Adrien est un trentenaire immature, fêtard et totalement irresponsable qui refuse de s'engager sérieusement dans la vie active au grand dam de sa compagne Maude. À bout de patience après des années de promesses non tenues, Maude décide de le quitter et exige qu'il quitte leur grand appartement parisien. Pour prouver qu'il est capable d'assumer des responsabilités et surtout pour garder son logement, Adrien a une idée folle : monter une crèche parentale clandestine à domicile. Il se retrouve alors à devoir gérer au quotidien une bande de bambins survoltés.
Ce projet de comédie familiale est né de l'imagination du réalisateur Maxime Govare, désireux d'explorer avec humour le phénomène sociétal des adultes refusant de grandir, souvent appelés "syndrome de Peter Pan". L'idée originelle a germé en observant les difficultés concrètes des jeunes parents parisiens pour trouver des places en crèche, un sujet propice aux situations burlesques. Le cinéaste a puisé son inspiration dans le contraste comique évident entre un homme fêtard et le monde ultra-réglementé de la petite enfance. La production a conçu cette œuvre comme un divertissement rythmé, coloré et grand public. Le scénario a été écrit pour offrir un rôle de composition tendre et énergique à Vincent Elbaz.
La presse professionnelle française a accueilli cette comédie de mœurs avec des critiques globalement mitigées mais amicales lors de sa sortie. Les critiques ont salué l'abattage comique et le charme nonchalant de Vincent Elbaz, très à l'aise au milieu des enfants. Quelques journalistes ont regretté un scénario utilisant des ressorts comiques assez classiques et des situations parfois prévisibles propres au genre de la farce familiale. Du côté des spectateurs, le public a passé un excellent moment de détente, soulignant la drôlerie irrésistible des dialogues et le naturel désarmant des jeunes enfants à l'écran. Les retours ont mis en avant le côté réconfortant et sans prise de tête de ce divertissement. Le film a réalisé un score honorable dans les salles obscures.
Le metteur en scène s'est fortement inspiré de comédies américaines cultes comme « Trois hommes et un couffin » ou « Rock Academy » pour construire le rythme effréné de ses scènes de groupe. Le tournage avec une dizaine d'enfants en bas âge a représenté un défi logistique et réglementaire de chaque instant pour la production en plateau. Une anecdote raconte que Vincent Elbaz a dû passer beaucoup de temps avec les enfants avant le début des prises pour qu'ils s'habituent à sa voix et ne pleurent pas pendant le tournage. Les jeunes comédiens ont provoqué d'innombrables moments d'improvisation drôles en refusant parfois de suivre les indications écrites du script. Concernant le casting, Laurence Arné a apporté sa touche de rigueur comique parfaite face à l'immoralité tranquille d'Elbaz.
Le long-métrage traite avec légèreté du refus de vieillir, de la crise du couple trentenaire et des difficultés logistiques de la petite enfance en milieu urbain. Il explore la métamorphose personnelle à travers la responsabilité parentale et l'apprentissage de la patience.
La conclusion du récit voit Adrien se faire démasquer par les autorités administratives, ce qui l'oblige à fermer sa crèche illégale mais lui permet de gagner la maturité qui lui manquait tant. Ayant prouvé sa capacité à s'occuper des autres avec amour et dévouement, il parvient à reconquérir le cœur de Maude sur des bases d'adulte responsable. La scène finale montre le couple uni, prêt à accueillir leur propre enfant de manière tout à fait légale.
Le titre utilise un anglicisme branché pour désigner de manière ironique le statut de ce faux père cool et décontracté qui se retrouve débordé par les réalités de la petite enfance.
Le film mène une jolie carrière sur les catalogues de vidéo à la demande et reste un choix idéal pour les programmes cinématographiques familiaux du dimanche soir.
On peut inscrire ce divertissement dans la lignée directe de comédies familiales basées sur la garde d'enfants comme « Garderie de papa » ou « Baby-sittor ».