Deux sœurs, Lisa et Kate, profitent de leurs vacances paradisiaques au Mexique pour s'offrir une expérience forte : plonger au milieu des grands requins blancs installées dans une cage de protection. Malheureusement, le câble d'acier qui retient la structure cède brusquement, projetant la cage au fond de l'océan à quarante-sept mètres de profondeur. Coincées dans le noir absolu avec des réserves d'oxygène limitées à moins d'une heure, elles doivent trouver un moyen de remonter à la surface. Autour d'elles, de redoutables prédateurs marins rôdent dans l'obscurité, prêts à attaquer au moindre faux pas.
L'idée originelle est née du désir du réalisateur Johannes Roberts d'écrire un thriller de survie sous-marin claustrophobe où la menace ne vient pas seulement des requins, mais de l'environnement lui-même. Le cinéaste s'est inspiré de sa propre fascination pour la plongée sous-marine et de la terreur primitive du gouffre marin noir. Il voulait explorer la dynamique psychologique entre deux sœurs confrontées à une mort imminente et inévitable si elles ne coopèrent pas. Le concept initial reposait sur l'économie de moyens : un décor unique, deux actrices et une tension permanente liée au compte à rebours de l'oxygène.
La critique professionnelle a accueilli ce thriller horrifique avec une agréable surprise, louant l'efficacité redoutable de sa mise en scène et la gestion constante du suspense. Les journalistes ont souligné l'aspect anxiogène réussi de la photographie sous-marine qui exploite parfaitement le manque de visibilité pour susciter l'effroi. La performance physique des deux actrices principales a été saluée pour son intensité dramatique communicative. Cependant, certains critiques ont regretté quelques invraisemblances scénaristiques liées aux paliers de décompression et des dialogues un peu répétitifs sous l'eau. Le grand public amateur de sensations fortes a plébiscité le film en salles, transformant cette production indépendante à petit budget en un immense succès commercial surprise au box-office. Les spectateurs ont été captivés par le rythme haletant et le dénouement inattendu qui a suscité de nombreuses discussions. Le bouche-à-oreille a fonctionné à plein régime sur les réseaux sociaux durant tout l'été de sa sortie. Le long-métrage s'est imposé comme l'un des films de requins les plus marquants de la décennie. Le film n'a pas reçu de récompenses majeures dans les festivals traditionnels mais a consolidé la carrière de son réalisateur dans le cinéma de genre.
Johannes Roberts s'est inspiré du classique Les Dents de la mer de Steven Spielberg pour distiller la peur du prédateur invisible tapis dans l'ombre avant l'attaque. Les difficultés de production étaient majeures, car la quasi-totalité du film a dû être tournée sous l'eau. Les actrices ont passé des semaines entières enfermées dans un immense bassin de tournage à Londres, portant de lourds masques de plongée intégraux qui compliquaient la communication avec le réalisateur. Une anecdote de tournage révèle que pour recréer l'illusion des fonds marins du Mexique, la production a dû injecter des tonnes de fausses particules organiques biodégradables dans l'eau du bassin. Pour le casting, le réalisateur a choisi Mandy Moore et Claire Holt en raison de leur excellente condition physique indispensable pour tenir le rythme du tournage sous-marin.
Le film explore la peur primitive du noir, du vide sous-marin et de la claustrophobie extrême au sein d'une cage métallique. Il traite de la survie, de la résilience psychologique face au désespoir et des liens fraternels poussés dans leurs derniers retranchements. Le récit montre également les effets terrifiants de l'ivresse des profondeurs et des hallucinations qu'elle peut provoquer.
La fin du film réserve un twist dramatique marquant : alors que Lisa pense avoir été sauvée et ramenée à la surface avec sa sœur, elle réalise qu'elle est toujours seule au fond de la cage. Tout ce qu'elle vient de vivre n'était qu'une hallucination provoquée par la narcose à l'azote due au manque d'oxygène. Finalement, les secours arrivent à temps pour extraire Lisa du piège, mais sa sœur Kate a succombé aux attaques des requins. C'est une conclusion amère qui insiste sur la cruauté de la situation sous-marine.
Le titre fait référence à la profondeur exacte à laquelle la cage s'est écrasée sur le fond marin, une barrière physique terrifiante qui symbolise l'éloignement de la vie et de la surface.
Le succès surprise du long-métrage a donné naissance à une suite cinématographique intitulée 47 Meters Down: Uncaged sortie quelques années plus tard avec une nouvelle équipe.
Instinct de survie de Jaume Collet-Serra, Open Water de Chris Kentis, Instants cruels.