Dans un monde secret que les humains ne soupçonnent pas, chiens et chats mènent une guerre d'espionnage technologiquement sophistiquée pour contrôler la relation entre les animaux de compagnie et leurs maîtres. Quand le professeur Brody est sur le point de découvrir un vaccin contre les allergies aux poils de chien — qui ferait des chiens les animaux de compagnie préférés de tous les humains — les chats décident de saboter ses recherches pour préserver leur domination. Seul Diggs, un chiot beagle nouvellement affecté à la protection de la famille Brody, va devoir déjouer les plans de la mystérieuse Mr Tinkles pour sauver la recherche et l'humanité. Une comédie familiale pleine d'action et d'humour, qui parodie avec affection les films d'espionnage tout en offrant un spectacle très divertissant pour toute la famille.
Comme chiens et chats est né du concept original imaginé par John Requa et Glenn Ficarra, qui voulaient créer une comédie familiale qui exploite à fond la rivalité légendaire entre chiens et chats en la transposant dans le registre des films d'espionnage — un mashup de genres qui semblait naturel tant la rivalité des deux espèces ressemble à une guerre secrète et permanente. Warner Bros. voyait dans ce concept l'opportunité de créer un film familial grand public qui fonctionnerait sur plusieurs niveaux : les enfants pour les animaux rigolos et les gags physiques, les adultes pour les parodies de films d'espionnage et les références à la guerre froide. Lawrence Guterman, réalisateur principalement issu de la publicité, a été choisi pour sa maîtrise des effets visuels et son sens du rythme comique dans des formats courts. La combinaison de prises de vues réelles avec de vrais animaux, de l'animatronique et des effets numériques pour synchroniser les mouvements de bouche des animaux sur des dialogues représentait un défi technique qui mobilisa les équipes d'effets spéciaux les plus avancées de l'industrie. Les voix des animaux, assurées par des acteurs reconnus, apportaient un niveau supplémentaire d'humour et de caractérisation que l'animation seule n'aurait pas pu atteindre.
Résumé des critiques professionnelles : Les critiques ont réservé un accueil modéré au film, reconnaissant son efficacité dans le genre de la comédie familiale tout en notant que le scénario manquait parfois d'originalité et que l'humour adulte basé sur les parodies de films d'espionnage ne fonctionnait pas toujours aussi bien que prévu. Les effets visuels ont été unanimement appréciés pour la fluidité des animations qui donnaient aux animaux l'apparence de vrais acteurs. Le film a cependant été reconnu comme un divertissement honnête et efficace pour son public cible.
Réception du public : Le public familial a plébiscité le film, qui est devenu l'un des succès commerciaux de l'été 2001 avec des recettes mondiales très confortables. Les enfants ont adoré les aventures des animaux-espions, et la réaction enthousiaste du jeune public a été le principal moteur du bouche-à-oreille positif. Le film a généré suffisamment de succès pour justifier une suite — Comme chiens et chats : La Revanche de Kitty Galore (2010).
Récompenses obtenues : Comme chiens et chats a été nommé dans des catégories de films familiaux et pour jeune public dans plusieurs cérémonies populaires. La qualité des effets visuels a été reconnue dans des publications spécialisées.
Inspirations du réalisateur : Lawrence Guterman s'est inspiré des grandes franchises de films d'espionnage — James Bond en tête — pour les gimmicks et les gadgets du film, cherchant à créer des équivalents félins et canins des armes secrètes et des bases camouflées caractéristiques du genre. Il voulait que les spectateurs adultes reconnaissent immédiatement les références tout en s'amusant de leur transposition dans le monde des animaux de compagnie.
Difficultés de production : Travailler avec des animaux vivants représentait le défi principal du tournage — même les meilleurs dresseurs du monde ne peuvent garantir que des chiens et des chats se comporteront exactement comme prévu devant les caméras. L'équipe a dû combiner intelligemment les prises avec de vrais animaux, les scènes réalisées avec des animatroniques et les séquences entièrement numériques pour créer l'illusion d'une cohérence totale.
Anecdote sur une scène particulière : La scène de la poursuite en voiture télécommandée par le chaton Mr Tinkles a nécessité une coordination particulièrement complexe entre les équipes de dressage, les opérateurs de puppets animatroniques et les équipes d'effets numériques, la même scène combinant parfois trois ou quatre techniques différentes dans un même plan.
Comme chiens et chats explore avec humour la notion de loyauté et d'amitié entre espèces différentes, les chiens incarnant une vision de la relation maître-animal fondée sur le dévouement et l'affection sincère, tandis que les chats représentent une forme d'indépendance et de calcul qui contraste délicieusement. La parodie des films d'espionnage permet d'explorer des thèmes de trahison, de double jeu et de manipulation à travers un filtre comique qui les rend accessibles aux enfants. Le film valorise la famille et la communauté — les chiens protègent la famille Brody par loyauté, non par intérêt — comme valeurs fondamentales. La science et le progrès comme source d'enjeux géopolitiques sont amusamment transposés dans le monde animal. Enfin, le film joue sur la perception que les humains ont de leurs animaux de compagnie, suggérant avec humour que sous l'apparente passivité des chats et l'enthousiasme des chiens se cachent des personnalités et des agendas bien plus sophistiqués.
La résolution du film voit la famille Brody protégée, les plans de Mr Tinkles déjoués et le vaccin sauvé, conformément aux conventions du film d'espionnage parodique où le héros triomphe toujours de la menace. Mais la vraie conclusion émotionnelle est l'intégration de Diggs dans la famille Brody — une adoption symbolique qui illustre la thèse centrale du film : les chiens nous aiment et nous protègent, et méritent en retour d'être aimés et accueillis dans nos familles. La menace des chats est repoussée mais leur rivalité éternelle n'est pas résolue, laissant ouverte la possibilité de futurs conflits — et de suites.
Le titre Comme chiens et chats — Cats & Dogs en version originale — fait directement référence à l'expression populaire qui désigne une mésentente profonde et durable entre deux parties : "se battre comme chien et chat". Ce titre annonce immédiatement le registre comique et la dynamique centrale du film, tout en signalant que cette rivalité légendaire va être prise au sérieux et développée dans toute son absurdité. Le titre original en anglais met les chats en premier, un détail amusant dans un film où les chiens sont les héros.
Comme chiens et chats reste un classique du cinéma familial du début des années 2000, régulièrement rediffusé à la télévision et apprécié par de nouvelles générations d'enfants. La suite de 2010 a confirmé la longévité commerciale de la franchise. Les techniques d'effets visuels pour synchroniser les animaux avec des dialogues ont considérablement évolué depuis ce film, mais Comme chiens et chats reste une référence dans l'histoire des films avec des animaux parlants en prises de vues réelles.
Comme chiens et chats : La Revanche de Kitty Galore de Brad Peyton (2010) est la suite directe du film. Babe de Chris Noonan (1995) est le grand précédent du film familial avec des animaux parlants. Alvin et les Chipmunks de Tim Hill (2007) partage le même public cible et le même type de comédie avec des animaux dotés de personnalités humaines. G-Force de Hoyt Yeatman (2009) reproduit exactement le même concept avec des cochons d'Inde agents secrets. Enfin, Secret Life of Pets de Chris Renaud (2016) offre une version animée plus sophistiquée du même concept de la vie secrète des animaux de compagnie.