En décembre 1897, à Paris, le jeune poète et dramaturge Edmond Rostand n'a pas encore trente ans mais est déjà père de famille et criblé de dettes. Angoissé et en manque d'inspiration depuis deux ans, il propose au grand comédien Constant Coquelin une pièce nouvelle en vers, pour les fêtes de fin d'année. Le seul problème est que cette pièce n'est pas encore écrite, et Edmond n'a que le titre en tête : Cyrano de Bergerac. Il commence alors à l'écrire au jour le jour, au milieu des caprices des acteurs et des exigences des producteurs.
Le film est l'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre à succès créée par Alexis Michalik lui-même, qui rêvait initialement d'en faire un long-métrage. L'idée originelle s'inspire de la genèse bien réelle du chef-d'œuvre de la littérature française Cyrano de Bergerac, romancée pour les besoins de la dramaturgie. L'inspiration est venue au réalisateur après avoir vu le film 'Shakespeare in Love', se demandant pourquoi le cinéma français n'avait jamais célébré la création de sa pièce la plus célèbre. Le projet a d'abord essuyé des refus avant de triompher sur les planches, puis à l'écran.
La critique de cinéma a accueilli le long-métrage avec un grand enthousiasme, louant son rythme théâtral virevoltant, son humour et son hommage vibrant aux artistes. Les journalistes ont salué la reconstitution historique soignée du Paris de la Belle Époque et la fraîcheur de l'interprétation de Thomas Solivérès. Le public a réservé un accueil très chaleureux en salles, séduit par cette comédie humaine pleine de panache et d'émotion. Le film a été nommé à plusieurs reprises lors des cérémonies des César, notamment pour ses costumes et ses décors somptueux. Sa réputation reste celle d'un grand divertissement populaire intelligent.
L'inspiration de la mise en scène d'Alexis Michalik mélange les codes du cinéma et du théâtre pour donner une énergie fluide à l'écriture de la pièce. Les difficultés de production résidaient dans la reconstitution de la Belle Époque dans un Paris moderne, obligeant l'équipe à tourner certaines scènes de rue à Prague. Pour la scène particulière de la première représentation théâtrale, le stress des figurants reflétait la tension réelle vécue par l'équipe de tournage. Le casting initialement prévu a vu Thomas Solivérès décrocher le rôle principal après des essais remarquables face à des acteurs plus installés.
Le film traite du processus de création artistique, de l'angoisse de la page blanche et du sacrifice personnel nécessaire à la naissance d'un chef-d'œuvre. Il aborde également l'amour par procuration, la solidarité au sein d'une troupe théâtrale et la magie du spectacle vivant. Le panache et l'honneur y sont célébrés à chaque instant.
La fin émouvante retrace la première triomphale de Cyrano de Bergerac au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, accueillie par une ovation historique du public parisien. Edmond Rostand, épuisé mais soulagé, réalise l'ampleur de son génie et voit son destin basculer du dénuement à la gloire éternelle. La dernière scène montre la fusion parfaite entre le créateur et son personnage de fiction à travers les mots du texte.
Le titre fait simplement référence au prénom du dramaturge Edmond Rostand, plaçant l'homme de l'ombre au centre des projecteurs pour saluer son génie littéraire.
Le long-métrage est fréquemment diffusé dans le cadre scolaire pour faire découvrir l'histoire du théâtre français aux jeunes générations.
Shakespeare in Love de John Madden, Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, Molière de Laurent Tirard.