Dans un modeste hôtel populaire bordant le canal Saint-Martin à Paris, un jeune couple désespéré tente un pacte de suicide qui échoue tragiquement, ne causant la mort que de l'un des deux amants. Autour de cet événement dramatique gravitent les autres pensionnaires de l'hôtel, dont un couple de petits malfaiteurs aux dialogues savoureux et un patron pittoresque veillant sur sa clientèle bigarrée. La survivante du pacte de suicide tente peu à peu de se reconstruire au contact de cette communauté populaire chaleureuse. Le film dresse une fresque chorale poétique et réaliste du Paris populaire d'avant-guerre.
Le film est adapté du roman d'Eugène Dabit, écrivain ayant grandi dans l'hôtel familial qui a directement inspiré le décor et l'atmosphère du récit. Marcel Carné a été séduit par la dimension à la fois tragique et chaleureuse de ce microcosme populaire parisien décrit par Dabit. Le réalisateur souhaitait poursuivre son exploration du réalisme poétique, courant cinématographique français qu'il contribuait alors à façonner avec ses collaborateurs habituels. Le scénario, coécrit avec Jean Aurenche et Henri Jeanson, a enrichi le roman original de dialogues savoureux devenus depuis cultes dans la culture populaire française. Louis Jouvet et Arletty ont été choisis pour incarner ce couple de petits malfaiteurs aux répliques mémorables. Le tournage s'est déroulé dans des décors de studio reconstituant fidèlement le canal Saint-Martin et son atmosphère populaire.
La critique a unanimement salué la qualité des dialogues d'Henri Jeanson, devenus instantanément cultes dans la culture populaire française. Plusieurs observateurs ont souligné la maîtrise du réalisme poétique de Marcel Carné, parfaitement illustré par ce portrait choral du Paris populaire. Louis Jouvet et Arletty ont été particulièrement remarqués pour leurs répliques savoureuses devenues légendaires. Le film a été considéré comme l'une des plus grandes réussites du cinéma français classique d'avant-guerre. Le public français a massivement plébiscité le film, dont plusieurs répliques sont immédiatement entrées dans le langage populaire courant. Le succès en salles a été considérable, confirmant la popularité du réalisme poétique auprès du grand public. De nombreux spectateurs se sont reconnus dans cette fresque chorale du Paris populaire d'avant-guerre. Le film reste un classique incontournable régulièrement cité du patrimoine cinématographique français. Le film n'a pas connu de cérémonie de récompenses comparable aux standards actuels, le système de récompenses étant encore peu développé à l'époque. Il a néanmoins été salué par la critique cinéphile comme un sommet du réalisme poétique français. Sa reconnaissance s'est considérablement renforcée au fil des décennies suivantes. Il reste aujourd'hui considéré comme l'un des chefs-d'œuvre incontestés du cinéma français classique.
Marcel Carné s'est appuyé sur le roman d'Eugène Dabit tout en l'enrichissant de dialogues savoureux écrits par Henri Jeanson, devenus depuis cultes dans la culture populaire française. Le tournage s'est déroulé dans des décors de studio reconstituant fidèlement le canal Saint-Martin, l'équipe ayant renoncé au tournage en extérieur réel pour des raisons pratiques. Louis Jouvet et Arletty ont développé une complicité immédiate sur le plateau, renforçant l'authenticité savoureuse de leurs dialogues mémorables. La célèbre réplique sur l'atmosphère, devenue culte, aurait été largement improvisée par Arletty sur le plateau de tournage. Le tournage s'est globalement déroulé dans une grande exigence artistique, conforme à la réputation de perfectionnisme de Marcel Carné. Le succès du film a directement contribué à ancrer durablement plusieurs répliques dans le langage courant français.
Le film aborde la solidarité populaire, la fatalité tragique du désespoir amoureux et la chaleur humaine au sein d'une communauté modeste mais profondément attachante.
La survivante du pacte de suicide raté trouve finalement un nouvel équilibre auprès de la communauté chaleureuse de l'hôtel, transformant son désespoir initial en une renaissance progressive grâce à la solidarité de ce microcosme populaire parisien.
Le titre désigne directement l'établissement populaire au bord du canal Saint-Martin où se déroule l'intégralité du récit, véritable personnage central de cette fresque chorale parisienne.
Le film reste un classique incontournable régulièrement étudié et cité du patrimoine cinématographique français.
Le Jour se lève, Quai des brumes, Les Enfants du paradis.