Marion Cobretti, surnommé Cobra, est un policier d'élite membre d'une unité spéciale chargée de neutraliser les criminels les plus dangereux. Lorsqu'un tueur en série surnommé l'Étrangleur de Nuit sème la terreur à Los Angeles, Cobra est appelé en renfort. Sa mission : protéger la seule témoin du crime, Ingrid Knudsen, et traquer le psychopathe avant qu'il ne frappe à nouveau. Entre fusillades spectaculaires et courses-poursuites infernales, Cobra va mener sa propre guerre contre le mal.
Cobra est basé sur le roman Fair Game de Paula Gosling, publié en 1978. Le scénario a été adapté par Sylvester Stallone, qui a également produit le film et tenu le rôle principal. Stallone voulait créer un personnage de flic impitoyable, inspiré des justiciers urbains des années 80. L'idée était de proposer un film d'action brutal et sans compromis, dans la veine de Dirty Harry ou de L'Inspecteur Harry. George P. Cosmatos, qui avait déjà travaillé avec Stallone sur Rambo 2, a été choisi pour réaliser le film. Le personnage de Cobra a été conçu comme un anti-héros, un policier qui n'hésite pas à enfreindre les règles pour faire triompher la justice. Le film a été tourné à Los Angeles, avec des décors urbains sombres et industriels. Le budget était relativement modeste, mais Stallone a imposé son vision artistique pour créer un film visuellement marquant.
Les critiques ont été globalement négatives à la sortie de Cobra. Beaucoup ont reproché au film sa violence excessive et son scénario simpliste. Roger Ebert a donné au film une critique particulièrement sévère, le qualifiant de fascisant et de moralement discutable. D'autres critiques ont cependant salué l'énergie du film et la performance de Stallone dans le rôle titre.
Le public a accueilli Cobra avec un certain enthousiasme, même si le film n'a pas rencontré le succès escompté. Il a rapporté environ 49 millions de dollars au box-office américain, un résultat honorable mais en deçà des attentes. Les fans de Stallone et de films d'action ont apprécié l'énergie brute du film. Avec le temps, Cobra est devenu un film culte, apprécié pour son côté excessif et son esthétique années 80.
Cobra n'a remporté aucune récompense majeure lors des cérémonies officielles. Le film a même été nominé à plusieurs reprises aux Razzie Awards, les anti-récompenses du cinéma. Brigitte Nielsen a été nominée pour le pire second rôle féminin. Cependant, le film a gagné une place particulière dans le cœur des fans de films d'action des années 80.
George P. Cosmatos s'est inspiré des films de justiciers urbains des années 70 et 80 pour créer l'atmosphère de Cobra. Il a voulu créer un film visuellement stylisé, avec des éclairages contrastés et des décors industriels. Le personnage de Cobra a été conçu comme un mélange de Dirty Harry et de Mad Max, un justicier impitoyable. Cosmatos a également voulu explorer les thèmes de la violence urbaine et de la peur du crime.
Le tournage a été marqué par plusieurs difficultés, notamment des tensions entre Stallone et Cosmatos. Stallone, qui avait co-écrit le scénario, voulait avoir un contrôle créatif important sur le film. Certaines scènes d'action ont nécessité des réglages complexes et des prises multiples. Le budget limité a également contraint l'équipe à faire des compromis sur certains aspects techniques.
La célèbre scène du supermarché, où Cobra affronte les membres du gang de l'Étrangleur, a nécessité plusieurs jours de tournage. Stallone a réalisé certaines de ses cascades lui-même, impressionnant l'équipe par son engagement. Les figurants utilisés dans cette scène ont été choisis pour leur apparence menaçante, contribuant à l'atmosphère oppressante. La scène est devenue l'une des plus iconiques du film et reste dans les mémoires des fans.
Sylvester Stallone a toujours été le choix premier pour le rôle de Cobra, qu'il a également co-écrit. Brigitte Nielsen, alors épouse de Stallone, a été choisie pour le rôle féminin principal. Andrew Robinson, qui avait incarné le Scorpion dans Dirty Harry, a été casté dans le rôle de l'Étrangleur. Brian Thompson a été choisi pour incarner le membre le plus imposant du gang, un rôle qui lui a valu une certaine notoriété.
Cobra explore avant tout le thème de la justice expéditive et du justicier urbain. Le film met en scène un policier qui n'hésite pas à enfreindre les règles pour éliminer les criminels les plus dangereux. Cette approche soulève des questions morales sur les limites de la violence légitime. Le film aborde également la peur du crime et l'insécurité urbaine, thèmes très présents dans les années 80. La figure du loup solitaire, incarnée par Cobra, renvoie à l'archétype du justicier occidental. On peut aussi y voir une critique de l'inefficacité du système judiciaire traditionnel. Le film explore la violence sous toutes ses formes, de la violence criminelle à la violence d'État. Enfin, Cobra célèbre l'individualisme et la détermination face à l'adversité.
La fin de Cobra voit la destruction de l'Étrangleur de Nuit et de son gang lors d'une confrontation finale dans une aciérie abandonnée. Après une course-poursuite haletante et une fusillade spectaculaire, Cobra parvient à neutraliser les membres du gang un par un. L'Étrangleur, acculé, tente une dernière fois de s'enfuir mais est rattrapé par Cobra dans l'aciérie en flammes. Le psychopathe est finalement vaincu par Cobra, qui le précipite dans les flammes après un combat acharné. Ingrid, la témoin protégée par Cobra, est sauvée et peut enfin tourner la page. Cobra, quant à lui, repart seul, fidèle à son image de loup solitaire. La fin confirme le statut de Cobra justicier impitoyable, prêt à tout pour protéger les innocents. Cette conclusion brutale et satisfaisante permet de clore l'arc narratif dans la pure tradition des films d'action des années 80.
Le titre Cobra fait référence au surnom du protagoniste principal, Marion Cobretti, surnommé Cobra en raison de sa rapidité et de sa létalité. Le cobra est un serpent venimeux, connu pour sa frappe rapide et mortelle, ce qui correspond parfaitement au style de combat du personnage. Le titre évoque également l'idée d'un prédateur, un chasseur traquant ses proies sans pitié. Il suggère la dangerosité du personnage, capable de neutraliser ses ennemis en un instant. Le titre est court, percutant et mémorable, parfait pour un film d'action des années 80. Il est devenu iconique et est immédiatement associé à Sylvester Stallone et à son personnage de justicier. Le titre a également inspiré de nombreuses références dans la culture populaire, notamment dans les jeux vidéo et les séries télévisées.
Cobra reste un film culte apprécié des fans de films d'action des années 80. Le film est régulièrement diffusé sur les chaînes de cinéma et reste disponible en vidéo et sur les plateformes de streaming. Une version restaurée du film a été publiée en Blu-ray, permettant aux fans de redécouvrir le film dans une qualité améliorée. Sylvester Stallone a exprimé à plusieurs reprises son attachement à ce rôle, qu'il considère comme l'un de ses plus emblématiques. Le film a influencé de nombreuses productions ultérieures dans le genre de l'action. Des références à Cobra apparaissent régulièrement dans la culture populaire, notamment dans les séries télévisées et les jeux vidéo. Les fans continuent de célébrer le film à travers les réseaux sociaux et les conventions de fans. Le personnage de Cobra reste une icône du cinéma d'action des années 80.
Cobra s'inscrit dans la tradition des films de justiciers urbains des années 80. On peut le comparer à Dirty Harry, avec Clint Eastwood, qui a popularisé le genre dans les années 70. Rambo, avec Sylvester Stallone, partage cette figure du soldat solitaire luttant contre l'injustice. L'Inspecteur Harry, avec Clint Eastwood, présente un personnage similaire dans son approche expéditive de la justice. Le Flic de Beverly Hills, avec Eddie Murphy, propose une variation plus humoristique du genre. Mad Max, avec Mel Gibson, partage cette esthétique post-apocalyptique et cette figure du justicier solitaire. Les films de Charles Bronson comme Un justicier dans la ville explorent des thèmes similaires. Enfin, les films d'action de Stallone comme Over the Top ou Tango & Cash partagent cette énergie brute et cette violence assumée.