Un homme marié et volage se retrouve piégé par les femmes de sa vie qui décident de prendre les choses en main. À travers une série de quiproquos et de confrontations amoureuses, le film explore les travers des relations de couple modernes avec légèreté. Les confidences s'enchaînent dans un tourbillon de discussions sur l'infidélité, le désir et l'absurdité des sentiments. Chacun tente de sauver les apparences au milieu d'un chaos sentimental réjouissant.
Le réalisateur Pascal Thomas a voulu renouer avec la tradition de la comédie de mœurs française, légère et piquante, qui fait sa marque de fabrique. L'idée originelle est née du désir de donner la parole aux femmes pour commenter les travers et les ridicules des comportements masculins. Ce n'est pas tiré d'une histoire vraie, mais d'observations amusées sur la guerre des sexes dans les milieux bourgeois. L'inspiration provient de la littérature libertine et des comédies chorales théâtrales.
La critique de cinéma s'est montrée divisée face à cette comédie, certains louant le charme désuet et le ton badin du cinéaste, tandis que d'autres l'ont jugée datée. La performance collective de la distribution féminine a cependant été largement saluée pour sa vitalité et son sens du rythme. Le public amateur de comédies légères à la française a apprécié le ton badin et les dialogues ciselés du film. L'œuvre n'a pas obtenu de distinctions majeures dans les grands festivals, mais a poursuivi sa carrière en salles de manière confidentielle. La réception globale reste celle d'un divertissement dominical agréable.
L'inspiration visuelle du cinéaste privilégie les plans larges pour permettre aux comédiens de s'exprimer pleinement et de favoriser l'improvisation. Les difficultés de production étaient principalement liées à la gestion d'un planning complexe avec un grand nombre d'acteurs reconnus à réunir. Pour une scène particulière de dîner, l'ambiance sur le plateau était particulièrement festive, ce qui transparaît à l'écran de manière évidente. Le casting initialement prévu a été enrichi par de nombreuses apparitions amicales de figures du cinéma français au fil de l'écriture.
Le long-métrage aborde l'infidélité masculine, la solidarité féminine face aux mensonges et la fragilité des engagements amoureux contemporains. Il tourne en dérision la séduction et met en avant la parole libérée des femmes sur le plaisir et la vie de couple. La vanité des sentiments y est traitée avec une ironie constante.
La fin de cette comédie chorale voit les masques tomber et les personnages accepter les compromis nécessaires à leur bonheur. Le protagoniste masculin reçoit une leçon salutaire de la part de son entourage sans pour autant perdre son optimisme incorrigible. Les dernières scènes célèbrent la vie et l'amour malgré les imperfections inhérentes aux relations humaines.
Le titre exprime de manière ironique la tendance des hommes à rejeter la responsabilité de leurs propres malheurs ou de leurs égarements sur le beau sexe.
Le film est disponible en VàD et fait l'objet de rediffusions régulières sur les chaînes de télévision thématiques françaises.
Changement d'adresse de Emmanuel Mouret, Mon Crime de François Ozon, Le Code a changé de Danièle Thompson.