Le pouvoir de Voldemort ne cesse de grandir alors qu'il prend le contrôle du ministère de la Magie et de Poudlard, poussant Harry, Ron et Hermione à fuir pour leur sécurité. Sans l'aide ni la protection de leurs professeurs dévoués, les trois inséparables amis se lancent seuls dans une mission périlleuse pour retrouver et détruire les Horcruxes cachés, secrets de l'immortalité du mage noir. Au cours de leur traque à travers le pays, les doutes et les forces obscures menacent de briser leur précieuse unité. Pendant ce temps, le monde des sorciers est devenu un endroit extrêmement dangereux pour tous les ennemis du Seigneur des Ténèbres.
Cette œuvre cinématographique est directement adaptée de la première moitié du septième et dernier roman de la célèbre saga littéraire fantastique écrite par J.K. Rowling. L'idée originelle de diviser le livre final en deux longs-métrages distincts est venue des producteurs exécutifs, qui estimaient impossible de rendre justice à la richesse de l'intrigue et à la conclusion de chaque personnage en seulement deux heures. Le réalisateur David Yates a puisé son inspiration dans le genre du road movie et des films de guérilla pour traduire le sentiment d'isolement et de traque constante ressenti par le trio principal. Ce choix scénaristique audacieux a permis d'adopter un ton beaucoup plus intimiste, réaliste et sombre que dans les précédents volets de la franchise.
Les critiques professionnelles se sont montrées globalement très enthousiastes, saluant le courage de l'équipe d'avoir ralenti le rythme habituel pour se concentrer sur l'évolution psychologique et la détresse des jeunes héros. La presse a unanimement loué l'esthétique visuelle crépusculaire de la photographie ainsi que la maturité impressionnante du jeu des trois acteurs principaux. Le public a répondu présent en masse dans les salles obscures du monde entier, propulsant le long-métrage vers des sommets mémorables au box-office mondial. Les fans de la première heure ont particulièrement apprécié la fidélité scrupuleuse aux détails du roman et l'atmosphère d'urgence permanente qui baigne le film. Sur le plan des distinctions académiques, le film a décroché deux nominations prestigieuses aux Oscars du cinéma pour ses effets visuels saisissants et ses décors mémorables.
Le réalisateur David Yates s'est grandement inspiré des paysages sauvages, isolés et balayés par les vents du Royaume-Uni pour symboliser l'état d'esprit mélancolique et la solitude des personnages principaux en exil. La production a rencontré d'importantes difficultés logistiques pour gérer la météo capricieuse et le froid hivernal lors des longues sessions de tournage en extérieur dans les forêts et sur les côtes britanniques. Une anecdote particulièrement marquante concerne la création de la séquence d'animation unique illustrant le Conte des trois frères, pour laquelle l'équipe a collaboré avec un studio spécialisé afin de concevoir un style visuel d'ombres chinoises fascinant. Pour le casting initialement prévu, les rumeurs voulaient que plusieurs réalisateurs de renom aient été envisagés avant que Yates ne soit reconduit pour assurer une cohérence narrative totale jusqu'au dénouement final de la saga.
Le long-métrage explore en profondeur les thèmes de la fin de l'innocence, de la solitude face au danger et de l'épreuve de l'amitié soumise à une paranoïa constante. Il traite également de la montée du totalitarisme, de la propagande politique destructrice et du deuil inévitable qui accompagne les périodes de guerre civile au sein d'une société divisée.
La fin du film se révèle tragique avec la mort déchirante de l'elfe de maison Dobby, qui se sacrifie courageusement pour sauver Harry et ses amis des griffes des Mangemorts au manoir des Malefoy. Harry enterre fidèlement la petite créature de ses propres mains, sans magie, sur une plage isolée, marquant sa volonté de rester humble et digne. Dans la toute dernière séquence, Voldemort viole la tombe d'Albus Dumbledore pour s'emparer de la légendaire Baguette de Sureau, l'une des trois Reliques de la Mort, annonçant un affrontement final d'une violence sans précédent.
Le titre fait référence aux trois objets magiques légendaires dont l'existence est révélée au cours de ce volet : la Baguette de Sureau, la Pierre de Résurrection et la Cape d'Invisibilité. Celui qui parvient à rassembler ces trois reliques devient, selon la légende des sorciers, le maître absolu de la Mort.
La bande originale de ce volet a fait l'objet d'une attention particulière avec l'arrivée du compositeur français Alexandre Desplat, qui a su insuffler un lyrisme sombre, mélancolique et subtil à l'univers, s'éloignant des thèmes traditionnels pour épouser la détresse du trio.
Le film reste aujourd'hui considéré par les cinéphiles comme l'un des épisodes les plus mûrs et les plus cinématographiques de la saga, régulièrement analysé pour sa gestion de la tension et sa rupture totale avec le cadre scolaire habituel de Poudlard.