🎂 12/09/1962
📍 Oujda, Maroc
🌍 Maroco-belge
Né Mohamed Qissi à Oujda, au Maroc, il déménage avec sa famille à Bruxelles dès l'âge de deux ans, où il grandit aux côtés de ses frères, dont l'acteur Abdel Qissi. Il commence la boxe dès sept ans avant de devenir champion amateur dans sa catégorie de poids à seulement dix-sept ans. C'est à Bruxelles qu'il se lie d'amitié avec un jeune pratiquant de karaté nommé Jean-Claude Van Varenberg, futur Van Damme, avec qui il partage la même passion pour les arts martiaux et le cinéma d'action. Ensemble, ils s'entraînent intensivement et rêvent très tôt de percer à Hollywood. En 1982, les deux amis émigrent ensemble aux États-Unis pour tenter leur chance, traversant quatre années particulièrement difficiles avant de percer.
Après des débuts communs comme simples figurants dans le film Breakin' en 1984, c'est une rencontre avec le producteur Menahem Golan de Cannon Films qui change la donne pour les deux amis. Michel Qissi est d'abord engagé comme chorégraphe martial sur le tournage de Bloodsport, où il obtient également un petit rôle de combattant. Cette double casquette de chorégraphe et d'acteur lui permet de démontrer un savoir-faire technique précieux pour l'équipe de production. Son travail impressionne suffisamment pour qu'on lui confie ensuite le rôle antagoniste de Kickboxer, celui du redoutable Tong Po. Grimé et transformé au point que certains membres de l'équipe ne le reconnaissent plus, il livre une performance qui va marquer durablement le genre.
Son incarnation de Tong Po dans Kickboxer reste sans conteste le rôle qui a défini sa carrière, faisant de lui l'un des grands méchants du cinéma d'action des années 1980. Ce personnage a même inspiré visuellement le personnage de Goro dans le jeu vidéo Mortal Kombat, preuve de son empreinte durable sur la culture populaire. Il reprend ensuite ce rôle emblématique dans Kickboxer 2: Le Successeur en 1991. Il apparaît également dans Full Contact aux côtés de Van Damme, où il incarne cette fois un légionnaire, ainsi que dans Cyborg en tant que chorégraphe et acteur. En 2016, il retrouve brièvement son ami de toujours dans Kickboxer: Vengeance, marquant des retrouvailles symboliques vingt-six ans après leur dernière collaboration commune.
Son parcours de boxeur amateur puis de pratiquant de karaté Shotokan, de Muay Thaï et de kickboxing a nourri directement la crédibilité physique de ses rôles de combattant à l'écran. L'amitié fondatrice avec Jean-Claude Van Damme, nouée dès l'enfance à Bruxelles, a façonné toute sa trajectoire professionnelle et artistique. Il cite également l'influence du cinéma d'action asiatique, dont les codes esthétiques ont largement inspiré ses propres choix de chorégraphie de combat. Son expérience de chorégraphe martial lui a permis de développer un regard technique unique sur la mise en scène de l'action.
Michel Qissi excelle dans l'incarnation de personnages menaçants et physiquement impressionnants, grâce à une préparation martiale rigoureuse et une présence intimidante. Son travail de chorégraphe lui confère une compréhension fine du rythme des combats, qu'il met directement au service de son jeu d'acteur. Il sait conjuguer brutalité apparente et précision technique, donnant à ses antagonistes une crédibilité rare dans le cinéma d'action de l'époque. Cette double compétence, entre performance physique et sens de la mise en scène, a fait de lui une figure respectée au-delà de son seul rôle d'acteur.
Sa collaboration la plus emblématique reste évidemment celle avec Jean-Claude Van Damme, qu'il a côtoyé sur Bloodsport, Kickboxer, Cyborg, Full Contact et plus tard Kickboxer: Vengeance. Il a également travaillé aux côtés de son frère Abdel Qissi, également acteur, sur plusieurs productions familiales. Sa relation professionnelle avec les studios Cannon Films au tournant des années 1990 a structuré l'essentiel de sa carrière américaine. Cette fidélité à un cercle restreint de collaborateurs illustre l'importance des liens personnels dans son parcours artistique.
De retour en Belgique, Michel Qissi s'est engagé dans des projets sociaux destinés à la jeunesse défavorisée de la région de Bruxelles-Capitale. Il utilise notamment les arts martiaux comme outil d'insertion et de discipline auprès de jeunes en difficulté. Son engagement associatif, moins médiatisé que sa carrière cinématographique, témoigne d'un attachement fort à ses racines bruxelloises. Il continue de transmettre son expérience martiale à travers des initiatives locales destinées à favoriser l'épanouissement des jeunes générations.