Dante, jeune employé désabusé d'une supérette du New Jersey, doit travailler malgré lui un jour de repos pour remplacer un collègue absent. Tout au long de cette journée mouvementée, il enchaîne les clients excentriques tout en multipliant les discussions absurdes avec son ami Randal, employé du vidéoclub voisin tout aussi cynique. Entre dispute avec son ex-petite amie et questionnements existentiels sur le sens de sa vie stagnante, Dante traverse une journée représentative de son quotidien monotone. Le film en noir et blanc capture avec un humour mordant l'ennui et l'absurdité du travail précaire.
Kevin Smith, alors employé lui-même d'une supérette du New Jersey, a voulu transposer directement son expérience personnelle du travail précaire et ennuyeux en un scénario à l'humour caustique. L'idée originale est née de l'observation quotidienne des clients excentriques et des situations absurdes rencontrées sur son lieu de travail réel. Smith a financé le tournage grâce à ses économies personnelles et à la vente de sa collection de bandes dessinées, témoignant de son engagement total envers ce premier projet. Le réalisateur souhaitait capturer avec un réalisme cru l'ennui existentiel de la jeunesse américaine désœuvrée des années 1990. Le scénario, riche en dialogues absurdes sur la culture populaire, est devenu une marque de fabrique durable de l'univers de Kevin Smith. Le tournage s'est déroulé directement dans la supérette où travaillait réellement le réalisateur, après les heures d'ouverture.
La critique a salué l'authenticité et l'humour mordant de ce premier film à très petit budget, jugé rafraîchissant pour le cinéma indépendant américain. Plusieurs observateurs ont souligné la qualité des dialogues, jugés brillants malgré les moyens techniques limités de la production. Le film a été comparé favorablement aux meilleures réussites du cinéma indépendant américain des années 1990. D'autres critiques ont salué l'audace de Kevin Smith à filmer en noir et blanc avec des moyens extrêmement réduits. Le public, notamment les jeunes adultes, s'est largement reconnu dans le portrait désabusé de cette génération confrontée au travail précaire et à l'ennui existentiel. Le bouche-à-oreille a permis au film de devenir rapidement culte malgré son budget dérisoire. Le succès en salles a largement dépassé les attentes pour une production aussi modeste. Le film est devenu une référence incontournable de la culture indépendante américaine des années 1990. Le film a reçu le prix du jury au Festival de Sundance, confirmant sa reconnaissance immédiate dans le circuit du cinéma indépendant américain. Il a également été présenté avec succès au Festival de Cannes dans une section parallèle. Cette reconnaissance critique a directement lancé la carrière de Kevin Smith. Il reste l'un des films fondateurs les plus cités du renouveau du cinéma indépendant américain des années 1990.
Kevin Smith s'est directement inspiré de son propre quotidien d'employé de supérette pour construire l'authenticité du scénario et des situations absurdes représentées. Le tournage s'est déroulé exclusivement la nuit, après la fermeture du magasin où travaillait réellement le réalisateur, pour ne pas perturber l'activité commerciale réelle. Smith a financé l'intégralité du tournage grâce à ses économies personnelles et à la vente de sa collection de bandes dessinées, totalisant un budget extrêmement modeste. Le choix du noir et blanc s'explique en grande partie par des raisons budgétaires, la pellicule couleur étant alors plus coûteuse pour une production aussi indépendante. Plusieurs acteurs du film, dont Kevin Smith lui-même dans le rôle de Silent Bob, étaient des amis proches du réalisateur sans expérience professionnelle préalable. Le succès inattendu du tournage low-cost a directement lancé la carrière de Kevin Smith dans l'industrie cinématographique.
Le film aborde l'ennui existentiel de la jeunesse précaire, l'absurdité du travail répétitif et la difficulté de trouver un sens à une existence stagnante.
Dante termine cette journée mouvementée sans véritable résolution dramatique, son quotidien monotone reprenant son cours habituel, soulignant avec ironie l'absence de grand bouleversement dans une existence aussi répétitive que celle de son personnage.
Le titre désigne directement les employés de magasin, terme anglais reprenant la profession des deux personnages principaux au cœur de cette chronique du quotidien précaire.
Le film reste une référence incontournable régulièrement citée du cinéma indépendant américain des années 1990.
Clerks 2, Mallrats, Slacker.