Aurore est une femme de cinquante ans séparée, qui vient de perdre son emploi et apprend qu'elle va bientôt devenir grand-mère. La société semble doucement la pousser vers l'invisibilité alors qu'elle traverse en même temps les bouleversements physiques de la ménopause. C'est pourtant à ce moment charnière qu'elle croise par hasard un amour de jeunesse, ravivant en elle un profond désir de changement. Bien décidée à ne pas se laisser mettre au rebut, Aurore choisit de prendre un nouveau départ et de réinventer totalement son existence.
L'idée originelle de ce projet cinématographique est née de la volonté profonde de la réalisatrice Blandine Lenoir de briser un tabou persistant du cinéma contemporain : la représentation des femmes de cinquante ans et le sujet de la ménopause. La cinéaste s'est rendu compte qu'il existait un immense vide narratif concernant cette période charnière de la vie féminine, souvent traitée de manière caricaturale ou purement dramatique. L'inspiration lui est venue en observant son propre entourage et en constatant la vitalité, l'humour et les doutes des femmes de cette génération. Plutôt que de s'appuyer sur un livre existant, elle a choisi d'écrire une histoire originale nourrie de nombreux témoignages réels et d'entretiens avec des sociologues et des médecins. Le projet a été conçu dès le départ comme une comédie lumineuse, salvatrice et profondément féministe, visant à redonner une visibilité essentielle à ces femmes. Le processus d'écriture s'est étalé sur plusieurs années afin de trouver le ton juste, à la fois drôle et touchant, sans jamais tomber dans le misérabilisme. L'objectif affiché de la réalisatrice était de célébrer la sororité et la possibilité de se réinventer à n'importe quel âge de la vie.
La presse professionnelle a chaleureusement accueilli cette comédie sociale, saluant la finesse de l'écriture et l'audace du sujet traité. Les critiques ont massivement encensé la performance lumineuse d'Agnès Jaoui, jugée parfaite dans ce rôle de quinquagénaire combative et touchante. La mise en scène bienveillante de Blandine Lenoir a été louée pour sa capacité à aborder des thématiques taboues avec beaucoup d'humour et de légèreté. Certains journalistes ont souligné le caractère politique et profondément salutaire de cette œuvre dans le paysage cinématographique français. La fluidité des dialogues et l'énergie communicative de l'ensemble du casting ont également fait l'objet d'articles très positifs.
Le public a répondu présent dans les salles obscures, séduit par la justesse et la drôlerie de cette chronique de vie universelle. Les spectatrices, en particulier, ont exprimé une immense gratitude envers la réalisatrice pour avoir porté à l'écran leurs propres réalités avec autant de dignité. Le bouche-à-oreille excellent a permis au film de réaliser une très belle carrière, touchant un public bien au-delà de la cible initiale. Les retours sur les plateformes spécialisées mettent en avant le sentiment de bien-être et d'optimisme ressenti à la sortie de la projection. De nombreuses discussions en ligne ont salué la force des relations de sororité dépeintes dans le long-métrage.
Sur le plan des distinctions, le film a été mis à l'honneur dans plusieurs festivals dédiés au cinéma au féminin et à la comédie sociale. Bien qu'il n'ait pas récolté de récompenses majeures aux César, il a obtenu des prix du public très significatifs lors de rassemblements régionaux et internationaux. La profession a également salué l'engagement sociétal de l'œuvre à travers diverses mentions honorifiques. Le duo formé par la réalisatrice et son actrice principale a été régulièrement salué pour sa contribution à la visibilité des femmes à l'écran.
Pour la tonalité visuelle et humaine du film, Blandine Lenoir s'est beaucoup inspirée du cinéma humaniste de Mike Leigh et des comédies dramatiques transatlantiques qui explorent le quotidien avec tendresse. Elle a souhaité utiliser une lumière chaude et flatteuse pour filmer les corps, prenant le contre-pied des représentations cliniques ou froides de la cinquantaine. Sa propre expérience de comédienne a grandement influencé sa méthode de direction d'acteurs, très axée sur l'écoute et la spontanéité.
La production a dû composer avec les contraintes budgétaires habituelles du cinéma d'auteur indépendant français, ce qui a imposé un calendrier de tournage relativement serré en Nouvelle-Aquitaine. L'équipe a parfois dû jongler avec une météo changeante lors des séquences en extérieur pour maintenir une ambiance estivale et chaleureuse à l'écran. Organiser les scènes de groupe au sein de l'épicerie où travaille le personnage principal a également demandé une logistique précise pour ne pas bloquer trop longtemps les commerces locaux. Malgré le rythme soutenu, la solidarité de l'équipe technique a permis de maintenir une atmosphère de travail particulièrement sereine.
Une anecdote marquante s'est déroulée durant le tournage de la séquence de la fête d'anniversaire, qui rassemble une grande partie de la distribution féminine du film. L'ambiance sur le plateau était si joyeuse et authentique que les actrices ont commencé à improviser des lignes de dialogue et des éclats de rire qui n'étaient pas initialement prévus dans le script. La réalisatrice a choisi de laisser tourner la caméra pour capter cette complicité magique et brute, qui a finalement été conservée au montage final. Ce moment partagé reste l'un des souvenirs les plus forts de toute l'équipe.
Pour le casting initial, Blandine Lenoir avait dès le départ écrit le personnage d'Aurore en pensant très fortement à Agnès Jaoui, dont elle admire l'engagement et la sensibilité. Le choix de Thibault de Montalembert pour incarner l'amour de jeunesse est venu un peu plus tard, après des essais qui ont immédiatement révélé une alchimie évidente entre les deux comédiens. La réalisatrice a également tenu à intégrer des visages familiers de son propre univers cinématographique pour composer la bande d'amies d'Aurore. Cette distribution chorale a grandement contribué à installer l'atmosphère de sororité si chère au projet.
L'intrigue explore en profondeur la ménopause, l'invisibilisation sociale des femmes de cinquante ans, la sororité, le retour à l'emploi et les nouveaux départs amoureux.
La conclusion se veut résolument optimiste et libératrice : Aurore assume pleinement son âge et son nouveau statut de grand-mère tout en s'autorisant à vivre sa propre histoire d'amour, prouvant que la cinquantaine est le début d'un nouveau chapitre épanouissant.
Le titre porte une double signification : il s'agit du prénom de l'héroïne, mais il symbolise également l'aurore d'une nouvelle vie, le renouveau et le commencement d'une ère d'émancipation après une période de doutes.
La bande originale, rythmée par des choix musicaux à la fois nostalgiques et entraînants, intègre notamment des morceaux emblématiques qui accompagnent les moments de libération physique et émotionnelle d'Aurore à l'écran.
Le film est devenu une œuvre de référence régulièrement citée et projetée lors de débats de société ou de ciné-clubs consacrés à la place des femmes de plus de cinquante ans dans les médias.