Après la mort soudaine de sa mère, Henry, adolescent fragile et désorienté, se lie d'amitié avec Ana, sa voisine aussi charismatique que tourmentée. Cette relation naissante entraîne le jeune homme dans un monde d'addiction et de violence, à l'image de la crise des opioïdes qui ravage leur petite ville de l'Ontario. Entre l'attachement sincère qu'il porte à Ana et la spirale destructrice dans laquelle elle l'entraîne, Henry doit trouver sa propre voie pour survivre à ce deuil et à cet environnement toxique.
Le film, connu sous son titre original Castle in the Ground, est le second long métrage de Joey Klein, acteur et cinéaste originaire de Montréal, après The Other Half, remarqué en 2016 dans plusieurs festivals dont le SXSW. Klein situe son récit à Sudbury, en Ontario, en 2012, en pleine crise des opioïdes qui touchait alors durement de nombreuses petites villes nord-américaines. Le projet s'inscrit dans une volonté de traiter un sujet de société grave à travers une relation intime entre deux jeunes adultes marqués par le deuil et la dépendance, plutôt que par un traitement strictement documentaire de la crise sanitaire.
L'accueil critique a été mitigé : si la performance des acteurs principaux, notamment Alex Wolff et Imogen Poots, a été saluée, plusieurs observateurs ont estimé que le film peinait à instaurer un rythme convaincant sur la durée. La démarche esthétique du réalisateur, qui a choisi de filmer au format 4/3 en alternant longs plans et gros plans, a été relevée sans toutefois convaincre entièrement la critique quant au traitement du sujet. Le public a réservé un accueil discret au film, sa sortie s'étant faite principalement en vidéo à la demande après une première mondiale au Festival international du film de Toronto en 2019. Les spectateurs les plus sensibles au sujet de la crise des opioïdes ont salué l'ambition du projet, tout en reconnaissant des longueurs dans le traitement narratif. Le film n'a pas obtenu de récompense majeure, sa présentation au Festival de Toronto ayant surtout permis de mettre en lumière le travail de ses deux interprètes principaux.
Le tournage s'est déroulé avec l'ambition de recréer l'atmosphère de Sudbury en 2012, période marquée par l'expansion de la crise des opioïdes au Canada. Joey Klein a choisi de filmer en format 4/3, un choix esthétique inhabituel destiné à renforcer le sentiment d'enfermement des personnages, en alternant plans larges et gros plans rapprochés lors des scènes les plus intenses. Le film a connu sa première mondiale au Festival international du film de Toronto en 2019, en présence du réalisateur et de l'ensemble de la distribution, avant sa sortie en vidéo à la demande au Québec sous le titre français Combat des ombres, doublé aux studios Mels de Montréal.
Combat des ombres traite frontalement de la crise des opioïdes et de ses ravages sur une jeunesse désœuvrée dans les petites villes nord-américaines. Le film explore le deuil et la manière dont la perte d'un parent peut fragiliser un adolescent au point de le rendre vulnérable à des influences destructrices. L'amitié ambiguë entre les deux personnages principaux interroge les limites entre compassion sincère et attachement toxique. Le film questionne enfin la difficulté à se reconstruire dans un environnement social gangrené par l'addiction et la violence.
Le titre original, Castle in the Ground, évoque un refuge illusoire et fragile, à l'image de la relation que nouent Henry et Ana, qui croient trouver l'un chez l'autre un abri contre leur douleur respective alors qu'ils s'enfoncent ensemble dans la dépendance. Le titre français, Combat des ombres, met davantage l'accent sur la lutte intérieure du personnage principal, tiraillé entre son deuil, son attachement à Ana et le monde de violence dans lequel il se retrouve happé.
Beautiful Boy, Dallas Buyers Club, Ben Is Back.