Le film se présente comme la redécouverte d'un long-métrage perdu et maudit, tourné dans les années 1970, dont chaque projection aurait été associée à des accidents mortels inexpliqués. Ce faux document raconte l'histoire de Nathan et de sa sœur Oralee, qui se rendent dans une forêt réputée être une porte d'entrée directe vers l'enfer, afin de retrouver l'âme de leur chien récemment décédé. Plongés dans une atmosphère de plus en plus cauchemardesque, les deux enfants vont découvrir que cette forêt maudite abrite des forces bien plus terrifiantes qu'ils ne l'avaient imaginé.
David Amito et Michael Laicini construisent leur film sur le principe du "film maudit", un canular cinématographique prétendant que le long-métrage lui-même serait à l'origine de phénomènes paranormaux et d'accidents mortels lors de ses projections passées. Les réalisateurs s'inspirent de légendes urbaines bien réelles entourant certains films soi-disant maudits pour construire un dispositif de fausse archive, mêlant found footage vintage et éléments subliminaux dissimulés dans l'image.
La critique salue l'ingéniosité du dispositif de fausse archive cinématographique déployé par David Amito et Michael Laicini, ainsi que l'atmosphère anxiogène savamment distillée tout au long du film, tout en reconnaissant que le concept de canular repose davantage sur son idée originale que sur la qualité narrative du récit lui-même. Plusieurs observateurs saluent le travail minutieux de reconstitution de l'esthétique cinématographique des années 1970. Le public réserve un accueil enthousiaste au film au sein de la communauté des amateurs de cinéma d'horreur underground, séduits par le concept viral du "film maudit" qui a largement circulé sur les réseaux sociaux avant même sa sortie officielle. Antrum n'a pas été distingué par de grandes récompenses cinématographiques, son succès reposant avant tout sur le phénomène culturel et marketing qu'il a su créer autour de sa légende de film maudit.
Les réalisateurs ont construit une campagne marketing entière autour de la légende du "film le plus dangereux jamais réalisé", prétendant que plusieurs personnes seraient mortes après avoir visionné ce prétendu long-métrage perdu des années 1970, un canular qui a largement circulé sur internet avant la sortie du film. Le tournage a nécessité une reconstitution minutieuse de l'esthétique cinématographique des années 1970, avec un grain d'image et des techniques de montage volontairement datés pour renforcer l'illusion d'un authentique film d'époque redécouvert. Des images subliminales et des défauts de pellicule volontairement intégrés au montage ont été dissimulés dans plusieurs scènes du film, dans le but de renforcer le sentiment de malaise et l'authenticité du concept de film maudit. Le film s'ouvre et se referme sur un faux documentaire présentant l'historique prétendument tragique des projections du long-métrage, un dispositif narratif renforçant l'immersion du spectateur dans le canular mis en place par les réalisateurs.
Le film explore le deuil et la difficulté des enfants à accepter la mort d'un être aimé, ainsi que la frontière trouble entre monde réel et forces surnaturelles maléfiques. Il interroge également, à travers son dispositif de fausse archive, le pouvoir de fascination et de peur qu'exerce le cinéma lui-même sur ses spectateurs.
Après avoir progressivement sombré dans les ténèbres de la forêt maudite, les deux enfants échappent de justesse aux forces démoniaques qui y résident, le film se refermant sur la reprise du faux documentaire évoquant les conséquences tragiques et inexpliquées associées à chaque projection de cette œuvre soi-disant maudite.
Le titre Antrum, terme latin signifiant "caverne" ou "antre", renvoie directement à la forêt maudite présentée dans le film comme une porte d'entrée vers l'enfer, lieu sombre et menaçant où se déroule l'essentiel de l'intrigue.
Le concept de "film maudit" développé pour la promotion d'Antrum continue d'être cité comme un exemple marquant de marketing viral dans le cinéma d'horreur indépendant contemporain.
The Blair Witch Project, Ring, Sinister.