Antoine, cadre supérieur en apparence comblé par une réussite professionnelle et familiale enviable, sombre soudainement dans un comportement destructeur envers tous ses proches. Sans explication apparente, il multiplie les humiliations et les ruptures volontaires avec sa femme, ses amis et sa famille. Cette violence inattendue cache en réalité un secret douloureux que le personnage cherche à dissimuler par tous les moyens. Le film dévoile progressivement les raisons bouleversantes de cette autodestruction apparente.
Le film est adapté du roman de Christian Gailly, dont Jean Becker a été séduit par la construction énigmatique autour d'un personnage en apparence incompréhensible dans sa cruauté soudaine. L'idée centrale du secret dissimulé derrière un comportement destructeur permettait au réalisateur de construire un récit progressivement révélateur de sa véritable nature. Becker souhaitait explorer la manière dont la maladie et la mort peuvent pousser un homme à des choix radicaux et incompris de son entourage. Le scénario a nécessité une adaptation soignée pour préserver le mystère du roman tout en le rendant accessible au cinéma. Albert Dupontel a été choisi pour sa capacité à incarner avec intensité cette ambiguïté entre cruauté apparente et souffrance cachée. Le tournage s'est déroulé en France dans des décors contemporains représentatifs du quotidien du personnage principal.
La critique a salué la construction habile du scénario, jugée efficace dans sa manière de distiller progressivement les véritables raisons du comportement du personnage principal. Plusieurs observateurs ont souligné la performance intense d'Albert Dupontel, capable de naviguer entre cruauté et vulnérabilité cachée. Le film a été apprécié pour sa capacité à émouvoir sans tomber dans le pathos facile. D'autres critiques ont jugé certains effets de mise en scène un peu trop démonstratifs. Le public a été touché par la révélation progressive du secret du personnage principal, suscitant une empathie grandissante au fil du récit. Le succès commercial a été correct, confirmant l'intérêt du public pour ce type de drame intimiste français. De nombreux spectateurs ont salué la performance habitée d'Albert Dupontel. Le film a confirmé la réputation de Jean Becker comme réalisateur sensible aux récits humains poignants. Le film n'a pas reçu de récompense majeure lors des grandes cérémonies françaises. Il a néanmoins obtenu une reconnaissance favorable dans certains festivals consacrés au cinéma français. Albert Dupontel a été salué par plusieurs critiques pour sa performance habitée. Il reste cité parmi les drames intimistes français notables de la fin des années 2000.
Jean Becker s'est appuyé sur le roman original de Christian Gailly tout en préservant son mystère pour la construction du scénario cinématographique. Le tournage s'est déroulé dans des décors contemporains français, choisis pour leur banalité représentative du quotidien du personnage principal. Albert Dupontel s'est profondément investi dans la construction de l'ambiguïté de son personnage, refusant tout excès démonstratif dans son interprétation. Plusieurs scènes ont nécessité une attention particulière pour préserver le mystère du récit jusqu'à la révélation finale. Le réalisateur a privilégié une mise en scène sobre, au service de l'intensité émotionnelle progressive du récit. Le tournage s'est globalement déroulé dans une ambiance de grande concentration, essentielle à la réussite du dispositif narratif énigmatique.
Le film aborde la maladie cachée, le sacrifice par amour déguisé en cruauté et la difficulté de dire adieu à ceux que l'on aime sans les faire souffrir davantage.
Le film révèle que le comportement destructeur d'Antoine était en réalité une stratégie désespérée pour éloigner ses proches avant sa mort imminente, leur épargnant ainsi la douleur de le voir décliner, son geste cruel se révélant finalement être un ultime acte d'amour sacrificiel.
Le titre fait référence au peu de temps qu'il reste à vivre au personnage principal, qu'il choisit de passer à détruire délibérément ses liens affectifs plutôt que d'imposer sa déchéance à ses proches.
Le film reste cité parmi les drames intimistes français marquants consacrés à la maladie et au sacrifice par amour.
La Vie devant soi, Conversations avec mon jardinier, Une hirondelle a fait le printemps.