La famille Newton mène une vie paisible dans une jolie banlieue américaine jusqu'au jour où un adorable chiot Saint-Bernard s'introduit dans leur maison pour échapper à des voleurs d'animaux. Baptisé Beethoven en hommage au compositeur, le chien grandit à une vitesse phénoménale pour devenir un colosse de 85 kilos, semant joyeusement le chaos sur son passage. Si la mère et les enfants l'adorent, le père, George, est exaspéré par ses bêtises répétées. Les ennuis sérieux commencent lorsqu'un vétérinaire corrompu jette son dévolu sur le chien pour mener une expérience scientifique secrète.
L'idée originelle de cette comédie familiale est née de l'imagination du célèbre scénariste John Hughes, qui a écrit le script sous le pseudonyme d'Edmond Dantès. Hughes souhaitait créer une comédie de situation classique reposant sur le contraste comique entre un père de famille maniaque et un chien géant destructeur mais profondément attachant. Le réalisateur Brian Levant a été choisi pour son sens inné du rythme comique et sa capacité à diriger des enfants et des animaux à l'écran. L'inspiration découle directement des grands classiques animaliers de Disney tout en y injectant une dose d'humour moderne typique des années 1990.
La critique professionnelle s'est montrée partagée lors de la sortie, qualifiant le film de divertissement prévisible mais louant son efficacité comique irrésistible pour le jeune public. L'abattage comique de Charles Grodin en père dépassé a été salué par la presse. Du côté des spectateurs, le film a rencontré un immense succès populaire à travers le monde, devenant instantanément un classique des comédies familiales de l'époque. Le film a généré d'excellentes recettes financières, prouvant la rentabilité du genre. Il a reçu le prix du film le plus populaire aux Genesis Awards pour son message positif concernant la protection des animaux contre les laboratoires clandestins.
Le réalisateur s'est inspiré des bandes dessinées du chien Boule et Bill pour imaginer les bêtises visuelles et les grimpes de Beethoven dans la maison. La production a nécessité l'utilisation de plusieurs chiens Saint-Bernard à différents stades de leur croissance, ainsi qu'un chien mécanique articulé pour certaines expressions faciales complexes. Une scène mémorable montre Beethoven bafouer le costume propre de George avec de la boue après une promenade mouvementée, une séquence qui a nécessité plusieurs prises et costumes de rechange. Pour le casting, le rôle du vétérinaire machiavélique a été confié à Dean Jones, une figure historique des films familiaux de Disney des années 1960, ravi de jouer un méchant pour une fois.
Le film aborde l'importance de l'animal de compagnie comme liant émotionnel au sein du foyer, l'acceptation de l'imprévu et la dénonciation de la cruauté des expériences scientifiques clandestines sur les animaux de compagnie.
À la fin du film, la famille Newton s'unit pour s'infiltrer dans le laboratoire du docteur Varnick et sauver Beethoven in extremis de l'injection fatale. George neutralise le vétérinaire véreux, les complices sont arrêtés par la police, et les Newton rentrent chez eux entourés de Beethoven et de tous les autres chiens qu'ils ont libérés.
Le titre fait référence au célèbre compositeur allemand Ludwig van Beethoven, choisi par la famille lorsque le chiot a aboyé d'enthousiasme en entendant les notes de la Cinquième Symphonie au piano.
Le succès retentissant de ce premier opus a donné naissance à une franchise prolifique comprenant pas moins de sept suites directes en vidéo et une série animée, faisant de Beethoven l'un des chiens les plus célèbres du cinéma.
Turner et Hooch, K-9, Marley et moi, Lassie.