Un homme souffrant d'une cécité presque totale et une jeune policière enceinte se retrouvent piégés ensemble au milieu d'une épidémie foudroyante qui transforme la population en créatures agressives. Sans comprendre l'origine du fléau, ce duo improbable doit s'allier pour survivre dans une zone rurale canadienne totalement isolée. Le manque de visibilité de l'un et l'état de vulnérabilité de l'autre créent une tension constante au fil de leur progression. Ils vont devoir mobiliser leurs derniers fragments d'humanité pour espérer trouver un refuge sûr.
Le réalisateur Jesse T. Cook a puisé son inspiration dans le désir de renouveler le film de zombies traditionnel en y ajoutant un handicap sensoriel majeur pour le personnage principal. L'idée lui est venue lors d'un exercice de simulation où il a réalisé à quel point la perte de la vue décuplait l'angoisse face à un danger invisible. Le scénario a été développé en collaboration étroite avec Liv Collins pour ancrer le récit dans une atmosphère de thriller intimiste plutôt que dans le pur film d'action gore. Les auteurs voulaient explorer comment deux vulnérabilités distinctes pouvaient s'assembler pour former une force de survie collective.
Les critiques spécialisés dans le cinéma d'horreur indépendant ont salué l'originalité du concept et l'ambiance poisseuse de la campagne canadienne. Le jeu des deux acteurs principaux a été jugé convaincant, apportant une épaisseur psychologique bienvenue à ce huis clos en plein air. Certains observateurs ont cependant regretté un rythme un peu lent dans la deuxième partie du long-métrage. Le public amateur de films de genre a apprécié l'approche minimaliste et la tension générée par la cécité du héros. Les retours soulignent que le film privilégie intelligemment l'angoisse psychologique aux effets numériques outranciers. Bien que le film soit resté confidentiel, il s'est taillé une réputation solide parmi les amateurs d'ambiances post-apocalyptiques réalistes.
Le cinéaste s'est beaucoup inspiré de l'ambiance épurée et étouffante des premiers films de John Carpenter pour installer son climat d'insécurité permanente. La production a dû composer avec un budget très limité, ce qui a obligé l'équipe à tourner exclusivement à l'aube ou au crépuscule pour masquer le manque de figurants grâce aux ombres naturelles. L'acteur Adam Seybold a passé plusieurs jours à s'entraîner à se déplacer les yeux bandés dans les bois pour rendre les déplacements de son personnage parfaitement crédibles à l'écran.
Le film aborde de front la résilience face au handicap, l'instinct maternel poussé à son paroxysme dans un monde en ruine, ainsi que la confiance aveugle qu'il faut accorder à un inconnu pour survivre.
La fin ouverte montre les survivants atteignant une zone potentiellement sécurisée, symbolisant que la survie ne dépend pas de la force brute, mais de la capacité d'adaptation et de la solidarité mutuelle face au chaos.
Le titre est un mot-valise combinant la mort et la vue, illustrant parfaitement la perception altérée du protagoniste au milieu d'un monde peuplé de morts-vivants.
Le film continue de circuler activement au sein des catalogues de plateformes de streaming spécialisées dans le cinéma fantastique et l'épouvante.
Ce long-métrage s'inscrit dans la lignée directe de thrillers sensoriels comme Sans un bruit pour son utilisation des sens, ou encore 28 jours plus tard pour son urgence épidémique.