Dimanche, 12 juillet 2026
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Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera

2017 Canada, Suisse
Synopsis

Aïcha est une adolescente rebelle et passionnée de quatorze ans qui vit à Montréal dans un climat familial conflictuel avec sa mère. Sa vie bascule le jour où elle croise le chemin de Baz, un homme de deux fois son âge pour qui elle développe une obsession amoureuse absolue et destructrice. Prête à tout pour s'extirper de son quotidien et garder cet homme auprès d'elle, Aïcha s'enfonce dans un tissu de mensonges et de manipulations. Ce drame poignant explore les frontières troubles de l'amour adolescent et de la dérive psychologique.

Genèse du film

Ce projet dramatique intense est l'adaptation cinématographique officielle du roman à succès éponyme écrit par l'auteure québécoise Sophie Bienvenu. L'idée originelle est venue de la réalisatrice Léa Pool, profondément marquée par la lecture du livre et la voix unique de sa jeune narratrice. La cinéaste a eu l'inspiration de transposer ce récit à l'écran pour filmer la détresse cachée derrière l'insolence de l'adolescence. Elle a collaboré étroitement avec l'auteure pour que le script conserve l'urgence poétique et la noirceur du matériau littéraire d'origine. La production a été pensée pour capturer le Montréal urbain sous un angle intimiste, presque claustrophobique. Le film a été conçu comme un voyage sans concession au cœur d'un premier amour dévoyé.

Critiques et réception

La presse professionnelle francophone a accueilli ce drame psychologique avec des avis partagés mais soulignant la puissance du sujet. Les critiques ont unanimement encensé la performance brute et habitée de la jeune Sophie Nélisse, qualifiée de révélation dramatique majeure. Plusieurs journalistes ont salué le courage de la réalisatrice à aborder un sujet aussi frontal et glissant sans jamais tomber dans le voyeurisme. Du côté du public, les spectateurs ont été profondément secoués par l'intensité dramatique du récit et la justesse des relations mère-fille. Les retours ont mis en avant la tension psychologique permanente qui innerve le long-métrage. Le film a connu une belle carrière dans les festivals internationaux axés sur le cinéma d'auteur francophone.

Anecdotes de tournage

La metteuse en scène s'est inspirée de la mouvance du cinéma vérité pour conférer à son œuvre un aspect brut et sans fioritures esthétiques. Le tournage s'est déroulé dans le quartier populaire du Centre-Sud à Montréal, exploitant ses ruelles et ses appartements typiques pour ancrer le récit dans le réel. Une anecdote de tournage indique que les scènes de confrontation émotionnelle entre Sophie Nélisse et Karine Vanasse ont été particulièrement éprouvantes à tourner, nécessitant de nombreuses pauses. L'équipe technique a travaillé avec des équipes réduites pour préserver une atmosphère d'intimité nécessaire au jeu des acteurs. Pour le casting initialement prévu, la réalisatrice savait dès l'écriture qu'elle confierait le rôle à Sophie Nélisse avec qui elle souhaitait travailler depuis longtemps.

Thèmes abordés

Le long-métrage explore en profondeur l'obsession amoureuse à l'adolescence, les relations mères-filles dysfonctionnelles et la solitude urbaine. Il traite également de la perte des repères, du mensonge comme mécanisme de défense et des dangers de la manipulation affective.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

La fin du film est construite autour des révélations tragiques qui éclatent lors d'un interrogatoire policier, où le voile se lève sur la frontière entre la réalité et les fantasmes d'Aïcha. L'adolescente doit faire face aux conséquences dévastatrices de ses mensonges sur la vie de Baz et sur sa propre cellule familiale. La scène finale offre une lueur d'espoir subtile, suggérant le début d'un long processus de guérison psychologique et d'une reconstruction nécessaire pour la jeune fille.

Signification du titre

Le titre reprend une phrase du roman symbolisant la naïveté désespérée de l'héroïne, prête à envisager les solutions les plus extrêmes pour retenir l'objet de son affection.

Actualités

Le film est régulièrement diffusé dans les réseaux scolaires et les ciné-clubs canadiens pour ouvrir le débat sur la santé mentale des adolescents et les relations familiales.

Films Similaires

On peut rapprocher ce drame psychologique d'autres œuvres nord-américaines marquantes sur la dérive de l'adolescence comme « Mommy » de Xavier Dolan ou « Thirteen ».