Dans un futur lointain où l'humanité est unie sous la bannière d'un immense Empire Galactique, le brillant mathématicien Hari Seldon invente la psychohistoire, une science permettant de prédire l'avenir des civilisations. Ses calculs révèlent l'effondrement imminent de l'Empire, suivi de trente mille ans de ténèbres et de barbarie. Pour abréger cette période d'anarchie, Seldon rassemble un groupe de scientifiques et d'exilés afin de fonder la Fondation, un sanctuaire destiné à préserver le savoir humain. Mais les dirigeants de l'Empire voient en cette prédiction une terrible trahison.
Cette œuvre monumentale est l'adaptation télévisuelle et cinématographique de la célèbre série de romans éponyme écrite par Isaac Asimov, considérée comme un pilier absolu de la science-fiction moderne. Pendant des décennies, le projet a été jugé totalement inadaptable en raison de sa structure narrative s'étalant sur des milliers d'années et de sa nature très cérébrale. Les créateurs David S. Goyer et Josh Friedman ont relevé le défi en choisissant de personnifier l'Empire à travers une dynastie de clones génétiques, une idée brillante qui a permis de donner un visage constant à la menace sur plusieurs générations. L'inspiration est venue de l'histoire romaine et des crises cycliques des grandes puissances mondiales.
La critique internationale a été absolument époustouflée par la direction artistique et l'ambition visuelle hors norme du projet, souvent comparé à un opéra spatial de très haut vol. Les performances de Lee Pace en empereur majestueux et de Jared Harris en prophète pragmatique ont été unanimement saluées par la presse spécialisée. Certains puristes de l'œuvre d'Asimov ont toutefois critiqué les libertés scénaristiques majeures prises par rapport aux livres originaux.
Le public a répondu présent en masse, fasciné par la complexité de l'univers et l'esthétique somptueuse des différents mondes galactiques présentés. Les spectateurs ont loué le rythme haletant et la profondeur des thèmes politiques et philosophiques abordés au fil des épisodes. La série s'est rapidement imposée comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de grande science-fiction.
Le projet a récolté de nombreuses nominations et plusieurs prix techniques prestigieux, notamment pour ses effets visuels à couper le souffle et ses costumes impériaux d'une grande richesse. Il a consolidé sa réputation d'œuvre visuellement révolutionnaire pour le paysage audiovisuel contemporain.
David S. Goyer s'est inspiré de l'architecture brutaliste et de l'histoire des civilisations antiques pour concevoir le design visuel de la planète capitale, Trantor, voulant exprimer une puissance écrasante mais vieillissante.
Le tournage a été une entreprise logistique internationale colossale, se déroulant dans plusieurs pays simultanément, notamment en Irlande, en Islande pour les paysages glaciaux de la planète Terminus, et dans les îles Canaries pour les décors volcaniques.
Une anecdote fascinante concerne la création de la langue et des mathématiques complexes affichées à l'écran, pour lesquelles la production a engagé de véritables experts afin de concevoir des équations réalistes et crédibles.
L'œuvre explore les thèmes de la chute des empires, du déterminisme historique face au libre arbitre, de la foi en la science et du danger de la stagnation politique. Elle interroge également l'identité à travers le clonage et la préservation de la mémoire collective.
La conclusion de la première grande étape narrative révèle que les crises vécues par la Fondation faisaient toutes partie du plan millénaire méticuleusement orchestré par Hari Seldon depuis le départ. Malgré les imprévus humains, les colons de Terminus parviennent à surmonter leur premier grand conflit grâce à l'unification des peuples voisins. Pendant ce temps, la dynastie génétique des Clones de l'Empire commence à se fissurer de l'intérieur, confirmant le début de la fin de leur règne imperturbable.
Le titre fait référence à l'organisation créée par Hari Seldon, conçue pour être la fondation sur laquelle reposera la future civilisation humaine après la chute inévitable du monde actuel.
La musique envoûtante composée par Bear McCreary utilise des chœurs massifs et des instruments électroniques futuristes uniques pour donner une dimension mythologique et intemporelle à cette épopée spatiale.
L'univers continue de s'étendre avec de nouvelles saisons et productions qui approfondissent la mythologie galactique complexe initiée par Asimov.
Dune, Star Wars, Interstellar, Blade Runner 2049.