Mavis, en inversant les rôles habituels d'inquiétude parentale. Cette évolution voulue dès la genèse du projet a permis d'apporter un éclairage nouveau sur des personnages déjà bien installés dans l'imaginaire du public.
La critique a globalement salué l'inventivité visuelle du film, en particulier ses séquences musicales jugées parmi les plus réussies de la saga, tout en estimant que l'enjeu narratif restait assez classique. Les observateurs ont souligné la constance de l'humour visuel propre à Genndy Tartakovsky, capable de faire cohabiter des gags cartoonesques exubérants et des moments plus subtils. Le jeune public a particulièrement apprécié le nouveau décor exotique de la croisière, qui renouvelait l'univers de l'hôtel des deux premiers films. Les adultes accompagnant leurs enfants ont pour leur part salué les private jokes et références musicales disséminées tout au long du récit. Le film a confirmé le succès commercial de la franchise, poursuivant la dynamique positive des deux premiers volets. Aucune récompense majeure ne lui a été décernée, mais il reste considéré par une partie du public comme le meilleur opus de la trilogie originale.
Genndy Tartakovsky a confié avoir puisé l'inspiration du film dans sa propre expérience personnelle d'une croisière familiale offerte par sa belle-famille, qui l'a marqué par la promiscuité qu'elle impliquait. Le réalisateur encourage systématiquement ses animateurs à exagérer les expressions et les mouvements des personnages, donnant naissance au style si reconnaissable de la saga, fait de corps élastiques et de mimiques outrées. Pour la première fois de la trilogie, il a partagé la responsabilité de l'écriture avec un scénariste extérieur au monde de l'animation, une collaboration qu'il a lui-même jugée particulièrement enrichissante. Les séances d'enregistrement des voix originales, réunissant un casting de stars hollywoodiennes habituées à travailler ensemble, ont été décrites par le réalisateur comme des moments de franche récréation collective. La séquence musicale la plus commentée du film a nécessité un travail d'animation particulièrement long pour synchroniser parfaitement rythme et mouvements des personnages.
Le film explore le besoin de repos et de déconnexion face à une charge de travail écrasante, incarné par le personnage de Drac submergé par la gestion de son hôtel. Il aborde également le thème de l'amour naissant à un âge où l'on ne s'y attend plus, ainsi que l'inquiétude d'un enfant devant les nouvelles relations amoureuses d'un parent. Enfin, la tolérance entre créatures que tout semble opposer, humains et monstres, reste un fil conducteur central de toute la saga.
Après la révélation qu'Ericka est en réalité une descendante d'Abraham Van Helsing chargée d'éliminer tous les monstres, celle-ci renonce finalement à sa mission par amour pour Drac et par attachement grandissant envers toute sa famille adoptive. Le combat final contre le vieux Van Helsing, ranimé par erreur et obsédé par sa vengeance ancestrale, se conclut par sa défaite et par la réconciliation définitive entre humains et créatures de la nuit. Ericka rejoint alors la famille de Drac et s'installe avec lui à l'hôtel, scellant une nouvelle ère de cohabitation pacifique.
Le titre reprend la structure des deux films précédents en insistant sur le sous-titre "Des vacances monstrueuses", jouant sur le double sens du mot "monstrueux" qui désigne à la fois la nature des personnages et le caractère rocambolesque de leur périple.
La bande originale composée par Mark Mothersbaugh, fidèle à l'esprit facétieux de la saga, est ponctuée d'une chanson de karaoké collective devenue un moment culte pour les jeunes spectateurs.
Le succès de ce troisième volet a conduit à la production d'un quatrième film, resté fidèle à l'univers créé par Genndy Tartakovsky bien que celui-ci n'en ait pas assuré la réalisation.
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