Une équipe de documentaristes disparaît en Amazonie alors qu'elle tournait un film sur les tribus cannibales. Leur réalisateur, Harold Monroe, part à leur recherche et découvre des images choquantes qui remettent en question les limites de l'éthique et de la survie. Entre horreur et métaphore sociale, *Cannibal Holocaust* pousse le spectateur dans ses retranchements.
Cannibal Holocaust est né de la volonté de Ruggero Deodato de réinventer le genre du film de cannibales, popularisé dans les années 1970. Deodato voulait aller plus loin que ses prédécesseurs en mêlant horreur pure, critique sociale et réflexion sur les médias.
Résumé des critiques professionnelles : À sa sortie, Cannibal Holocaust a suscité un scandale mondial. The Guardian l'a qualifié de "pornographie violente déguisée en art", tandis que Cahiers du Cinéma a défendu son ambition, voyant dans le film une métaphore de l'impérialisme occidental.
Réception du public : Le public a été divisé en deux camps : ceux qui y ont vu un chef-d'œuvre subversif, et ceux qui l'ont considéré comme une aberration. Le film a rapidement acquis un statut culte parmi les amateurs de cinéma d'horreur.
Récompenses obtenues : Le film a été interdit dans plusieurs pays (dont l'Italie, la France et le Royaume-Uni) pendant des années, avant d'être réhabilité comme une œuvre majeure du cinéma d'exploitation.
Inspirations du réalisateur : Ruggero Deodato a puisé dans des légendes urbaines et des récits de voyageurs pour créer l'univers de Cannibal Holocaust. Il a été inspiré par les écrits de l'explorateur Marco Polo et les récits de cannibalisme rituel en Amazonie.
Difficultés de production : Le tournage a été extrêmement difficile, avec des conditions hostiles en Amazonie. Plusieurs scènes ont été tournées avec de vraies tribus indigènes. Deodato a dû prouver aux autorités italiennes que personne n'avait été tué pendant le tournage.
Anecdote sur une scène particulière : La scène où un acteur est empalé a été tournée avec un mannequin, mais les effets spéciaux étaient si réalistes que plusieurs membres de l'équipe ont cru à un vrai meurtre.
Casting initialement prévu : À l'origine, Deodato voulait engager des acteurs inconnus pour renforcer le réalisme du film. Robert Kerman, qui incarne Harold Monroe, était un porno star américain, choisi pour son physique.
Cannibal Holocaust explore plusieurs thèmes profonds et dérangeants :
La fin de Cannibal Holocaust est cynique et sans appel. Harold Monroe, après avoir visionné les images tournées par son équipe, décide de diffuser le film malgré son contenu choquant. Le dernier plan montre une salle de cinéma où le public, horrifié mais fasciné, regarde les images de violence. Deodato souligne ainsi que la société occidentale est tout aussi avide de violence que les tribus qu'elle méprise.
Le titre Cannibal Holocaust fait référence à la destruction systématique des tribus indigènes par les colons occidentaux, mais aussi à l'autodestruction de l'équipe de documentaristes, victimes de leur propre soif de sensations.
La bande originale de Cannibal Holocaust a été composée par Riz Ortolani. Ortolani a créé une musique tribale et angoissante, utilisant des percussions, des chants indigènes et des mélodies dissonantes. Le morceau Cannibal Holocaust (Main Theme) est devenu un classique du genre.
En 2023, Cannibal Holocaust a été restauré en 4K par la société Severin Films, avec des scènes inédites et des interviews de Ruggero Deodato. En 2025, Deodato a annoncé travailler sur un documentaire sur les coulisses du film, intitulé The Making of a Nightmare.
Cannibal Ferox (1981) - Umberto Lenzi, La Montagne ensorcelée (1977) - Sergio Martino, The Green Inferno (2013) - Eli Roth, Mondo Cane (1962) - Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi