🎂 08/06/1979
📍 Tarascon, France
🌍 Française
Youssef Hajdi naît le 8 juin 1979 à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, au sein d'une famille d'origine marocaine, avant de grandir de l'autre côté du Rhône, à Beaucaire, dans le Gard. Cette ville, à laquelle il reste profondément attaché, le verra plus tard devenir le parrain du festival de cinéma organisé par l'association Têtes à Clap. Ayant toujours rêvé de devenir comédien, il quitte sa région natale à l'âge de vingt ans pour tenter sa chance à Paris. Il fait ses premiers pas sur scène dans des cafés-théâtres, notamment Le Bout et le théâtre de l'Avancée, où il commence à se familiariser avec les exigences de la comédie. De 2002 à 2005, il suit une formation d'acteur rigoureuse auprès de Jack Waltzer, membre à vie de l'Actors Studio, qui lui transmet les fondamentaux du jeu américain. Cette formation exigeante forge un acteur capable d'aborder aussi bien le drame que la comédie avec la même sincérité. Il obtient ses premiers rôles à la télévision avant de faire ses véritables débuts au cinéma en 2007.
Sa formation auprès de Jack Waltzer, dispensée dans le cadre des ateliers de l'Actors Studio à Paris, lui permet de faire une rencontre déterminante avec le réalisateur Barthélémy Grossmann. Convaincu par son sérieux et sa présence à l'écran, celui-ci lui confie le rôle de Réza, un braqueur en froid avec ses complices, dans le thriller 13 m², sorti en 2007. Cette première expérience marquante lui vaut une pré-nomination au César 2008 du meilleur espoir masculin, parrainée par le réalisateur Jacques Audiard. Cette reconnaissance précoce, rare pour un premier rôle au cinéma, ouvre immédiatement de nouvelles portes à Youssef Hajdi. Les propositions de rôles se multiplient alors, aussi bien au cinéma qu'à la télévision, confirmant la justesse du pari pris par Barthélémy Grossmann.
Après sa révélation dans 13 m², Youssef Hajdi se fait remarquer dans Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson, puis dans Micmacs à tire-larigot, de Jean-Pierre Jeunet, deux réalisateurs exigeants qui confirment son talent. En 2012, il partage l'affiche avec Omar Sy et Laurent Lafitte dans De l'autre côté du périph, avant de retrouver Éric Judor l'année suivante dans Mohamed Dubois. Sa collaboration avec Quentin Dupieux, dans Le Daim en 2019, le fait découvrir à un public plus cinéphile, le film ayant été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes. À la télévision, il devient un habitué des séries Canal+, notamment Le Bureau des Légendes, Engrenages, Platane et La Flamme. Il tient également l'un des rôles principaux de la série Cash, diffusée en 2023, confirmant sa place parmi les acteurs les plus réguliers du petit écran français.
Youssef Hajdi cite volontiers l'influence déterminante de Jack Waltzer et de la méthode de l'Actors Studio dans sa façon d'aborder un rôle, avec une exigence de vérité intérieure. Sa rencontre avec le réalisateur Barthélémy Grossmann demeure également fondatrice, celui-ci lui ayant offert sa toute première chance au cinéma. Il évoque aussi l'apport de grands réalisateurs français comme Luc Besson et Jean-Pierre Jeunet, dont l'univers visuel exigeant a nourri sa compréhension du cinéma de genre. Son attachement à ses racines marocaines et à sa région natale continue par ailleurs d'irriguer certains de ses choix artistiques.
Formé à la méthode de l'Actors Studio, Youssef Hajdi privilégie une approche intériorisée du jeu, cherchant systématiquement la vérité émotionnelle de ses personnages. Cette rigueur lui permet d'aborder avec la même aisance des rôles dramatiques, comme celui du braqueur de 13 m², et des rôles plus comiques, à l'image de sa participation à la série parodique La Flamme. Sa présence à l'écran, à la fois discrète et magnétique, en fait un second rôle particulièrement recherché par les réalisateurs français. Il sait également instaurer une belle complicité avec ses partenaires de jeu, un atout précieux dans les productions chorales qu'il affectionne.
Sa collaboration avec Barthélémy Grossmann demeure la plus fondatrice de sa carrière, ce dernier lui ayant offert son premier rôle marquant au cinéma. Il retrouve à plusieurs reprises Éric Judor, notamment sur Platane et Mohamed Dubois, formant un duo apprécié du public. Il travaille également de façon récurrente avec les productions Canal+, un partenariat qui l'a vu apparaître dans plusieurs séries à succès de la chaîne. Sa collaboration avec Jonathan Cohen sur La Flamme illustre par ailleurs son goût pour les projets parodiques et audacieux.
Youssef Hajdi entretient un lien fort avec sa ville d'adoption, Beaucaire, dont il est devenu le parrain du festival de cinéma organisé par l'association Têtes à Clap. Cet engagement témoigne de son attachement à transmettre sa passion du cinéma aux nouvelles générations issues de sa région natale. Il reste par ailleurs discret sur d'autres engagements associatifs, préférant privilégier des actions de proximité liées à son parcours personnel.