Hubert Jacquin est un vieux veuf acariâtre qui passe ses journées à s'ennuyer dans son immense appartement parisien. Suite à un quiproquo comique, il se retrouve obligé d'accueillir en colocation Manuela, une jeune étudiante pétillante et un brin envahissante. Contre toute attente, la joie de vivre communicative de la jeune femme va bousculer la routine morose du retraité. L'appartement va rapidement devenir le théâtre d'une colocation intergénérationnelle haute en couleur.
Le projet est né d'une idée originale des scénaristes qui souhaitaient traiter du phénomène de la colocation intergénérationnelle en plein essor. Le réalisateur François Desagnat a vu l'opportunité de signer une comédie moderne ancrée dans les réalités sociales de la solitude urbaine. L'inspiration est venue de la volonté de confronter deux mondes que tout oppose sur un ton bienveillant. Le cinéaste s'est inspiré des grandes comédies de mœurs françaises pour structurer son récit.
La presse professionnelle a accueilli le film comme une comédie populaire particulièrement réussie, fraîche et touchante. Les critiques ont souligné l'alchimie parfaite entre le vétéran André Dussollier et la jeune humoriste Bérengère Krief. La mise en scène efficace et les dialogues ciselés ont été mis en avant comme les points forts de cette œuvre. Bien que classique dans sa structure, le film a été salué pour sa sincérité. Le public a répondu présent en masse dans les salles obscures, séduit par l'humour et l'émotion du film. Les spectateurs ont loué le caractère attachant des personnages et les situations comiques très parlantes du quotidien. Le mélange réussi entre éclats de rire et moments de pure tendresse a fait l'unanimité chez les familles. Le film a réalisé un excellent box-office sur le territoire français. Côté récompenses, le long-métrage a été distingué lors du prestigieux Festival international du film de comédie de Alpe d'Huez en 2016. Il y a remporté le Prix Spécial du Jury, confirmant son statut de comédie incontournable de l'année. Cette distinction a grandement lancé la carrière commerciale du film.
L'inspiration du réalisateur s'est nourrie de véritables anecdotes de colocations trouvées sur des forums internet pour nourrir le scénario. Desagnat voulait que les petits agacements du quotidien sonnent vrai pour le spectateur. Les difficultés de production résidaient principalement dans le timing comique serré à maintenir dans le décor quasi unique de l'appartement. Il fallait renouveler les angles de caméra pour éviter toute monotonie visuelle au fil des scènes. Une anecdote amusante concerne les improvisations fréquentes de Bérengère Krief qui ont parfois déstabilisé André Dussollier en plein milieu des prises. Le réalisateur a gardé plusieurs de ces réactions spontanées au montage final pour leur fraîcheur indéniable. Pour le casting initialement prévu, le rôle d'Hubert Jacquin avait été pensé pour plusieurs figures du cinéma grognon français. C'est finalement la distinction naturelle et la malice d'André Dussollier qui ont convaincu la production d'en faire ce veuf attachant.
Le film aborde avec légèreté les thématiques de la solitude des personnes âgées et du deuil amoureux. Il traite également de la précarité étudiante et des difficultés de logement pour la jeune génération dans les grandes villes. La solidarité intergénérationnelle et l'ouverture d'esprit face à la différence sont au centre du récit. Enfin, l'œuvre célèbre la famille de cœur que l'on se choisit.
La fin du film voit la colocation se dissoudre temporairement alors que chacun prend son envol vers de nouveaux projets personnels. Cependant, Hubert n'est plus du tout le même homme qu'au début : il a retrouvé le goût des autres et de la vie. La scène finale montre la joyeuse bande se réunir à nouveau autour d'un repas, scellant leur amitié indéfectible. C'est une conclusion optimiste qui prouve que la solitude n'est jamais une fatalité irrémédiable.
Le titre Adopte un veuf est un clin d'œil humoristique et parodique aux célèbres sites de rencontres modernes comme AdopteUnMec. Il résume parfaitement le point de départ de l'intrigue où un senior isolé devient l'objet d'une adoption affective de la part de jeunes dynamiques. C'est l'expression ironique d'un besoin de protection mutuel entre les générations.
Le film fait régulièrement l'objet de rediffusions télévisées à succès pendant les périodes de fêtes. Il reste souvent cité en exemple pour illustrer les bienfaits réels de la colocation solidaire entre étudiants et seniors.
Tanguy, Ensemble c'est tout, L'étudiante et Monsieur Henri, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain.