Dans l'Angleterre des années 1960, une bande de disc-jockeys excentriques diffuse depuis un bateau ancré en mer du Nord une radio pirate dédiée au rock'n'roll, échappant ainsi à la censure de la BBC. Un jeune homme rejoint cet équipage haut en couleur et découvre un univers de liberté et d'extravagance. Le gouvernement britannique, contrarié par cette concurrence incontrôlable, cherche par tous les moyens à faire taire ces voix rebelles. Le film célèbre avec énergie l'esprit libre de cette époque musicale charnière.
Richard Curtis s'est inspiré du phénomène réel des radios pirates britanniques des années 1960, qui diffusaient depuis des navires ancrés en dehors des eaux territoriales pour échapper à la réglementation stricte de la BBC. Le réalisateur, féru de musique pop de cette époque, souhaitait rendre hommage à cette aventure médiatique aussi rocambolesque que rebelle. Le scénario mêle personnages fictifs et atmosphère authentique de cette période musicale charnière de l'histoire britannique. Curtis a voulu capturer l'énergie collective de ces équipages excentriques tout en célébrant la liberté d'expression musicale. Le casting international prestigieux a permis de donner une dimension comique généreuse à cette galerie de personnages hauts en couleur. Le tournage s'est en partie déroulé sur des bateaux reconstitués pour restituer fidèlement l'atmosphère confinée des radios pirates.
La critique s'est montrée partagée, certains saluant l'énergie communicative du film tandis que d'autres jugeaient le scénario trop dispersé entre ses nombreux personnages. Plusieurs observateurs ont apprécié la reconstitution musicale soignée de l'époque ainsi que la performance du casting choral. D'autres critiques ont regretté un manque de profondeur dans le traitement des enjeux historiques et politiques évoqués. Le film a globalement divisé la presse spécialisée sur sa réussite d'ensemble. Le public a globalement bien accueilli le film, séduit par son énergie festive et sa bande-son entraînante. Le succès commercial est resté modeste au regard du budget important investi dans la production. De nombreux spectateurs ont apprécié la nostalgie musicale dégagée par le film. Il a néanmoins trouvé un public fidèle parmi les amateurs de musique pop britannique des années 1960. Le film n'a pas reçu de récompense prestigieuse lors des grandes cérémonies internationales. Il a néanmoins été nommé pour ses costumes lors de plusieurs récompenses techniques britanniques. Sa reconnaissance reste essentiellement liée à sa bande-son plutôt qu'à des distinctions cinématographiques majeures. Il reste cité comme une célébration nostalgique de l'âge d'or du rock britannique.
Richard Curtis s'est appuyé sur des recherches approfondies concernant le phénomène réel des radios pirates britanniques pour nourrir l'atmosphère authentique du film. Le tournage sur des décors flottants a représenté un défi logistique important en raison des conditions maritimes parfois difficiles. Philip Seymour Hoffman a particulièrement travaillé son accent américain exagéré pour incarner ce disc-jockey extravagant au sein de l'équipage britannique. Plusieurs scènes musicales ont nécessité l'obtention de droits coûteux pour utiliser des morceaux emblématiques de l'époque. Le casting nombreux a nécessité une organisation rigoureuse pour coordonner les emplois du temps de nombreuses stars internationales. Le montage final a connu plusieurs versions différentes selon les marchés de distribution, le film ayant été raccourci pour certaines sorties internationales.
Le film célèbre la liberté musicale, la rébellion contre la censure institutionnelle et l'esprit de communauté au sein d'un groupe d'individus marginaux et passionnés.
Malgré l'interdiction gouvernementale qui finit par couler leur navire, l'esprit rebelle des disc-jockeys survit symboliquement, le film suggérant que la passion musicale et la liberté d'expression triomphent toujours des tentatives de censure.
Le titre français reprend une expression de salutation radiophonique emblématique, évoquant directement l'univers des ondes pirates célébré tout au long du film.
La bande-son, regroupant de nombreux standards du rock britannique des années 1960, constitue l'un des éléments les plus marquants du film et participe activement à son atmosphère festive.
Le film reste régulièrement diffusé pour sa célébration nostalgique de l'âge d'or des radios pirates britanniques.
Almost Famous, Rock'n Rolla, Love Actually.