James Bond est envoyé en mission pour enquêter sur Auric Goldfinger, un milliardaire excentrique suspecté de contrebande d’or. Alors qu’il découvre que Goldfinger prépare un plan bien plus ambitieux pour s’emparer de la réserve d’or des États-Unis, Bond doit déjouer ses complots tout en séduisant Pussy Galore, la mystérieuse pilote à son service. Entre courses-poursuites, combats et gadgets ingénieux, ce troisième volet des aventures de 007 est devenu l’un des films les plus emblématiques de la saga.
"Goldfinger" est le troisième volet de la saga James Bond, adapté du roman éponyme d’Ian Fleming publié en 1959. Le film a été réalisé par Guy Hamilton, qui a succédé à Terence Young, réalisateur des deux premiers volets. Le scénario a été adapté par Richard Maibaum et Paul Dehn, avec des contributions de Ian Fleming lui-même. Le projet a été développé avec l’ambition de surpasser les précédents films de la saga, en y ajoutant des scènes d’action plus spectaculaires, des gadgets innovants et un méchant mémorable. Sean Connery, déjà star grâce à "Dr. No" et "Bons baisers de Russie", a repris son rôle de James Bond avec encore plus de charisme et d’audace.
Résumé des critiques professionnelles : "Goldfinger" a été acclamé par la critique dès sa sortie et est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs films de la saga James Bond. Les critiques ont salué la performance de Sean Connery, jugée "charismatique" et "inoubliable", ainsi que celle de Gert Fröbe dans le rôle de Goldfinger, un méchant à la fois élégant et terrifiant. Le film a également été loué pour ses scènes d’action innovantes, comme la célèbre course-poursuite en Aston Martin DB5, et pour son humour typiquement britannique. Certains ont cependant trouvé que le film reposait parfois trop sur des clichés, mais cela n’a pas entaché son succès.
Réception du public : Le public a adoré "Goldfinger", qui est devenu un phénomène culturel. Les spectateurs ont été captivés par l’aventure de James Bond, ses gadgets ingénieux et ses conquêtes amoureuses. Le film a également marqué les esprits grâce à sa bande originale, notamment la chanson thème interprétée par Shirley Bassey, qui est devenue un classique. "Goldfinger" a confirmé le statut de James Bond comme icône du cinéma et a contribué à faire de la saga un phénomène mondial.
Récompenses obtenues : "Goldfinger" a remporté l’Oscar des Meilleurs Effets Sonores en 1965. Il a également été nommé pour plusieurs autres prix, dont celui de la Meilleure Direction Artistique. Le film a reçu des éloges pour sa photographie, sa musique et ses effets spéciaux, qui ont tous contribué à son statut de classique intemporel. En 1999, il a été sélectionné pour être conservé au National Film Registry aux États-Unis pour son importance culturelle et historique.
Inspirations du réalisateur : Guy Hamilton s’est inspiré des romans de Ian Fleming, mais aussi des films d’espionnage des années 1960, pour créer une ambiance à la fois sophistiquée et palpitante. Il a voulu que "Goldfinger" soit plus spectaculaire que les précédents volets, avec des scènes d’action plus ambitieuses et des décors plus luxueux. Le réalisateur a également travaillé en étroite collaboration avec le designer des gadgets, qui a créé des accessoires emblématiques comme l’Aston Martin DB5 équipée de divers gadgets.
Difficultés de production : Le tournage a été marqué par des défis techniques, notamment pour les scènes de course-poursuite et les effets spéciaux. L’Aston Martin DB5, qui est devenue une icône grâce à ce film, a dû être modifiée pour intégrer les gadgets imaginés par les scénaristes. Une autre difficulté a été de gérer le budget, qui a dépassé les prévisions en raison des ambitions démesurées du film.
Anecdote sur une scène particulière : La scène où James Bond est attaché à une table d’or sous un laser qui menace de le couper en deux est devenue l’une des plus célèbres de la saga. Sean Connery a dû rester immobile pendant de longues minutes pour que la scène paraisse réaliste, ce qui a été un véritable défi pour lui. Cette scène a été souvent citée comme l’une des plus mémorables de l’histoire du cinéma.
Casting initialement prévu : À l’origine, le rôle de Pussy Galore devait être joué par une autre actrice, mais Honor Blackman a été choisie pour son charisme et sa capacité à tenir tête à Sean Connery. Gert Fröbe, qui joue Goldfinger, a été casté pour son aura de méchant élégant et impitoyable. Son interprétation est devenue une référence pour les méchants de la saga Bond.
"Goldfinger" explore plusieurs thèmes classiques des films d’espionnage, tout en y ajoutant une touche de modernité. Le film aborde d’abord la question du pouvoir et de l’ambition : Goldfinger, avec son plan pour s’emparer de l’or des États-Unis, incarne l’archétype du méchant assoiffé de richesse et de domination. Un autre thème central est celui de la séduction et de la manipulation, avec James Bond qui utilise son charisme pour déjouer les plans de ses ennemis. Le film interroge également la notion de loyauté et de trahison, en montrant comment les personnages changent de camp au fil de l’histoire. Enfin, "Goldfinger" célèbre l’ingéniosité et l’audace, avec des gadgets et des scènes d’action qui soulignent l’intelligence et la débrouillardise de James Bond.
À la fin du film, James Bond parvient à déjouer le plan de Goldfinger, qui voulait empoisonner la réserve d’or de Fort Knox avec une bombe sale. Après une lutte acharnée, Goldfinger est tué par son propre garde du corps, Oddjob, qui est à son tour vaincu par Bond. Pussy Galore, initialement alliée à Goldfinger, finit par aider Bond à sauver le jour. La fin montre Bond et Pussy s’envolant ensemble, suggérant une nouvelle aventure romantique. Le film se termine sur une note triomphale, avec Bond qui incarne une fois de plus le héros invincible et séduisant.
Le titre "Goldfinger" fait référence au personnage principal du méchant, Auric Goldfinger, dont le nom évoque à la fois l’or ("gold") et la richesse. Le titre symbolise également l’obsession de Goldfinger pour l’or et le pouvoir, qui est au cœur de son plan machiavélique. En choisissant ce titre, les créateurs du film ont voulu mettre en avant l’importance de l’or comme élément central de l’intrigue, tout en soulignant le caractère emblématique du méchant.
La bande originale de "Goldfinger" a été composée par John Barry, avec la chanson thème interprétée par Shirley Bassey. Cette chanson, devenue un classique, est souvent citée comme l’une des meilleures de l’histoire du cinéma. John Barry a également composé des thèmes musicaux qui accompagnent les scènes d’action et de séduction, renforçant l’atmosphère sophistiquée et palpitante du film. La BO a été saluée pour son élégance et son énergie, et elle a contribué à faire de "Goldfinger" un film inoubliable.
En 2025, la saga James Bond continue avec de nouveaux projets, mais "Goldfinger" reste l’un des films les plus célébrés de la franchise. Des rumeurs évoquent un possible remake ou une réinterprétation moderne du personnage de Goldfinger, mais rien n’a été confirmé à ce jour.
"Dr. No" (1962) - Terence Young, "Bons baisers de Russie" (1963) - Terence Young, "Opération Tonnerre" (1965) - Terence Young, "On ne vit que deux fois" (1967) - Lewis Gilbert, "Casino Royale" (2006) - Martin Campbell