De son enfance italienne à son ascension fulgurante en France, Dalida traverse les décennies en devenant l'une des plus grandes chanteuses francophones. Derrière les paillettes et les succès, la femme cache des blessures profondes et une quête désespérée d'amour. Son parcours tragique se termine par un geste irréversible en 1987.
Le projet de biopic sur Dalida était dans les tuyaux depuis des années, avec de nombreux réalisateurs intéressés. Olivier Dahan, après le succès de "La Môme" sur Édith Piaf, semblait tout désigné pour ce projet. Le film s'appuie sur les archives de la chanteuse, ses chansons et les témoignages de ses proches. L'idée était de montrer la femme derrière l'icône, ses fêlures et sa solitude malgré le succès. Le scénario a été écrit en collaboration avec la famille de Dalida.
Les critiques ont été partagées face au biopic. Certains ont salué la performance courageuse de Soko dans le rôle-titre, ainsi que la qualité de la reconstitution des années 60-70. D'autres ont trouvé le film trop conventionnel, manquant de la folie et de l'excentricité qui caractérisaient Dalida. La direction d'Olivier Dahan a été jugée inégale par certains.
Le public a été très réceptif au film, qui a connu un beau succès en salles. Les fans de Dalida ont été émus par la justesse de certaines scènes et la reprise de ses plus grands succès. Le film a ravivé l'intérêt pour la chanteuse auprès des jeunes générations.
Le film a été nommé aux César dans plusieurs catégories, notamment pour la meilleure actrice pour Soko. Il a également reçu un bon accueil dans les festivals, où il a été salué pour sa qualité de production.
Olivier Dahan a choisi Soko, chanteuse elle-même, pour incarner Dalida. Ce choix était risqué car Soko n'était pas actrice professionnelle, mais le réalisateur voulait quelqu'un qui puisse chanter en direct et comprendre la psychologie d'une artiste. Soko a suivi un entraînement intensif pour maîtriser les mouvements et la gestuelle de Dalida.
La plus grande difficulté a été de tourner les scènes de concert, qui devaient recréer l'ambiance des spectacles de Dalida à l'Olympia. L'équipe a reconstitué la scène mythique avec une précision maniaque, utilisant les mêmes éclairages et les mêmes costumes. Les figurants ont dû apprendre les chorégraphies d'époque.
La scène où Dalida enregistre "Paroles, paroles" avec son frère Orlando a été tournée en une seule prise. Soko et Jean-Paul Rouve ont voulu capturer la spontanéité du moment, et l'alchimie entre les deux acteurs était telle que Dahan a décidé de garder cette version.
Guillaume Canet incarne Lucien, l'un des grands amours de Dalida. Le casting a été long et difficile, car il fallait trouver des acteurs capables d'incarner des personnalités complexes sur plusieurs décennies.
Le film explore la solitude malgré le succès, la quête d'amour et les blessures de l'enfance. Il traite de la condition de femme artiste dans un milieu masculin, et de la pression des médias. Le thème de la dépression et du suicide est abordé avec pudeur, montrant l'envers du décor d'une vie en apparence parfaite.
La fin du film montre les dernières heures de Dalida, le 2 mai 1987. Épuisée par des années de dépression et de tentatives de suicide, elle met fin à ses jours dans sa maison de Montmartre. Le film se termine sur une image d'elle, jeune et souriante, chantant sur scène, contrastant avec la réalité tragique de sa fin. Le film laisse le spectateur avec un sentiment de mélancolie face à cette destinée brisée.
Le titre "Dalida" est simplement le nom de scène de la chanteuse, née Yolanda Gigliotti. Ce choix met l'accent sur la persona publique, tout en suggérant que le film va révéler la femme derrière le mythe. Le titre indique que le film est un portrait complet de l'artiste.
La bande originale de "Dalida" est composée des plus grands succès de la chanteuse, réinterprétés par Soko. On y retrouve "Paroles, paroles", "Laissez-moi danser", "Mourir sur scène" et bien d'autres classiques. La BO a été un succès commercial, rappelant au public l'héritage musical exceptionnel de Dalida.
Si vous avez aimé "Dalida", vous pourriez apprécier "La Môme" sur Édith Piaf, "Edith et Marcel", "Gainsbourg, vie héroïque" ou "Cloclo". Ces biopics musicaux explorent la vie de chanteurs français emblématiques.