Au milieu des années 1980, John Gotti gravit les échelons de la famille criminelle Gambino jusqu'à en devenir le parrain incontesté, s'imposant comme l'une des figures les plus médiatisées de la mafia new-yorkaise. Surnommé le "Teflon Don" pour son habileté à échapper à la justice malgré de nombreux procès, il cultive une image publique flamboyante qui fascine autant qu'elle inquiète les autorités fédérales. Son fils, John Gotti Jr., assiste de près à cette ascension fulgurante puis à la chute inexorable de son père, prisonnier des codes implacables du crime organisé. Ce récit familial retrace le destin tumultueux d'un homme devenu malgré lui une icône controversée de la culture populaire américaine.
Gotti retrace la vie du célèbre parrain de la mafia new-yorkaise John Gotti, chef de la famille criminelle Gambino connu pour son surnom médiatique de "Teflon Don". Le projet, annoncé dès 2010, a connu un développement particulièrement chaotique de près de huit années, passant entre les mains de plusieurs réalisateurs successifs dont Barry Levinson, avant que Kevin Connolly, acteur révélé par la série Entourage, ne soit finalement nommé metteur en scène en 2015. L'entourage de John Gotti a activement participé au projet, John Gotti Jr. ayant lui-même collaboré à l'écriture du scénario en tant que consultant privilégié. John Travolta, attaché au rôle-titre depuis les débuts du projet, a traversé l'ensemble de ces changements de réalisation avant de pouvoir enfin incarner le célèbre mafieux à l'écran. Son épouse dans la vie réelle, Kelly Preston, interprète également son épouse à l'écran, Victoria Gotti, dans l'un de ses derniers rôles avant sa disparition.
La critique a réservé un accueil extrêmement négatif au film, qui a obtenu la note historique de zéro pour cent d'avis favorables sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, une rareté absolue dans l'histoire du cinéma. Les observateurs ont unanimement pointé une réalisation jugée amateure, une structure narrative confuse mêlant plusieurs lignes temporelles sans réelle clarté, ainsi qu'un scénario perçu comme glorifiant excessivement son personnage principal. Seule la performance de John Travolta, ainsi que le travail de maquillage, ont reçu quelques éloges isolés au milieu de ce déluge de critiques négatives.
Le public s'est montré nettement plus indulgent envers le film que la critique professionnelle, avec un écart spectaculaire entre les 80 % d'approbation du public et les 0 % de la critique lors du week-end de sortie sur Rotten Tomatoes. Certains spectateurs ont apprécié la performance habitée de John Travolta et l'aspect authentique de l'histoire familiale. Le film a néanmoins connu un échec commercial retentissant au box-office, ne rapportant que 6,4 millions de dollars pour un budget de 10 millions.
Gotti a été nommé dans six catégories aux Razzie Awards, dont celles du pire film et du pire acteur pour John Travolta, consacrant ainsi son statut d'échec critique retentissant malgré les huit années de développement chaotique qui ont précédé sa sortie.
John Travolta, attaché au projet depuis ses débuts en 2010, a porté ce film à travers de multiples changements de réalisation et de scénaristes, porté par sa volonté personnelle d'incarner cette figure emblématique et controversée de la mafia américaine.
Le projet a connu un développement chaotique de près de huit années, passant entre les mains de plusieurs réalisateurs successifs dont Barry Levinson, Nick Cassavetes et Joe Johnston, avant que Kevin Connolly ne soit finalement choisi pour mener le film à son terme.
L'acteur Joe Pesci avait initialement été engagé pour incarner Angelo Ruggiero, prenant treize kilos pour le rôle, avant d'être écarté du projet suite à une réduction de son salaire, ce qui a donné lieu à des poursuites judiciaires réglées à l'amiable.
Al Pacino avait un temps été envisagé pour un rôle du film durant les années de développement chaotique du projet, tandis que Chazz Palminteri, qui avait déjà incarné Paul Castellano dans un téléfilm consacré à la mafia, avait également été initialement engagé avant d'être remplacé.
Gotti explore la construction médiatique d'une figure criminelle devenue icône populaire malgré la violence réelle de ses activités. Le film interroge également la transmission intergénérationnelle au sein d'une famille mafieuse, à travers le regard du fils assistant à l'ascension puis à la chute de son père. La loyauté et les codes d'honneur du crime organisé, ainsi que leurs conséquences tragiques sur l'entourage familial, occupent une place centrale dans le récit. Le film aborde aussi la lutte judiciaire acharnée entre les autorités fédérales et un homme habile à échapper à la condamnation, d'où son surnom de "Teflon Don". Enfin, l'œuvre questionne la fascination persistante de la culture populaire américaine pour les figures de parrains charismatiques et médiatiques.
Le film se termine sur le déclin de John Gotti, finalement condamné à la prison à perpétuité après avoir été trahi par son ancien bras droit Sammy Gravano, devenu témoin à charge contre lui. Cette chute définitive met un terme à la légende du "Teflon Don", surnom qu'il devait à sa capacité répétée à échapper aux condamnations lors de ses précédents procès. Le récit, vu à travers le regard de son fils John Gotti Jr., souligne le prix humain payé par la famille pour la trajectoire criminelle du patriarche. Le film se conclut sur une note testamentaire, Gotti affirmant dans une ultime réplique que personne ne reverra jamais un homme comme lui, résumant ainsi l'ego démesuré du personnage jusqu'au bout.
Le titre Gotti reprend simplement le patronyme du célèbre parrain de la mafia new-yorkaise John Gotti, dont le film retrace l'ascension et la chute au sein de la famille criminelle Gambino. Ce choix de titre sobre et direct mise sur la notoriété du personnage historique, dont le nom est devenu synonyme dans la culture populaire américaine de figure de mafieux flamboyant et médiatique. Il souligne également la dimension biographique assumée du film, centré sur un seul homme plutôt que sur l'ensemble de l'organisation criminelle qu'il dirigeait.
Les amateurs de biopics consacrés à de grandes figures de la mafia américaine apprécieront Les Affranchis de Martin Scorsese, référence incontournable du genre bien mieux reçue par la critique. Boss of Bosses, téléfilm consacré au rival de Gotti, Paul Castellano, offre un autre éclairage sur les luttes de pouvoir au sein de la famille Gambino. American Gangster de Ridley Scott partage cette même fascination pour l'ascension d'un criminel charismatique dans l'Amérique urbaine. Public Enemies de Michael Mann explore également la traque fédérale d'un criminel devenu figure médiatique malgré lui.