En 1886, alors qu'il doit concevoir la structure phare de l'Exposition universelle de Paris, l'ingénieur Gustave Eiffel retrouve par hasard Adrienne Bourgès, un amour de jeunesse qu'il n'a jamais oublié. Cette rencontre bouleverse profondément sa vie personnelle et vient nourrir en secret l'inspiration de son projet architectural le plus audacieux. Tiraillé entre son devoir professionnel, les pressions politiques de l'époque et une passion amoureuse interdite, Eiffel doit affronter les obstacles qui se dressent devant la réalisation de son rêve. Le film mêle ainsi grande Histoire et romance intime autour de la naissance de l'un des monuments les plus célèbres au monde.
Le film propose une relecture romancée de la vie de l'ingénieur Gustave Eiffel, en s'inspirant très librement de sa biographie officielle pour imaginer une histoire d'amour secrète qui aurait influencé la conception de la tour Eiffel. Martin Bourboulon s'est appuyé sur le roman "La Vérité sur Gustave Eiffel" de Nathalie Hug pour construire cette relecture romanesque, tout en prenant certaines libertés historiques assumées dans un souci purement narratif et dramatique. L'idée centrale du film consistait à humaniser un monument devenu si universellement connu qu'il en a presque perdu sa dimension humaine et intime d'origine. Le réalisateur a voulu montrer la tour Eiffel non plus seulement comme une prouesse d'ingénierie, mais comme le fruit d'une passion amoureuse transposée dans le fer et l'acier.
L'accueil critique a été partagé, certains saluant la reconstitution soignée de l'époque et la alchimie entre Romain Duris et Emma Mackey, tandis que d'autres ont reproché au film ses nombreuses libertés prises avec la réalité historique de la vie de Gustave Eiffel. Plusieurs observateurs ont néanmoins salué l'ambition de proposer une grande romance populaire à la française, genre relativement rare dans le cinéma hexagonal contemporain.
Le public a réservé un accueil favorable au film, séduit par sa dimension romantique et par la reconstitution spectaculaire du Paris de la fin du dix-neuvième siècle. Le film a connu un bon succès en salle, confirmant l'attrait persistant du public français pour les grandes fresques historiques romancées.
Le film n'a pas été particulièrement distingué lors des grandes cérémonies de récompenses françaises, restant davantage un succès populaire qu'une œuvre saluée par la critique institutionnelle.
Martin Bourboulon s'est inspiré du roman de Nathalie Hug ainsi que de sa propre fascination pour la figure de Gustave Eiffel afin de construire un récit mêlant grande Histoire industrielle et romance intime, cherchant un équilibre entre exactitude historique et liberté dramatique.
La reconstitution du chantier de la tour Eiffel a représenté l'un des plus grands défis de production du film, nécessitant la construction de décors monumentaux ainsi qu'un important travail d'effets visuels pour recréer la structure métallique en cours d'édification.
Une scène tournée au sommet d'une réplique partielle de la tour, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, a nécessité des mesures de sécurité particulièrement strictes pour les acteurs et l'équipe technique impliqués dans cette séquence.
Romain Duris s'est plongé dans les écrits et les plans techniques laissés par Gustave Eiffel afin de restituer avec justesse la précision et la rigueur d'esprit de l'ingénieur, au-delà de sa seule dimension romantique développée dans le film.
Le film explore la tension entre ambition professionnelle et vie amoureuse, Gustave Eiffel devant composer avec les attentes sociales de son époque face à une passion jugée inconvenante. Il aborde également la notion d'héritage et de postérité, la tour Eiffel étant présentée comme la trace tangible et éternelle d'un amour impossible à vivre pleinement. Le film questionne aussi les rapports de classe dans la France du dix-neuvième siècle, la relation entre Eiffel et Adrienne se heurtant aux conventions sociales rigides de leur milieu. La modernité industrielle, incarnée par la prouesse technique de la tour, contraste enfin avec la nostalgie d'un amour de jeunesse jamais totalement éteint.
Dans les dernières scènes, Gustave Eiffel achève la construction de sa tour malgré l'opposition d'une partie de l'opinion publique parisienne, qui jugeait initialement le monument disgracieux et inutile. Son histoire d'amour avec Adrienne, restée impossible à vivre pleinement en raison des conventions sociales de l'époque, trouve une forme de résolution symbolique à travers le monument lui-même, érigé comme un témoignage éternel de cette passion contrariée. Le film se termine sur l'inauguration triomphale de la tour lors de l'Exposition universelle de 1889, consacrant définitivement Eiffel comme une figure majeure de l'ingénierie française. Cette conclusion mêle ainsi réussite professionnelle éclatante et mélancolie amoureuse assumée, offrant une lecture romanesque de la naissance de ce monument devenu symbole universel de Paris.
Le titre "Eiffel" reprend simplement le nom de l'ingénieur au cœur du récit, mettant l'accent sur la dimension biographique et intime du film plutôt que sur le monument lui-même, pourtant central à l'intrigue, afin de souligner la volonté du réalisateur d'humaniser cette figure historique.
Le film a contribué à relancer l'intérêt du grand public pour la biographie romancée de Gustave Eiffel, plusieurs ouvrages et documentaires ayant profité de la sortie du film pour revenir sur la véritable histoire de l'ingénieur et de son monument le plus célèbre.
La Belle Époque (2019), Édith et Marcel (1983), Les Adieux à la reine (2012), Autant en emporte le vent (1939)