Alors que Son Goku et sa femme Chichi font passer un entretien d'admission à leur fils Gohan dans une école prestigieuse, le reste de la bande profite d'un moment de détente lors d'un pique-nique. Cette tranquillité est brutalement interrompue par l'arrivée de Paragus et de ses hommes, venus proposer à Vegeta de devenir le roi d'une nouvelle planète Végéta, ce que le prince des Saiyans accepte sans se méfier. Toute l'équipe se retrouve alors entraînée sur une planète en ruines, où Paragus révèle son véritable projet de vengeance en lâchant sur eux son fils Broly, un Saiyan légendaire à la puissance dévastatrice. Face à cette menace d'une force inégalée jusque-là, Son Goku et ses compagnons vont devoir puiser au plus profond d'eux-mêmes pour espérer survivre à cet affrontement titanesque.
Dragon Ball Z : Broly le super guerrier n'est pas tiré d'un livre mais s'inscrit directement dans l'univers du manga Dragon Ball créé par Akira Toriyama, tout en développant une histoire originale conçue spécifiquement pour le grand écran par le scénariste Takao Koyama. Le personnage de Broly, qui donne son titre au film, est en réalité une création originale imaginée pour l'occasion par le réalisateur Shigeyasu Yamauchi et le scénariste Takao Koyama, et non par Akira Toriyama lui-même, contrairement à une idée reçue répandue chez de nombreux fans. Le film s'inscrit dans une longue tradition de longs métrages Dragon Ball Z sortis chaque année au Japon dans le cadre du festival Toei Anime Fair, généralement diffusés en complément de programme d'autres œuvres du studio comme Dr. Slump. Devenu au fil des décennies l'un des films les plus populaires et les plus cultes de toute la saga Dragon Ball Z, Broly le super guerrier a connu un tel succès auprès des fans que le personnage a fini par être officiellement réintégré, des années plus tard, dans la continuité canonique de la franchise avec le film Dragon Ball Super : Broly sorti en 2018, cette fois-ci avec la participation directe d'Akira Toriyama.
Le film est aujourd'hui unanimement considéré par les fans et la critique spécialisée comme l'un des meilleurs longs métrages de toute la saga Dragon Ball Z, salué pour la qualité de sa direction artistique et la puissance dramatique de son antagoniste. Les observateurs ont particulièrement souligné le charisme unique du personnage de Broly, jugé comme l'un des adversaires les plus marquants de toute l'histoire de la franchise en raison de sa force herculéenne et de sa cruauté psychologique envers ses adversaires. Certains critiques ont toutefois relevé que le personnage de Vegeta se montre étonnamment naïf tout au long du film, acceptant sans méfiance la proposition suspecte de Paragus, un défaut d'écriture parfois pointé du doigt par les fans les plus exigeants. La brièveté relative du film, à peine plus d'une heure, a également été notée comme une caractéristique commune à de nombreux longs métrages Dragon Ball Z de cette époque.
Le public a réservé à ce film un accueil extrêmement enthousiaste depuis sa sortie, le classant régulièrement parmi les tout meilleurs longs métrages de la franchise dans les sondages et classements réalisés par les fans à travers le monde. Les spectateurs ont particulièrement salué l'animation soignée des combats, avec une mention spéciale pour la reconstitution de la ville en ruines de la nouvelle planète Végéta, un décor jugé unique dans son charme visuel.
Le succès considérable rencontré par ce film auprès des fans a directement motivé, plus de vingt-cinq ans après sa sortie, la décision de réintégrer officiellement le personnage de Broly dans la continuité canonique de la franchise Dragon Ball Super à travers un nouveau long métrage sorti en 2018, une reconnaissance rare pour un personnage à l'origine créé en dehors de l'œuvre d'Akira Toriyama.
Le personnage de Broly, aujourd'hui considéré comme l'un des antagonistes les plus emblématiques de toute la franchise Dragon Ball, est en réalité une pure création du réalisateur Shigeyasu Yamauchi et du scénariste Takao Koyama, sans intervention directe d'Akira Toriyama à l'époque de ce film. Le film sortait au Japon dans le cadre du festival Toei Anime Fair de mars 1993, aux côtés du sixième long métrage tiré de l'autre série culte d'Akira Toriyama, Dr. Slump, une pratique courante à l'époque pour maximiser la fréquentation des salles. L'histoire du film se situe, sans jamais le mentionner explicitement, durant l'arc scénaristique des Cyborgs et de Cell dans le manga original, une déduction que les fans établissent grâce à la présence du personnage de Trunks venu du futur. Des années plus tard, Akira Toriyama a lui-même confié avoir longtemps oublié les détails de l'histoire originale de Broly, avant que son éditeur ne le convainque de réintégrer ce personnage devenu culte dans la continuité officielle de Dragon Ball Super, aboutissant au film de 2018 où Toriyama a cette fois personnellement écrit le scénario et conçu les character designs.
Le film explore avant tout la vengeance et ses conséquences destructrices, à travers le personnage de Paragus qui manipule son propre fils Broly pour assouvir sa rancœur envers le roi Vegeta. Il aborde aussi la notion de puissance brute incontrôlable, Broly incarnant une force dévastatrice capable d'échapper à tout contrôle, y compris celui de son propre père qui prétendait le manipuler. La loyauté et la solidarité entre les guerriers Z occupent également une place centrale, ces derniers devant unir leurs forces face à une menace dépassant largement leurs capacités individuelles habituelles. Enfin, le film questionne la naïveté et l'orgueil, notamment à travers Vegeta qui se laisse abuser par les belles promesses de Paragus sans en questionner les véritables intentions.
Face à la puissance écrasante de Broly, transformé en Super Saiyan légendaire, Son Goku et ses compagnons doivent unir leurs forces dans un affrontement d'une intensité rarement égalée dans la saga jusqu'alors, avant de parvenir à le vaincre grâce à une combinaison d'attaques combinées. Cette victoire, arrachée de justesse, confirme le statut de Broly comme l'un des adversaires les plus redoutables jamais affrontés par les héros de la série à cette époque de la franchise. Le film se referme sur le retour des guerriers Z à leur quotidien habituel, la menace de Broly étant provisoirement écartée sans toutefois être définitivement refermée, ce qui explique en partie pourquoi le personnage a pu revenir dans plusieurs films ultérieurs de la saga.
Le titre japonais original du film, qui se traduit littéralement par Consume-toi, combat ardent, lutte acharnée, intense bataille, insiste sur l'intensité dramatique et physique de l'affrontement central du long métrage plutôt que sur le nom de son antagoniste. Le titre français, Broly le super guerrier, choisit au contraire de mettre directement en avant le nom du personnage devenu depuis emblématique de ce film, une adaptation plus commerciale et immédiatement identifiable pour le public occidental. Le sous-titre super guerrier, qui deviendra plus tard super Saiyan légendaire dans les traductions ultérieures de la franchise, renvoie à la transformation exceptionnelle que Broly est seul capable d'atteindre parmi tous les Saiyans de son époque.
Sorti initialement au Japon en mars 1993, Dragon Ball Z : Broly le super guerrier continue de bénéficier de ressorties régulières dans les salles françaises et sur les plateformes numériques, portées par la nostalgie durable des fans de la franchise. Le succès jamais démenti de ce film a directement contribué à la décision de Toei Animation et d'Akira Toriyama de réintégrer officiellement le personnage de Broly dans la continuité canonique de Dragon Ball Super vingt-cinq ans plus tard.
Les amateurs de ce film culte pourront se tourner vers Dragon Ball Super : Broly, la version de 2018 réintégrant officiellement le personnage dans la continuité canonique avec la participation directe d'Akira Toriyama, ou vers Dragon Ball Z : Fusions, autre long métrage de la saga très plébiscité par les fans pour la qualité de ses affrontements et de son antagoniste.