À la mort de Charlie, leur amie d'enfance, Boris, Elie et Maxime se retrouvent pour respecter ses dernières volontés. Elle voulait que ses trois meilleurs amis partent en Corse pour lui disperser ses cendres. Les trois hommes ne se sont pas vus depuis des années et ne se supportent pas. Ce voyage forcé va les obliger à se confronter à leur passé, à leur amitié et au deuil. Entre disputes et fous rires, ils vont réapprendre à vivre ensemble.
Le film est le premier long-métrage de Hugo Gélin. L'idée originelle lui est venue après la mort d'un de ses amis proches. Il a voulu parler du deuil et de l'amitié masculine avec pudeur et humour. L'inspiration vient des films de road movie comme Stand by Me et des comédies dramatiques américaines. Il ne s'agit pas d'une histoire vraie mais le réalisateur s'est nourri de son propre vécu et de celui de ses proches. Il a co-écrit le scénario avec Romain Protat et Hervé Mimran pour parler de la trentaine et de la difficulté à grandir. L'envie était de faire un film de potes émouvant sans tomber dans le pathos.
Résumé des critiques professionnelles : Le film est très bien accueilli par la critique. On salue la justesse du ton, l'équilibre entre rires et larmes, et l'alchimie entre les trois acteurs. La presse parle d'un premier film maîtrisé et touchant. Le Figaro évoque 'une belle surprise' et Télérama 'un film qui fait du bien'. Certains lui reprochent un côté un peu trop consensuel et prévisible. Mais l'unanimité se fait sur l'émotion et la sincérité du propos. Il est considéré comme une des belles comédies dramatiques françaises de 2012. Réception du public : Avec 460 000 entrées, c'est un joli succès public pour un premier film. Le bouche-à-oreille est excellent. Le public est touché par l'histoire et s'identifie aux personnages. Le film devient culte chez les trentenaires et marche très fort en VOD. Il est régulièrement rediffusé à la télévision et garde une cote d'amour énorme. Les spectateurs parlent d'un film 'doudou' sur l'amitié. Récompenses obtenues : Le film remporte le Prix du Public au Festival de l'Alpe d'Huez 2012. Il est nommé au César du Meilleur premier film. Pierre Niney obtient une nomination au César du Meilleur espoir masculin. Il gagne le Prix du Jury au Festival du film de Cabourg. Sa plus grande récompense reste son statut de film générationnel sur l'amitié.
Inspirations du réalisateur : Hugo Gélin s'est inspiré des films de Claude Sautet pour filmer l'amitié et les repas qui s'éternisent. Il voulait une image lumineuse pour la Corse, comme un paradis perdu. Il a demandé à ses acteurs de partir ensemble en Corse avant le tournage pour créer une vraie complicité. L'influence de Little Miss Sunshine est là pour le côté road trip familial. Difficultés de production : Tourner en Corse avec un petit budget a été compliqué. La scène de la tempête en mer a été tournée en piscine avec des ventilateurs. Le plus dur a été de gérer les trois acteurs qui avaient des méthodes de jeu très différentes. Le tournage a été endeuillé par la mort de la grand-mère de Hugo Gélin, ce qui a renforcé l'émotion sur le plateau. Il a fallu 5 ans pour monter le film. Anecdote sur une scène particulière : La scène où les trois chantent 'Je l'aime à mourir' de Francis Cabrel dans la voiture a été totalement improvisée. La prise a été gardée car l'émotion était réelle. Pour la scène de l'enterrement, il faisait un froid glacial et les acteurs tremblaient pour de vrai. La voix off de Charlie a été enregistrée par Mélanie Thierry, amie du réalisateur. Casting initialement prévu : Gilles Lellouche devait jouer Boris mais a dû refuser pour un autre tournage. Pio Marmaï a été envisagé pour Maxime. Le rôle d'Elie a failli revenir à Manu Payet. Pierre Niney a hésité car il avait peur du sujet de la mort. Le casting s'est fait sur l'alchimie entre les trois, plus que sur la notoriété.
Le film parle du deuil et de la façon dont chacun le vit différemment. Il aborde l'amitié masculine, sa force et ses non-dits. C'est une histoire sur le passage à l'âge adulte et la fin de l'insouciance. Le film traite de la culpabilité, du regret et du pardon. Il évoque la Corse comme un lieu de mémoire et de retour aux sources. C'est une réflexion sur ce qui nous lie aux autres au-delà de la mort. Le film parle aussi de la masculinité et de la difficulté à exprimer ses sentiments.
Après s'être disputés une dernière fois, les trois amis dispersent enfin les cendres de Charlie dans le maquis corse. Ils réalisent qu'elle leur a offert un dernier cadeau : les réunir. Chacun repart changé. Boris accepte de devenir père, Elie s'ouvre aux autres et Maxime arrête de fuir. La dernière scène les montre un an plus tard, réunis sur la tombe de Charlie, en train de rire. La fin signifie que l'amitié survit à la mort. Charlie n'est plus là mais son esprit les a réconciliés. Ils ne sont plus trois individus mais 'comme des frères'.
'Comme des Frères' désigne la relation entre Boris, Elie et Maxime. Ils ne sont pas frères de sang mais leur amitié est si forte qu'elle est familiale. Le titre est ironique car au début du film ils se détestent. Il annonce le chemin qu'ils vont parcourir pour le redevenir. Le 'Comme' est important : ils ne sont pas des frères, mais ils agissent comme tels. C'est le titre d'une chanson de Francis Cabrel qu'ils chantent, et qui résume leur lien.
La musique de Revolver est centrale dans le film. Le groupe signe plusieurs titres originaux dont 'Balade'. La reprise de 'Je l'aime à mourir' de Francis Cabrel par les trois acteurs est devenue culte. La BO mélange folk et pop douce pour coller à l'émotion du film. Elle participe énormément à la nostalgie et à la douceur qui se dégage du long-métrage. L'album a été très bien vendu et est indissociable du succès du film.
Les Petits Mouchoirs, Nous trois ou rien, Le Premier Jour du reste de ta vie, Little Miss Sunshine, Stand by Me