Broly, un Saiyan d'une puissance colossale élevé dans l'isolement depuis son enfance, est manipulé par un homme sans scrupules pour s'en prendre à Gokū et Vegeta. La rencontre entre ces trois guerriers d'élite donne lieu à un affrontement d'une intensité et d'une amplitude spectaculaire jamais atteintes dans la saga *Dragon Ball*. Mais *Dragon Ball Super : Broly* est aussi l'histoire d'un homme seul, brisé par son enfance et instrumentalisé par les autres, dont le destin tragique touche autant qu'il impressionne. Un film d'animation épique et émouvant qui a révolutionné l'animation de la franchise.
Dragon Ball Super : Broly est né de la volonté d'Akira Toriyama lui-même — créateur de la saga Dragon Ball — d'intégrer officiellement dans le canon de la franchise le personnage de Broly, qui avait été créé pour les films Dragon Ball Z des années 90 mais n'était pas considéré comme faisant partie de la continuité officielle. Toriyama a entièrement réécrit le personnage, lui donnant une profondeur psychologique et une backstory tragique qui n'existaient pas dans les versions précédentes. Cette implication directe du créateur original dans le scénario a conféré au film une légitimité et une qualité narrative sans précédent pour un film Dragon Ball. Le réalisateur Tatsuya Nagamine, spécialisé dans l'animation d'action pour la télévision, a bénéficié d'un budget et d'un temps de production inédits pour la franchise, permettant un niveau d'animation des scènes de combat absolument révolutionnaire. Le film a également été l'occasion de revoir entièrement l'histoire des origines des Saiyans et de la destruction de leur planète.
Résumé des critiques professionnelles : Dragon Ball Super : Broly a reçu des critiques unanimement enthousiastes, tant de la presse spécialisée en animation que des critiques généralistes qui ont été surpris par la qualité et l'ambition du film. Les journalistes ont salué la révolution stylistique des séquences de combat — qui mêlent animation traditionnelle et effets numériques avec une maîtrise inédite — et la profondeur inattendue du personnage de Broly, dont le passé tragique dépasse largement le simple rôle de villain.
Réception du public : Le succès commercial a été phénoménal : avec 120 millions de dollars de recettes mondiales, Broly est devenu le film d'animation japonais le plus rentable de l'histoire aux États-Unis et l'un des plus grands succès de la franchise. En France, les fans de Dragon Ball ont réservé des séances entières dès les premières heures et le film a dépassé toutes les projections commerciales.
Récompenses obtenues : Le film a remporté le Annie Award du meilleur film d'animation indépendant et a reçu de nombreuses distinctions dans les festivals d'animation asiatique et international. Il a été unanimement reconnu comme une révolution dans l'animation du shōnen.
Inspirations du réalisateur : Tatsuya Nagamine a cité les grands films d'animation épique japonais — notamment les œuvres du Studio Ghibli pour leurs scènes d'action grandioses — comme références pour le niveau qu'il voulait atteindre. Il a également évoqué l'influence des films de Dragon Ball des années 90 tout en cherchant à les dépasser sur chaque plan technique.
Difficultés de production : La séquence de combat principale entre Gokū, Vegeta et Broly — qui dure une vingtaine de minutes — a mobilisé une équipe d'animateurs exceptionnellement nombreuse pendant plus d'un an de production. Coordonner les différents styles d'animation — 2D traditionnelle, 3D numérique, effets spéciaux — tout en maintenant une cohérence visuelle a représenté le défi technique central de la production.
Anecdote sur une scène particulière : L'équipe de production a fait appel à Naohiro Shintani, animateur légendaire qui avait travaillé sur les premiers films Dragon Ball Z dans les années 90, pour superviser les séquences d'animation les plus exigeantes. Son retour à la franchise après des décennies d'absence a été une surprise et une joie pour toute l'équipe, et son influence est clairement perceptible dans la fluidité et l'expressivité exceptionnelles des scènes de combat.
Dragon Ball Super : Broly est, derrière ses affrontements spectaculaires, un film profondément humaniste sur la souffrance de l'enfance et ses conséquences sur l'adulte. Broly, enfant séparé de force de la seule amitié qu'il ait jamais connue et élevé dans la brutalité par un père obsédé par la vengeance, est une figure tragique dont la violence n'est que le reflet de la violence qu'il a reçue. Le film interroge ainsi la notion de monstre : Broly est-il vraiment un vilain, ou est-il lui-même une victime instrumentalisée ? La question de l'amitié comme valeur fondamentale de la saga Dragon Ball est ici réexaminée avec une profondeur nouvelle — Gokū ne veut pas détruire Broly mais le comprendre et peut-être le sauver. La puissance comme fardeau autant que comme don est explorée à travers le personnage de Broly, dont la force colossale l'a davantage isolé qu'élevé.
La fin de Dragon Ball Super : Broly est une conclusion à la fois épique et délicatement humaine. Après un combat d'une violence et d'une ampleur proprement cosmiques, la résolution ne vient pas d'une destruction mais d'un acte d'amour : Cheelai, qui s'est prise d'affection pour Broly, utilise les Dragon Balls pour le renvoyer sur la planète de son enfance, sauvant sa vie et lui offrant enfin la paix qu'il n'a jamais connue. Gokū, fidèle à lui-même, promet de venir le voir — suggérant que Broly pourrait devenir un allié plutôt qu'un ennemi. Cette fin ouverte et optimiste dit que même les plus abîmés peuvent être sauvés par la bonté et l'amitié.
Dragon Ball Super : Broly ancre le film dans la continuité de la série Dragon Ball Super tout en mettant le personnage de Broly en position centrale — une décision forte qui dit l'ambition du projet : ce n'est pas simplement un film d'action de la franchise, c'est l'histoire de Broly, sa réhabilitation narrative et sa légitimation dans le canon officiel. Le nom « Broly » est ainsi élevé au rang de titre, accordant au personnage la dignité et la centralité qui lui avaient été refusées dans ses apparitions précédentes.
La bande originale de Dragon Ball Super : Broly composée par Norihito Sumitomo est unanimement considérée comme la meilleure musique de toute la franchise Dragon Ball. Sumitomo a créé une partition orchestrale d'une ampleur et d'une puissance extraordinaires, capable de passer en quelques secondes de l'épopée guerrière au drame intime avec une fluidité remarquable. Le thème de Broly — mélancolique et tourmenté — est particulièrement réussi, donnant au personnage une profondeur émotionnelle supplémentaire que les images seules n'auraient pas suffi à exprimer. Les morceaux des scènes de combat culminantes sont devenus des références dans le monde de la musique de film d'animation, régulièrement joués en concerts et repris par des orchestres du monde entier.
Dragon Ball Super : Broly reste le film Dragon Ball de référence et a redéfini les standards de l'animation de la franchise. Son succès a directement conduit à la production de Dragon Ball Super : Super Hero (2022), qui a adopté un style graphique encore différent en misant sur la 3D cellulaire. Le personnage de Broly, officiellement intégré au canon, a depuis fait des apparitions dans les jeux vidéo et les produits dérivés de la franchise. Akira Toriyama, dont l'implication dans le scénario du film avait été saluée comme décisive, est décédé en mars 2024 ; Broly reste l'une des dernières grandes œuvres qu'il aura directement co-écrites.
Les fans de Dragon Ball Super : Broly retrouveront leur bonheur dans les autres films de la franchise — Dragon Ball Z : Battle of Gods (2013) et Résurrection de F (2015) — et dans la série Dragon Ball Super. Dragon Ball Super : Super Hero (2022) prolonge la franchise avec un style graphique encore différent. Pour les amateurs d'animation épique japonaise au même niveau de qualité, One Piece Film : Red (2022) ou Demon Slayer : Le Film — Le Train de l'infini (2020) offrent des expériences comparables. Du côté occidental, Spider-Man : Into the Spider-Verse (2018) partage la même révolution formelle dans l'animation de super-héros.