Seok-woo, père divorcé et businessman absorbé par son travail, accepte de conduire sa jeune fille Soo-an à Busan en train pour rendre visite à sa mère. Dès les premières minutes du voyage, une épidémie de zombies se déclare dans tout le pays et envahit rapidement les wagons du train. Coincés dans ce huis clos ferroviaire à grande vitesse, les survivants doivent s'organiser pour résister à la horde de morts-vivants. Le film dépasse le genre zombies pour livrer une réflexion poignante sur la paternité, la solidarité de classe et le sacrifice.
Sang-ho Yeon, réalisateur de films d'animation, souhaitait réaliser son premier film en prises de vues réelles en utilisant le genre du film de zombies comme prétexte à une réflexion sociale et familiale. L'idée du huis clos dans un train à grande vitesse permettait de concentrer la tension dramatique tout en construisant une galerie de personnages représentatifs de différentes classes sociales coréennes. Le réalisateur souhaitait notamment critiquer l'individualisme contemporain coréen à travers des personnages contraints par l'urgence à faire des choix moraux forts. Le scénario a été pensé pour que le film fonctionne à la fois comme divertissement efficace et comme récit émotionnel sur la relation père-fille. Le casting a réuni des acteurs coréens très populaires pour assurer un large accueil public. Le tournage s'est déroulé en grande partie dans des décors de wagons reconstitués en studio.
La critique internationale a unanimement salué ce film de zombies coréen d'une efficacité redoutable, qui renouvelle le genre par sa dimension émotionnelle et sociale. Plusieurs observateurs ont souligné la maîtrise du suspense et la qualité des séquences d'action dans l'espace confiné du train. Le film a été considéré comme l'un des meilleurs films de zombies depuis des décennies. D'autres critiques ont salué la capacité du film à émouvoir aussi profondément qu'à terrifier dans un même élan. Le public coréen a massivement plébiscité le film, qui est devenu l'un des plus grands succès du box-office coréen. Le succès international a été tout aussi remarquable, le film circulant dans de nombreux pays bien au-delà du circuit du cinéma d'auteur asiatique. De nombreux spectateurs ont été surpris d'être aussi émus par un film de zombies. Il est rapidement devenu une référence culte mondiale dans le genre. Le film a remporté plusieurs récompenses lors des prix du cinéma coréen, notamment pour sa réalisation et ses performances. Il a également été distingué dans de nombreux festivals internationaux spécialisés dans le cinéma asiatique et le cinéma de genre. Sa réussite commerciale et critique a directement inspiré une suite et une série télévisée. Il est considéré comme l'un des films coréens les plus influents de sa décennie.
Sang-ho Yeon s'est inspiré de la tradition du film de zombies de George Romero tout en y insufflant une sensibilité émotionnelle et sociale propre au cinéma coréen contemporain. Le tournage dans des wagons reconstitués a représenté un défi technique et logistique considérable pour filmer des scènes d'action dans des espaces aussi confinés. Ma Dong-seok, qui incarne un père de famille bagarreur devenu l'un des personnages les plus aimés du film, a effectué lui-même plusieurs cascades en raison de son physique particulier. La scène finale dans le tunnel, particulièrement émouvante, a nécessité plusieurs jours de tournage malgré son apparente brièveté. Plusieurs figurants spécialisés dans la chorégraphie de zombies ont été recrutés pour assurer la cohérence visuelle de l'horde.
Le film aborde la solidarité de classe en situation de crise, la rédemption par le sacrifice paternel et la nature humaine révélée dans l'adversité extrême, entre générosité et instinct de survie égoïste.
Seok-woo, contaminé après avoir sacrifié sa vie pour sauver sa fille et la jeune femme enceinte survivante, se jette du train avant de se transformer, sa fille entonnant une chanson qui lui fait retrouver sa conscience le temps d'un dernier regard, touchant l'un des points émotionnels les plus forts du film.
Busan désigne la destination finale du train, ville du Sud de la Corée qui représente dans le film le dernier espoir de refuge encore exempt de l'épidémie, symbole de survie vers lequel tous les passagers tendent désespérément.
Le film a généré une suite cinématographique ainsi qu'une série télévisée, confirmant son impact durable sur la culture populaire mondiale.
World War Z, 28 jours plus tard, Snowpiercer.