Vingt ans après les événements de Marius et Fanny, César est devenu grand-père et doit affronter la vérité sur les origines de son petit-fils, élevé en croyant être le fils d'un autre homme. Le retour inattendu de Marius ranime de vieilles blessures familiales et des sentiments jamais éteints. Fanny, déchirée entre deux hommes et son fils, doit décider de l'avenir de sa famille. Le film conclut avec émotion la trilogie marseillaise initiée par Pagnol.
Marcel Pagnol a conçu ce film comme la conclusion directe de sa trilogie marseillaise débutée avec Marius et Fanny, initialement adaptée de ses propres pièces de théâtre. Contrairement aux deux premiers volets, César a été écrit directement pour le cinéma plutôt que pour la scène, donnant à Pagnol une liberté narrative plus grande. L'auteur souhaitait clore son histoire familiale marseillaise sur une note d'apaisement après les tensions des précédents volets. Pagnol a puisé dans l'atmosphère portuaire de Marseille, qu'il connaissait intimement, pour ancrer son récit dans un terreau populaire authentique. Le film a été tourné plusieurs années après les deux premiers volets, permettant aux acteurs de vieillir naturellement avec leurs personnages. Le réalisateur a personnellement produit le film, renforçant son contrôle artistique total sur cette conclusion.
La critique de l'époque a salué la maturité de l'écriture de Pagnol, jugée plus apaisée et nuancée que dans les précédents volets. Raimu a été particulièrement acclamé pour la profondeur de son interprétation du patriarche César. Plusieurs observateurs ont souligné la réussite de cette conclusion qui clôt avec émotion la trilogie marseillaise. Le film a été considéré comme un sommet du cinéma populaire français de l'entre-deux-guerres. Le public français a accueilli le film avec beaucoup d'émotion, retrouvant des personnages déjà aimés depuis plusieurs années. Le succès en salles a confirmé la popularité durable de la trilogie auprès du grand public. De nombreux spectateurs ont salué la conclusion satisfaisante apportée aux destins des personnages. Le film reste un jalon du patrimoine cinématographique populaire français. Le film n'a pas connu de cérémonie de récompenses comparable aux standards actuels, le système de récompenses cinématographiques étant encore peu développé à l'époque. Il a néanmoins été salué par la critique cinéphile comme une référence du cinéma français des années 1930. Sa reconnaissance s'est surtout construite dans la durée, à travers les rétrospectives consacrées à Pagnol. Il reste aujourd'hui considéré comme un classique du patrimoine cinématographique français.
Marcel Pagnol s'est appuyé sur son intime connaissance de Marseille et de ses habitants pour donner une authenticité particulière aux dialogues et à l'atmosphère du film. Le tournage s'est déroulé plusieurs années après les précédents volets, permettant un vieillissement naturel des acteurs principaux qui a renforcé la crédibilité du récit. Raimu, déjà célèbre pour son interprétation de César dans les volets précédents, s'est totalement approprié son personnage au fil des années. Pagnol a personnellement supervisé chaque aspect de la production, du scénario au montage, en producteur autant qu'en réalisateur. Le tournage s'est appuyé sur des décors évoquant fidèlement le Vieux-Port de Marseille, cadre emblématique de toute la trilogie. L'écriture directement pensée pour le cinéma a permis à Pagnol davantage de liberté visuelle que dans les adaptations théâtrales précédentes.
Le film aborde la transmission familiale, le pardon, le poids des secrets de famille et la réconciliation après des années de blessures et de non-dits.
La vérité sur les origines du petit-fils est finalement révélée à toute la famille, permettant une réconciliation apaisée entre César, Marius et Fanny, qui referme la trilogie sur une note de paix retrouvée malgré les souffrances passées.
Le titre reprend simplement le nom du patriarche de la famille, figure centrale et fil conducteur de toute la trilogie marseillaise.
Le film continue d'être régulièrement projeté lors des rétrospectives consacrées à l'œuvre de Marcel Pagnol.
Marius, Fanny, La Femme du boulanger.