Dimanche, 12 juillet 2026
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Aliens le retour

Aliens le retour

1986 États-Unis
Synopsis

Après cinquante-sept ans de dérive dans l'espace, Ripley est secourue et apprend que la planète où elle a rencontré l'alien a été colonisée. Contact coupé avec les colons, les marines spatiaux l'accompagnent en mission de sauvetage, pensant affronter une simple menace. Sur place, ils découvrent des centaines d'aliens et des colonnes d'œufs gigantesques qui ont décimé la base humaine. Ripley devra surmonter ses terreurs pour protéger la petite survivante Newt et affronter une Reine des aliens démesurée.

Genèse du film

Le film n'est pas tiré d'un livre, mais de l'envie de James Cameron de prolonger le mythe créé par Ridley Scott en le transformant en film d'action. L'inspiration est venue du contexte de la guerre froide et de la peur de l'invasion, très présents dans l'imaginaire des années 80. Cameron a voulu opposer la machine de guerre humaine à l'essaim alien, s'inspirant des films de guerre comme Apocalypse Now pour la dynamique des marines. Il a eu l'idée d'introduire une Reine alien pour créer un affrontement final de type King Kong contre Godzilla. Le personnage de Newt a été ajouté pour donner une motivation maternelle à Ripley, l'éloignant du côté victime du premier film. Le scénario a été développé en parallèle avec Terminator, Cameron injectant la même énergie mécanique dans les deux projets. L'utilisation de fusils d'assaut et de véhicules blindés était un choix radical pour casser l'atmosphère de huis clos du premier opus. C'est cette audace de mélanger le film de survie avec le film de guerre qui a fondé le succès du projet.

Critiques et réception

Les critiques professionnelles ont été élogieuses, saluant la réussite rare d'une suite jugée aussi bonne, voire meilleure, que l'original. Les journalistes ont loué la capacité de James Cameron à créer une tension palpable tout en multipliant les séquences d'action spectaculaires. La performance de Sigourney Weaver a été acclamée, beaucoup la voyant comme une évidence pour l'Oscar de la meilleure actrice. Quelques critiques ont regretté la perte de la poésie horrifique du premier film au profit d'un patriotisme militaire un peu simpliste. Le public a fait un triomphe absolu au film, qui a dépassé tous les records de la franchise au box-office mondial. Les spectateurs ont été terrifiés par les scènes dans les conduits de ventilation et fascinés par les armes futuristes des marines. Le film a définitivement transformé Ripley en icône de la culture pop, au même titre que Indiana Jones ou Terminator. Le bouche-à-oreille a été foudroyant, le film devenant le modèle de référence absolu du film d'action de science-fiction. Le film a reçu sept nominations aux Oscars, un exploit rarissime pour un film de monstres, notamment celui de la meilleure actrice pour Sigourney Weaver. Il a remporté deux Oscars techniques, pour les effets visuels et le montage sonore, récompensant le travail colossal de l'équipe. L'œuvre a raflé de nombreux Saturn Awards, confirmant son statut de chef-d'œuvre du genre de la science-fiction. Le design de la Reine Alien a été particulièrement primé dans des festivals spécialisés. Ces récompenses ont consacré la transition réussie de l'horreur pure vers l'épique de grande envergure.

Anecdotes de tournage

James Cameron s'est fortement inspiré de la guerre du Viêt Nam pour concevoir l'attitude des marines, arrogants puis détruits par une guérilla invisible. Il a regardé Les Dents de la mer 2 pour comprendre comment gérer une menace de groupe sans tomber dans la répétition. Le réalisateur voulait que les marines utilisent un jargon militaire crédible, obligeant les acteurs à suivre un vrai entraînement physique. Cette préparation intensive a créé une vraie fraternité à l'écran, rendant leur panique ultérieure beaucoup plus réaliste. Le tournage a été éprouvant à cause des décors immenses et labyrinthiques construits dans les studios londoniens. La production a été retardée par des grèves des techniciens britanniques, forçant Cameron à improviser des plans avec une équipe réduite. Les scènes sous l'eau, tournées à la toute fin, ont été les plus dangereuses, Sigourney Weaver manquant de se noyer à cause d'une panne technique. Le budget a explosé en raison de l'innovation technologique requise pour animer les aliens et les armes futuristes. La scène où les marines découvrent les colonnes d'œufs a été tournée avec de vraies larves en plastique gluantes qui collaient aux costumes des acteurs. La célèbre réplique de Ripley face à la Reine a été improvisée en partie, l'actrice ayant vraiment l'impression de protéger une enfant. La scène du combat dans l'ascenseur a nécessité la construction d'un immense cube rotatif qui a coûté une fortune au studio. Un technicien a failli être gravement brûlé lors de l'explosion du complexe à la fin du tournage. Le rôle de Ripley était évidemment réservé à Sigourney Weaver, bien que le studio ait un temps douté de sa capacité à porter un film d'action. Pour le rôle de Hicks, James Cameron a choisi Michael Biehn après l'avoir dirigé dans Terminator, lui offrant un rôle de héros plus classique. Le personnage de Bishop a été écrit spécifiquement pour Lance Henriksen, qui avait failli jouer le rôle de l'androïde dans le premier film. Le rôle de Newt a été trouvé après un immense casting international, Carrie Henn impressionnant Cameron par son naturel absolu à l'écran.

Thèmes abordés

Le film aborde le thème de la maternité sous toutes ses formes, Ripley devenant une mère de substitution pour Newt face à la figure terrifiante de la Reine alien. Il explore la confrontation entre la technologie militaire humaine et la biologie pure de l'essaim, montrant les limites de l'arrogance technologique. L'œuvre interroge la culpabilité et le deuil, Ripley étant hantée par le passé et cherchant à se racheter en sauvant la petite fille. La notion de courage et de dépassement de soi est centrale, l'héroïne passant d'un état de stress post-traumatique à celui de guerrière invincible. Le thème de la corporation méprisable est approfondi, Burke représentant la face cachée du capitalisme prêt à sacrifier des vies pour le profit. Le film soulève aussi la question de l'humanité face à l'altérité absolue, les aliens agissant comme un organisme collectif sans pitié. L'entraide et la solidarité de combat sont célébrées à travers le groupe de marines qui doivent s'unir pour survivre. Enfin, le film dénonce l'utilisation des soldats comme de la simple chair à canon par des généraux lointains et déconnectés.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Après avoir sauvé Newt des griffes des aliens, Ripley affronte la Reine dans le vaisseau de ravitaillement qui s'écrase sur la planète. Utilisant l'exosquelette de chargement, elle parvient à ouvrir le sas et à expulser la Reine dans le vide spatial. Au moment de croire la victoire acquise, la Reine réussit à s'agripper à l'engin et tente de poignarder Newt à travers le hublot. Ripley active alors les vérins de l'exosquelette et ouvre le sas d'urgence, éjectant définitivement le monstre dans le cosmos. De retour sur le vaisseau mère, Ripley, Newt, Hicks et l'androïde Bishop s'endorment en hyper-sommeil pour le voyage de retour vers la Terre. Cette fin heureuse et triomphante contraste fortement avec le cauchemar du premier volet. Le spectateur est rassuré de voir la petite famille recomposée en sécurité, scellant la victoire de l'humanité sur le monstre. C'est un dénouement cathartique qui récompense deux heures d'angoisse absolue.

Signification du titre

Le titre français Aliens, le retour traduit le titre original Aliens, le passage au pluriel étant fondamental. Ce pluriel indique immédiatement au spectateur que la menace unique du premier film est devenue une invasion massive. L'ajout du sous-titre le retour en français insiste sur la présence de Ripley, devenue le pilier de la franchise. Ce titre simple et percutant abandonne la poésie du premier film pour assumer pleinement son statut de film d'action. Le mot Aliens sonne comme une déclaration de guerre, annonçant des batailles épiques plutôt qu'une horreur intimiste. Il crée une attente claire dans l'esprit du public : il y aura plusieurs monstres, et ils vont se battre. En anglais, l'absence de numéro ou de sous-titre donne un aspect brut et définitif au film. Ce titre est devenu une référence absolue du cinéma d'action des années 80, synonyme de tension et d'explosions. Il résume à lui seul le changement d'échelle opéré par James Cameron dans cette suite légendaire.

Films Similaires

  • Predator (1987)
  • Starship Troopers (1997)
  • Terminator 2 (1991)