Les enquêteurs paranormaux Ed et Lorraine Warren sont appelés au chevet d'un jeune garçon possédé, dont l'exorcisme tourne au drame lorsqu'un jeune homme présent lors du rituel semble à son tour absorber l'entité démoniaque. Peu après, ce dernier commet un meurtre sans en garder aucun souvenir, plongeant sa défense dans une impasse totale. Convaincus de son innocence, les Warren se lancent alors dans une enquête inédite pour prouver devant un tribunal l'existence d'une possession démoniaque, une première dans l'histoire judiciaire américaine.
Le film s'inspire d'une affaire judiciaire réelle survenue aux États-Unis au début des années 1980, connue sous le nom d'affaire Arne Cheyenne Johnson, où la défense de l'accusé avait invoqué pour la première fois une possession démoniaque comme circonstance atténuante lors d'un procès pour meurtre. Le réalisateur Michael Chaves, qui prend la suite de James Wan aux commandes de la franchise, choisit d'orienter cet épisode vers une dimension plus policière et judiciaire que les précédents volets, tout en conservant l'ancrage dans les véritables dossiers documentés par les époux Warren.
La critique se montre partagée face à ce changement de registre, certains saluant l'originalité de l'approche judiciaire mêlée à l'horreur surnaturelle, tandis que d'autres regrettent une perte de l'ambiance oppressante et intimiste qui faisait la force des précédents opus centrés sur des maisons hantées. Les performances de Patrick Wilson et Vera Farmiga continuent néanmoins d'être saluées pour leur alchimie et leur crédibilité. Le public réserve un excellent accueil au film, qui rencontre un important succès au box-office mondial malgré sa sortie simultanée en streaming dans certains territoires en raison du contexte sanitaire encore compliqué en 2021. Le film n'a pas été distingué par de grandes récompenses cinématographiques, s'inscrivant dans la continuité commerciale de la franchise plutôt que dans une recherche de reconnaissance critique institutionnelle.
Le scénario s'appuie sur les véritables archives et témoignages laissés par Ed et Lorraine Warren concernant l'affaire judiciaire qui a inspiré le film, une première dans l'histoire américaine où la possession démoniaque a été invoquée comme argument de défense lors d'un procès pour meurtre. Le tournage s'est déroulé principalement aux États-Unis, avec une attention particulière portée à la reconstitution de l'atmosphère des années 1980, période durant laquelle se déroule l'intrigue du film. Michael Chaves, qui avait déjà travaillé sur un spin-off de la franchise avec La Malédiction de la dame blanche, a été choisi pour reprendre les rênes de la saga principale après le départ de James Wan à la réalisation, ce dernier restant impliqué en tant que producteur. Le film s'écarte volontairement du format habituel de la maison hantée pour explorer un territoire plus large, mêlant enquête policière, procès et affrontement occulte, un pari narratif assumé par toute l'équipe créative.
Le film explore la frontière trouble entre folie, manipulation et véritable possession démoniaque, ainsi que la responsabilité morale et judiciaire face à un acte commis sous influence surnaturelle. La foi et l'engagement du couple Warren face au mal occupent également une place centrale, tout comme la malédiction transmise par un objet occulte au cœur de l'intrigue.
Les Warren découvrent qu'une occultiste malveillante est à l'origine de la malédiction ayant conduit à la possession et au meurtre, en ayant orchestré un rituel de transfert démoniaque via un objet ensorcelé. Une fois la coupable démasquée et neutralisée lors d'un affrontement final, le jeune homme accusé est innocenté, la vérité surnaturelle ayant enfin pu être établie devant la justice.
Le titre français, Conjuring : Sous l'emprise du diable, insiste sur la dimension de possession démoniaque au cœur du récit, tandis que le titre original, The Conjuring: The Devil Made Me Do It, reprend directement la formule utilisée lors du véritable procès ayant inspiré le film pour justifier l'acte commis par l'accusé.
La franchise Conjuring, l'une des plus rentables de l'histoire du cinéma d'horreur, a continué de s'étendre avec de nouveaux volets et spin-offs annoncés dans les années suivant la sortie de ce troisième opus principal.
Conjuring : les dossiers Warren, Conjuring 2 : le cas Enfield, Annabelle.