Camilla est une jeune femme parisienne arrogante, capricieuse et profondément irrévérencieuse qui estime qu'elle ne mène pas la vie de faste qu'elle mérite. Constatant qu'il ne lui reste qu'une seule option pour acquérir un statut royal, elle décide de s'envoler pour Londres avec un objectif précis : séduire le Prince Harry. Sans aucune invitation ni protocole, elle infiltre les cercles de la haute société britannique. Ses méthodes provocatrices et sans filtre vont semer un chaos mémorable dans la capitale anglaise.
Ce long-métrage unique est l'adaptation cinématographique officielle de la célèbre pastille humoristique « Connasse » diffusée avec succès sur la chaîne Canal+. L'idée originelle des réalisatrices Eloïse Lang et Noémie Saglio était de pousser le concept de la caméra cachée jusqu'au format long-métrage de cinéma, un pari hautement risqué. L'inspiration est venue de la volonté de confronter ce personnage français outrancier à la rigidité légendaire du protocole de la famille royale britannique. La production a dû monter un stratagème secret colossal pour filmer en continu sans jamais se faire repérer par les autorités ou le public. Le scénario a été écrit comme un fil conducteur flexible, laissant une part immense à l'improvisation brute en conditions réelles.
La presse professionnelle française a accueilli ce pari cinématographique audacieux avec une surprise globalement positive et amusée lors de sa sortie. Les critiques ont unanimement encensé le courage physique et le génie comique de Camille Cottin, capable de garder son sérieux dans des situations réelles hallucinantes. De nombreux journalistes ont souligné la prouesse technique du montage qui parvient à lier des dizaines de caméras cachées en une histoire narrative cohérente. Du côté des spectateurs, le grand public a répondu présent en masse, ruant de rire face aux réactions spontanées des passants britanniques piégés. Le film a été un immense succès populaire au box-office national et a valu à Camille Cottin une nomination historique aux Césars.
Les réalisatrices se sont fortement inspirées des méthodes subversives de Sacha Baron Cohen dans « Borat » pour concevoir leur dispositif de tournage clandestin. Le tournage s'est déroulé dans le secret le plus total entre Paris et Londres, l'équipe dissimulant le matériel de prise de vue dans des sacs ou des camionnettes. Une anecdote incroyable raconte que Camille Cottin a été véritablement arrêtée par la police anglaise après avoir escaladé les grilles du palais de Kensington en direct. L'actrice a dû passer plusieurs heures en garde à vue sans jamais briser son personnage face aux policiers perplexes. Concernant le casting, les figurants et interlocuteurs à l'écran sont de véritables personnes piégées qui ignoraient totalement la présence de caméras.
Le film tourne en dérision l'arrogance parisienne, l'obsession moderne pour la célébrité et le snobisme des classes royales britanniques. Il explore les limites de l'audace sociale, le choc culturel franco-anglais et le pouvoir de l'impertinence poussée jusqu'à l'absurde.
La fin du film scelle les pérégrinations royales de Camilla par un échec cuisant mais hilarant dans sa tentative d'approcher le Prince Harry de près. Expulsée du territoire britannique après ses frasques médiatiques, elle revient à Paris sans couronne mais plus arrogante que jamais, encensée par ses pairs pour son audace internationale. La séquence finale la montre reprendre ses mauvaises habitudes dans les rues de la capitale, n'ayant absolument rien regretté.
Le titre associe de manière antithétique l'insulte familière caractérisant le personnage à l'expression populaire « Princesse des cœurs » autrefois attribuée à Lady Di, créant un décalage satirique immédiat.
Le long-métrage a définitivement propulsé la carrière de Camille Cottin au rang de star internationale et demeure une comédie culte régulièrement diffusée à la télévision française.
On peut directement lier ce film conceptuel à d'autres comédies en caméras cachées comme « Borat » ou les longs-métrages subversifs de la bande de Michael Youn.