Par amour pour Nadia, une jeune femme dont il est épris depuis des années, Samy décide de commettre un geste fou : gravir le mythique mont Everest. Sans aucune expérience de la haute montagne et sous le regard incrédule de ses proches, ce jeune de la banlieue parisienne s'envole pour le Népal. Son périple insensé va rapidement captiver les habitants de son quartier, puis la France entière qui suit minute par minute ses exploits en altitude. Entre l'effort physique extrême et le manque d'oxygène, Samy va devoir puiser dans ses ressources physiques pour aller au bout de sa promesse.
Le projet est l'adaptation directe de l'histoire vraie et du livre autobiographique du journaliste Nadir Dendoune, intitulé « Un tocard sur le toit du monde ». L'idée originelle était de transposer cet exploit hors du commun sous la forme d'une comédie romantique populaire et inspirante ancrée dans la réalité française. Le réalisateur Ludovic Bernard a vu dans ce récit l'opportunité en or de casser les clichés habituels sur les banlieues en filmant un héros positif et déterminé. L'inspiration est venue du courage de cet homme ordinaire qui, en 2008, est devenu le premier Franco-Algérien à atteindre le sommet de l'Everest sans aucune préparation alpine préalable. Le scénario a été retravaillé pour accentuer la dynamique amoureuse et l'humour de situation.
La presse professionnelle française a réservé un accueil très chaleureux et bienveillant à cette comédie d'aventure lors de sa sortie en salles. De nombreux critiques ont salué la bouffée d'air frais apportée par le film et l'énergie débordante du jeune comédien Ahmed Sylla, jugé irrésistible. On a loué la capacité de la réalisation à mêler le rire aux véritables moments de tension dramatique liés à la haute montagne. Du côté des spectateurs, le public a plébiscité le long-métrage, qui est devenu l'un des jolis succès surprises de l'année 2017 au box-office français. Les spectateurs ont été particulièrement touchés par le message d'espoir, la sincérité du récit et la beauté des paysages népalais. Le film a d'ailleurs remporté deux récompenses majeures au Festival international du film de comédie de Alpe d'Huez, dont le Prix du Public.
Le réalisateur s'est inspiré des grands documentaires de montagne pour filmer les paysages de l'Himalaya avec un réalisme saisissant et respectueux. La production a relevé un défi immense en tournant une grande partie des scènes en haute altitude au Népal et dans le massif du Mont-Blanc, soumettant l'équipe à des conditions climatiques extrêmes. Lors du tournage au Népal, Ahmed Sylla a dû marcher de longues heures aux côtés des sherpas pour s'imprégner de leur quotidien et comprendre la réalité physique de l'alpinisme. Une anecdote amusante raconte que le doudoune jaune fluo portée par l'acteur principal est devenue une véritable mascotte sur le plateau de tournage. Concernant le casting, Ahmed Sylla a décroché ici son tout premier grand rôle principal au cinéma, une opportunité qui a définitivement lancé sa carrière d'acteur de fiction.
Le film explore en profondeur le dépassement de soi par amour, la déconstruction des préjugés sociaux liés aux origines géographiques et la solidarité humaine. Il délivre un message puissant sur le fait que rien n'est impossible à celui qui refuse de s'avouer vaincu par les barrières invisibles de la société.
La conclusion triomphale montre Samy atteignant enfin le sommet de l'Everest au prix d'un effort surhumain, brandissant un message d'amour pour Nadia et son quartier. De retour en France, il est accueilli en véritable héros national et gagne définitivement le cœur de Nadia, prouvant que sa folle promesse a changé le regard de tous sur sa propre existence.
Le titre possède un double sens évident, désignant à la fois l'escalade physique du plus haut sommet de la Terre et l'ascension sociale et personnelle d'un jeune homme ordinaire.
Le long-métrage reste régulièrement diffusé à la télévision française et demeure cité comme un modèle d'adaptation réussie d'une histoire vraie, salué pour son optimisme communicatif.
On peut rapprocher cette œuvre de comédies dramatiques inspirantes comme « Intouchables » pour son énergie positive, ou de films de montagne spectaculaires comme « Everest ».