À Anvers, quatre jeunes délinquants sans envergure et amis d'enfance rêvent de devenir des caïds respectés du crime organisé. Lorsque l'occasion se présente, ils volent une cargaison massive de cocaïne appartenant à un puissant cartel colombien international. Propulsés instantanément dans la cour des grands, ils déclenchent une guerre des gangs sanglante et impitoyable qui embrase la ville entière. Entre la traque de la police et la vengeance des barons de la drogue, leur amitié indéfectible va être mise à rude épreuve.
L'idée originelle de ce thriller urbain survolté est venue du désir des réalisateurs Adil El Arbi et Bilall Fallah de dépeindre la réalité complexe et explosive du trafic de drogue dans le port d'Anvers, plaque tournante européenne du marché noir. Les cinéastes se sont inspirés de faits divers réels et des dynamiques de la jeunesse de banlieue belge pour ancrer leur récit. L'inspiration visuelle découle directement des films de gangsters hollywoodiens des années 1980 et 1990 comme Scarface ou Bad Boys, caractérisés par un rythme frénétique et une esthétique pop colorée. Le projet a été pensé comme un divertissement d'action moderne et percutant, typiquement européen.
La presse cinématographique a accueilli le long-métrage avec enthousiasme, saluant l'énergie brute de la mise en scène, le montage ultra-dynamique et l'humour noir décapant des deux réalisateurs. La performance électrique des jeunes acteurs principaux a également été largement louée pour sa fraîcheur. Le public a réservé un accueil triomphal au film dans les salles de cinéma en Belgique, faisant de l'œuvre l'un des plus gros succès populaires du box-office national de l'année. Les spectateurs ont été séduits par la bande-son moderne et l'ambiance survoltée du long-métrage. Le film a remporté plusieurs prix nationaux, notamment le Prix du Public aux Ensors du cinéma flamand.
Les réalisateurs se sont inspirés du style graphique des jeux vidéo modernes comme Grand Theft Auto pour concevoir les scènes de poursuites en voiture et les fusillades urbaines. Le tournage s'est déroulé dans les quartiers populaires d'Anvers et dans la zone industrielle du port, ce qui a nécessité d'importants dispositifs de sécurité. Une scène de fusillade mémorable dans un parking souterrain a exigé plusieurs jours de répétition pour synchroniser les cascades physiques avec les effets pyrotechniques réels. Pour le casting, les cinéastes ont organisé de grandes auditions locales pour mêler des acteurs professionnels confirmés à de jeunes talents amateurs issus de la diversité culturelle belge.
Le film aborde l'ambition destructrice de la jeunesse marginalisée, l'illusion de l'argent facile procuré par le trafic de stupéfiants et la mondialisation du crime organisé. Il explore également les valeurs de loyauté et de trahison au sein d'un groupe d'amis.
Le dénouement tragique voit le groupe d'amis décimé par la violence qu'ils ont eux-mêmes déclenchée, la réalité du grand banditisme reprenant ses droits sur leurs rêves de gloire. Les survivants réalisent trop tard le coût humain exorbitant de leur ambition dévorante, finissant soit derrière les barreaux, soit marqués à vie par le deuil.
Le titre est un terme d'argot urbain qui désigne de manière directe le mode de vie des gangsters de rue et des trafiquants de drogue, soulignant l'ancrage réaliste et contemporain du film.
La bande originale du film propose une sélection percutante de morceaux de rap belge et de musique électronique urbaine qui rythment à la perfection les scènes d'action nerveuses de l'intrigue.
Le succès retentissant de ce film a servi de tremplin hollywoodien décisif pour le duo de réalisateurs Adil et Bilall, qui se sont vu confier par la suite la mise en scène du blockbuster américain Bad Boys for Life.
La Cité de Dieu, Snatch, Pusher, Scarface.