Andrew, jeune acteur sous antidépresseurs depuis l'enfance, retourne dans sa ville natale du New Jersey à l'occasion de l'enterrement de sa mère. Ce retour le confronte à des souvenirs douloureux et à une relation conflictuelle avec son père. Il y retrouve d'anciens amis restés sur place et rencontre une jeune femme excentrique qui va bouleverser sa torpeur émotionnelle. Ce séjour devient pour lui l'occasion d'une véritable renaissance intérieure.
Zach Braff a écrit le scénario en s'inspirant largement de sa propre adolescence dans le New Jersey, mêlant éléments autobiographiques et fiction romancée. L'acteur, alors connu pour son rôle dans une série télévisée comique, souhaitait réaliser un film plus personnel et introspectif. L'idée centrale de l'engourdissement émotionnel sous médication est venue d'une réflexion sur la dépendance aux antidépresseurs chez les jeunes adultes américains. Braff a longtemps porté ce projet avant de parvenir à le financer, les studios se montrant frileux face à un premier film aussi intimiste. Natalie Portman a été choisie pour sa capacité à incarner une fantaisie touchante sans tomber dans la caricature. Le tournage s'est déroulé dans le New Jersey, terre natale du réalisateur, pour ancrer le récit dans une réalité personnelle.
La critique a salué la sincérité du regard porté par Zach Braff sur sa propre jeunesse, ainsi que la qualité de la bande-son qui accompagnait le récit. Plusieurs observateurs ont souligné la justesse de l'interprétation de Natalie Portman, jugée fraîche et attachante. D'autres critiques ont reproché au film un esthétisme parfois trop calculé, caractéristique du cinéma indépendant américain de l'époque. Le film a néanmoins été reconnu comme une réussite notable pour un premier long métrage. Le public jeune adulte s'est largement reconnu dans le mal-être existentiel du personnage principal. Le film est rapidement devenu culte auprès d'une génération en quête de repères, notamment grâce à sa bande-son très identifiée. Le succès en salles a dépassé les attentes pour une production indépendante aussi modeste. Il a confirmé Zach Braff comme une voix singulière du cinéma indépendant américain. Le film a reçu plusieurs prix lors de festivals indépendants américains, notamment pour son scénario original. Il a également obtenu une reconnaissance pour la qualité de sa bande originale lors de plusieurs cérémonies spécialisées. Plusieurs nominations ont salué la performance de Natalie Portman dans le film. Il reste cité parmi les réussites marquantes du cinéma indépendant américain du milieu des années 2000.
Zach Braff s'est directement inspiré de son adolescence dans le New Jersey pour construire l'atmosphère mélancolique et nostalgique du film. Le tournage s'est déroulé avec un budget limité, typique des productions indépendantes américaines de cette période. Le réalisateur a personnellement sélectionné chaque morceau de la bande-son, considérant la musique comme un personnage à part entière du récit. Plusieurs scènes ont été tournées dans des lieux réels fréquentés par Braff durant sa jeunesse, renforçant l'authenticité émotionnelle du film. Natalie Portman a beaucoup travaillé avec le réalisateur pour trouver le juste équilibre entre excentricité et sincérité de son personnage. Le projet a connu plusieurs années de développement avant de trouver un financement suffisant pour être tourné.
Le film aborde l'engourdissement émotionnel, le deuil, la difficulté de renouer avec ses racines et la possibilité d'une renaissance personnelle après des années de torpeur.
Andrew choisit finalement d'arrêter sa médication et de suivre la jeune femme rencontrée durant son séjour, symbolisant son acceptation de ressentir pleinement ses émotions plutôt que de continuer à les fuir artificiellement.
Le titre fait référence au surnom donné à l'État du New Jersey, théâtre du récit et symbole du retour aux racines du personnage principal.
La bande-son du film, mêlant des artistes comme The Shins et Iron & Wine, a connu un succès indépendant considérable et reste indissociable de l'identité culte du film.
Le film reste régulièrement cité comme référence du cinéma indépendant américain des années 2000.
(500) jours ensemble, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Sideways.